LES MACHINES D'HIER A AUJOURD'HUI !

Si le boulier demeure pour certains une solution plus qu'acceptable pour l'exécution de calculs simples, la masse des connaissances universelles qui ne cesse de s'accroître depuis les origines donne naissance à un besoin précis : celui de créer des machines infaillibles et surtout à même de dépasser les limites intellectuelles humaines. Dès 70 avant JC, les Grecs créent une première véritable machine à calculer, entendez par là reposant sur le principe de l'engrenage différentiel, destinée au calcul de la position des deux astres les plus importants aux yeux des astronomes de l'époque hellénistique, à savoir la lune et le soleil. Il faudra néanmoins attendre dix-sept siècles avant que l'association d'idées de quelques têtes pensantes européennes, dont Blaise Pascal avec sa Pascaline, ne se penchent sur l'élaboration d'une machine à calculer dont l'aboutissement, cent cinquante ans plus tard, sera la machine de Leibniz.

Dès lors, tous les esprits mathématiques de la planète se mettent en chasse du principe révolutionnaire qui permettra d'aller plus loin et plus vite. Au nombre des grands précurseurs, citons l'anglais Charles Babbage (1792-1871) et ses machines "différentielles" et plus tard "analytiques", toutes deux programmables... Si les hommes sont numériquement supérieurs dans cette course au calcul, c'est à une mathématicienne anglaise, Ada Byron, que l'on doit la découverte des principes de la programmation. Babbage, son associé et ami, tentera de les mettre en pratique en suivant trois cheminements différents, à savoir : la mécanique, le numérique et les cartes perforées dont la paternité revient au français Joseph-Marie Jacquard qui le premier en fait usage en 1805 pour son métier à tisser.

Les bases sont désormais jetées et tout va s'accélérer. Il serait présomptueux et surtout fastidieux de vouloir dresser ici une liste exhaustive de tous les génies qui ont présidé à la naissance de l'information automatique, autrement dit de l'informatique. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet qui nous intéresse plus précisément, la micro-informatique, faisons une halte en 1944, sur un quai de gare quelque part aux Etats-Unis, un an presque jour pour jour avant le lancement de la bombe atomique sur Hiroshima. C'est ici que va se jouer la rencontre qui donnera lieu à la création de l'Edvac, successeur incomparablement plus puissant de l'Eniac. Les acteurs sont John Von Neumann qui travaille alors à la résolution des calculs complexes que pose le projet Manhattan et H. H. Goldstine qui a en charge le suivi scientifique du projet PX, nom de code secret de l'Eniac. L'apport du mathématicien à l'élaboration de ces engins titanesques est décisif. Aujourd'hui encore, il est fréquemment fait référence à l'architecture Von Neumann qui désigne le principe de fonctionnement de presque tous les ordinateurs connus... et ceux qui jalonnent notre histoire micro-informatique depuis la disponibilité du premier microprocesseur en 1972, et dont nous allons maintenant retracer l'existence parfois éphémère, n'y échappent pas.

Au commencement, il y a le transistor. De 1950 à 1970, l'informatique est un domaine réservé à l'élite de l'élite. Les machines, gigantesques (comme l'Eniac de 30 tonnes), ne peuvent effectuer que quelques opérations à un prix exorbitant. Mais tout va changer très rapidement.

A quoi peut donc servir un calculateur électronique pendant les "30 glorieuses", années de l'après-guerre qui ont marqué la reprise de l'économie mondiale ? Certes, les militaires et la Nasa en ont besoin pour prévoir les trajectoires de leurs projectiles et quelques banques utilisent ces énormes machines pour évaluer leurs intérêts. Mais au-delà, peu ou pas d'applications intéressantes pour le commun des mortels, surtout vu le prix des composants ! Les grands de l'économie ignorent tout bonnement l'informatique, réservée à quelques scientifiques pour la recherche fondamentale. A l'origine, la programmation s'effectue presque uniquement en assembleur, c'est-à-dire en indiquant au processeur les tâches à effectuer, instruction par instruction. Il faut attendre le début des années 70 pour voir apparaître le concept de système d'exploitation, avec le développement d'Unix et du C, réservés à une élite. On parle également Fortran (Formula Translator) du côté des scientifiques et Cobol (Common Business Oriented Language) chez les gestionnaires.

Mais entre les montagnes Rocheuses et l'océan Pacifique, sur cette petite langue de terre appelée Californie, quelques personnes s'apprêtent à changer le monde, même si elles n'en ont pas encore bien conscience à l'époque. Dans les faubourgs de San Francisco, une équipe de chercheurs du Parc (Palo Alto Research Center) emmenée par Douglas Englebart crée en 1971 une machine étrange pour le compte de Xerox. Baptisée Alto, la chose comprend un écran, une interface graphique avec des fenêtres, un petit boîtier avec des roulettes (pour déplacer un curseur à l'écran) et un langage de programmation, Small Talk. Mais l'Alto est finalement considéré comme sans intérêt par les dirigeants de Xerox. Le prototype est oublié dans une quelconque cave du centre et Englebart passe à autre chose.

Si l'informatique n'est pas vraiment "porteuse", l'électronique par contre en passionne plus d'un. Notamment une petite firme du nom d'Intel, spécialisée dans la conception de mémoires, de circuits et de ce que l'on n'appelle pas encore des microprocesseurs. Un beau jour de 1972, un constructeur japonais demande à Intel de créer 12 microcircuits pour équiper une calculatrice. Intel accepte... mais ne sait pas trop comment procéder. C'est alors qu'un de ses employés, Ted Hoff, a une idée de génie : au lieu de produire 12 pièces, pourquoi ne pas en construire une seule avec les mêmes capacités ? Convaincus, les dirigeants de la société le soutiennent : et voici le 4004, premier microprocesseur de l'histoire, tournant à la fréquence de 108 KHz. Une fréquence tout à fait exceptionnelle pour l'époque... Persuadés de tenir un bon filon, les fondateurs d'Intel vont donc poursuivre sur cette lancée des plus prometteuses.

Outre-Atlantique, deux Français, André Truong et François Gernelle, fabriquent un calculateur électronique perfectionné : le Micral N. Cet appareil rencontre peu de succès, mais on le considère comme le premier micro-ordinateur de l'Histoire, même s'il n'est destiné qu'à la gestion des automates sur les chaînes de montage des grandes usines. Il est vrai qu'à l'époque, le gouvernement français s'occupe de toutes les orientations industrielles dans le cadre de plans pluriannuels, ce qui n'est pas le meilleur gage de réactivité.

Retournons aux Etats-Unis : en décembre 1974, la société Mits d'Ed Roberts crée l'Altair 8800 : un boîtier avec des diodes et des commutateurs que l'on actionne pour effectuer des opérations mathématiques, fonctionnant sur la base d'un Intel 8080. Et là, surprise ! L'Altair fait fureur (relativisons, on ne parle encore que de quelques centaines d'exemplaires vendus) auprès d'une génération d'étudiants qui ne savent pas exactement à quoi il sert, mais qui pressentent que l'avenir se joue dans ces "nouvelles technologies".

Chronologie de l'Informatique...

Chronologie historiques qui ont posé les bases nécessaires

pour l'apparition des premiers ordinateurs.

- 3000 : Période de l'empereur Chinois Fou-Hi dont le symbole magique, l'octogone à trigramme contient les 8 premiers nombres représentés sous forme binaire par des traits interrompus ou non : 000 001 010 011 etc...

-500 : Apparition au Moyen Orient du premier "outil" de calcul : l'abaque et le boulier.

-300 : Le philosophe Grec Aristote définit dans son oeuvre ce qu'est la logique.

 

1580 : John NAPIER invente les logarithmes.

1623 : Wilhelm Schickard invente ce qu'il appelle une horloge calculante. Elle calculait mécaniquement grâce à des roues dentées et pouvait réaliser additions, soustractions, multiplications et mémorisation des résultats intermédiaires. La machine a rapidement sombré dans l'oubli car son inventeur habitait en Allemagne du Sud dans une région ravagée par la guerre de 30 ans.

1623 : Le philosophe Francis Bacon invente le Code Bilitère à deux lettres qui permet en utilisant 5 caractères de coder les lettres de l'Alphabet.

1632 : L'Anglais Oughtred invente la Règle à calcul.

1642 : Pascal met au point, pour aider son père collecteur des impôts à Rouen, la Pascaline qui pouvait traiter les additions et les soustractions. Contrairement à la machine de Schickard, elle eut un certain succès d'estime à la cour du Roi. C'est pour cela qu'elle est souvent considérée comme la première machine à calculer de l'histoire.

1666 : L'Anglais Moreland invente le principe de la multiplication par additions successives.

 

1679 : Leibnitz découvre et met au point une arithmétique binaire (et analyse les octogrammes de Fou-Hi). Il invente aussi en 1694 une machine à calculer dérivée de la Pascaline mais capable de traiter les multiplications et divisions.

 

1728 : Falcon construit le premier métier à tisser utilisant les cartes perforées pour fonctionner.

 

1770 : Hahn en Allemagne invente la première machine à calculer exécutant directement les 4 opérations (fondée sur le cylindre denté inventé par Leibnitz en 1671).

 

1792 : Les frères Chappe inventent le télégraphe optique en France. Il permet d'envoyer des messages rapidement sur une longue distance en utilisant un réseau de tours surmontées d'un bras articulé pour transmettre à vue des signaux codés.

 

1820 : Charles-Xavier Thomas de Colmar invente l'arithmomètre sur la base de la machine de Leibnitz. Comme c'est un engin pratique, facile à utiliser et portable, la machine remporta un grand succès. Plus de 1500 exemplaires en seront vendus en 30 ans. La machine obtint la médaille d'or de l'Exposition de Paris en 1855.

1833 : Babbage imagine et tente de réaliser une machine à différences puis une machine analytique qui contient les concepts de ce que sera l'ordinateur moderne : unité de calcul, mémoire, registre et entrée des données par carte perforée. Babbage, bien trop perfectionniste, ne pourra jamais mener à bien ces réalisations.

1836 - 1838 : Les Anglais Edward Davy, William Looke et Charles Wheastone vont inventer et mettre au point le télégraphe.
Le peintre Américain Samuel Morse invente le code qui porte son nom utilisant des points et des traits pour représenter les caractères à transmettre.

 

1840 : Collaboratrice de Babbage, Ada Lovelace, mathématicienne, définit le principe des itérations successives dans l'exécution d'une opération. En l'honneur du mathématicien Arabe El Khawarizmi (820), elle nomme le processus logique d'exécution d'un programme : algorithme.

 

24 Mai 1844 : Samuel Morse effectue la première démonstration publique du télégraphe en envoyant le message "What hath God wrought ?" sur une distance de 60 km entre Philadelphie et Washington.
Les réseaux télégraphiques vont très rapidement se développer dans le monde (37000 km de lignes installlées en 10 ans).

 

1854 : Boole publie un ouvrage dans lequel il démontre que tout processus logique peut être décomposé en une suite d'opérations logiques (ET, OU, NON) appliquées sur deux états (ZERO-UN, OUI-NON, VRAI-FAUX, OUVERT-FERME).

 

1858 : Le premier cable transatlantique est tiré entre les Etats Unis et l'Europe pour interconnecter les systèmes de communication Américains et Européens. Il cessa de fonctionner au bout de quelques jours ! Un second cable transatlantique fût tiré en 1866 et resta en exploitation pendant une centaine d'années.

 

1867 : Les Américains Sholes et Glidden inventent et commercialisent la première machine à écrire sous la marque Remington.

 

1876 : L'Américain Graham Bell invente le téléphone et fonde la compagnie Bell Telephone Company.

 

1884 : Herman Hollerith crée une tabulatrice à cartes perforées (inspirée des métiers à tisser de Jacquard pour réaliser le recensement Américain de 1890. Il s'agit de la première machine à traiter l'information.

Le dessin visible à guauche représente toutes les étapes du traitement de l'information lors du recensement (dessin paru dans le No 9 de la revue Scientific American le 30 Août 1890).

1886 : Don E. Felt de Chicago lance le Comptometer. Il s'agit de la première calculatrice dont on se servait en appuyant sur des touches. Il inventa en 1889 la première calculatrice de bureau avec imprimante.

1889 : Le Français Léon Bollée (aussi connu pour ses victoires en course automobile) crée une machine à multiplication directe appelée Le millionnaire. Cette machine sera un grand succès et sera produite jusqu'en 1935.

1892 : William S. Burroughs invente une machine ressemblant au Comptometer de Felt mais plus fiable. C'est avec cette machine que va se développer un réel marché pour ces machines à calculer de bureau.

 

1896 : Herman Hollerith, fort du succès de ses machines lors du recensement Américain, crée la firme Tabulating Machine Corporation spécialisée dans les machines de traitement de l'information au moyen de cartes perforées.

 

1904 : Invention du premier tube à vide, la diode par John Fleming.

 

1907 : Invention de la triode par Lee De Forest.

 

1919 : Invention du basculeur d'Eccles et Jordan à partir de deux triodes. Plus connu maintenant sous le nom de flip-flop ou circuit bi-stable.

 

1924 : La firme crée par Herman Hollerith en 1896, Tabulating Machine Corporation, est renommée en International Business Machine ou IBM.
En photo, vous pouvez voir un bureau typique des années 20, traitant l'information au moyen de cartes perforées et des 3 machines, souvent de marque IBM, nécessaires à cette tache : la(les) perforatrice(s) (permettant de saisir l'information sur les cartes), la trieuse et la totalisatrice.

1930 : Création de l'analyseur différentiel par Vanevar Bush au MIT pour résoudre certaines équations utilisées dans les circuits électriques. Il s'agit d'un calculateur analogique électromécanique. 7 ou 8 exemplaires seront construits.

1935 : IBM commercialise l'IBM 601, un calculateur à relais utilisant des cartes perforées capable de réaliser une multiplication en une seconde. Il en sera vendu 1500 exemplaires essentiellement pour les marchés scientifiques et comptables.

 

1937 : George Stibitz crée le premier circuit binaire, un additionneur. Il l'appelle le Model K (pour Kitchen) car il l'a crée dans sa cuisine à partir d'une planche à pain !

 

1937 : Alan M. Turing publie un document sur les nombres calculables. Il résolvait des problèmes mathématiques en utilisant une sorte d'ordinateur logique très simple appelé depuis Machine de Turing : une bande de papier comportant des cases, des pions à mettre sur ces cases, un trombone pointant sur la case courante et un tableau d'instructions conditionnelles à réaliser.

 

1938 : Thèse de Shannon qui le premier fait le parallèle entre les circuits électriques et l'algèbre Booléenne. Il définit le chiffre binaire : bit (BInary digiT).

 

1938 : Création du Versuchmodell 1 ou Z1 par Konrad Zuse. Il le met au point dans le salon de ses parents à Berlin ! Il s'agit d'un ordinateur binaire programmable mais mécanique. Il ne fonctionna jamais vraiment correctement.

1939 : John Atanasoff et Clifford Berry réalisent un additionneur 16 bits binaire. Ce fût le premier calculateur à utiliser des tubes à vide.

1939 : Konrad Zuse et un de ses amis Helmut Schreyer, se lancent dans la réalisation d'un deuxième ordinateur, le Z2 en remplaçant une partie des pièces mécaniques du Z1 par des relais électromécaniques de téléphone rachetés d'occasion. La machine sera présentée au DVL (Deutsche Versuchsanstalt fur Luftfahrt, institut de recherches aéronautiques) qui l'autorisera à continuer ses recherches.

1940 : George Stibitz et Samuel Williams, tous deux travaillant pour Bell mettent au point le Complex Number Computer appelé aussi Model I, un calculateur travaillant en DCB (décimal codé binaire). Il était constitué de 450 relais et d'un Teletype pour entrer les données et lire les résultats. Il pouvait multiplier deux grands chiffres en une minute. Le calculateur était très simple d'utilisation et pouvait être utilisé par plusieurs personnes distantes (mais pas en même temps).

1940 : Pour décrypter les messages de l'armée Allemande, les Anglais mettent au point sur le site de Bletchley Park les calculateurs Robinson et Colossus sous la direction du mathématicien Alan Turing. Ce sont les premières machines qui intègrent les concepts d'arithmétique binaire, d'horloge interne, de mémoire tampon, de lecteurs de bande, d'opérateurs booléens, de sous programmes et d'imprimantes. Tout ceci restera inconnu car "Secret défense" jusqu'en 1975.

1940 : Bell installe des terminaux Teletype au Darmouth College (New Hampshire), branchés par lignes télégraphiques sur le Model I à Manhattan lors d'un congrès de l'American Mathematical Society. Deux chercheurs Norbert Wiener et John Mauchly font la démonstration des possibilités de calcul à distance.

1941 : Création du calculateur binaire ABC par John Atanasoff et Clifford Berry. La machine utilise des lampes et comporte une mémoire et des circuits logiques. Ce fût le premier calculateur à utiliser l'algèbre de Boole. La mémoire, constituée de 2 tambours et pouvait stocker 60 mots de 50 bits. La machine tournait à 60 Hz et pouvait réaliser une addition en une seconde.

Cette machine est parfois considérée comme le premier vrai ordinateur, même si son programme n'est pas stocké en mémoire.

La photo en couleur affichée en cliquant sur l'image ci-contre est une reconstruction moderne à l'identique et fonctionelle de l'ABC effectuée par le Ames Laboratory.

1941 : Konrad Zuse, mobilisé dans les usines d'aviation Henschel, met au point avec une équipe de 15 personnes le Z3, le premier calculateur avec programme enregistré. A cause de cette caractéristique, on peut considérer qu'il s'agit du premier véritable ordinateur. Il s'agissait d'une machine composée de 2600 relais, d'une console pour l'opérateur et d'un lecteur de bandes contenant les instructions à exécuter. La machine pouvait stocker 64 nombres de 22 bits. Elle pouvait réaliser 4 additions par seconde et une multiplication en 4 secondes. Elle fut détruite dans un bombardement allié en Avril 1945.

Un calculateur plus performant, le Z4 fut aussi réalisé. Zuse, son équipe et le Z4 démonté, s'enfuirent de Berlin devant l'avancée Russe et furent trouvés par les troupes alliées. Le calculateur fût examiné par l'Office des Recherches Navales US. Il fût ensuite installé à l'école Polytechnique de Zurich en 1950 puis installé en Suisse à Bâle dans un institut de recherches aérodynamiques ou il servit jusqu'en 1960. Un certain nombre de machines furent construites sur le même modèle.

1943 : Création du ASCC Mark I (Automatic Sequence-Controlled Calculator Mark I) à Harvard par Howard Aiken et son équipe (avec le soutien d'IBM). C'est un énorme calculateur électromécanique (3000 relais, 800 km de câbles) qui permet de faire 3 opérations sur 23 chiffres par seconde. Cette machine était très proche dans son principe de fonctionnement des plans de la machine analytique de Babbage datant du 19e siècle. Le programme était lu depuis une bande de papier. Les données à traiter pouvaient être lues depuis une autre bande de papier ou un lecteur de cartes. Les branchements conditionnels n'étaient pas possibles.
Par la suite, la machine fût modifiée pour permettre, grâce à d'autres lecteurs de bandes, d'aller lire une séquence d'instructions sur un autre lecteur, permettant ainsi les branchements conditionnels ou le lancement de sous programmes.

1945 : Vannevar Bush publie le texte As we may think où il décrit une sorte de machine imaginaire, le Memex, capable d'aider un individu à ranger et retrouver toutes sortes d'informations de façon simple par l'intermédiaire de liens et d'associations entre les documents.


On peut y voir la première formulation de la notion d'hypertexte.

1945 : Un insecte coincé dans les circuits bloque le fonctionnement du calculateur Mark I. La mathématicienne Grace Murray Hopper décide alors que tout ce qui arrête le bon fonctionnement d'un programme s'appellera BUG. Il semblerait que l'expression soit restée ;-)
Il faut noter que le terme BUG était déjà utilisé avant cela : Thomas Edison par exemple avait employé ce terme dans un courrier où il parlait de la mise au point problématique de l'une de ses inventions.

1945 : John Von Neuman, ayant rejoint l'équipe travaillant sur l'ENIAC, publie le premier rapport décrivant ce que devrait être un ordinateur à programme enregistré qu'il appelle l'EDVAC (Electronic Discrete Variable Automatic Computer). C'est à ce document très complet qu'on fait référence en parlant d'ordinateur à architecture Von Neuman.

Les premiers ordinateurs

Maintenant que l'électronique a fait des progrès suffisants et que les premiers calculateurs ont fait leurs preuves, les ordinateurs vont pouvoir apparaître, nés du besoin de réaliser des opérations de plus en plus complexes.

1946 : Création de l'ENIAC (Electronic Numerical Integrator and Computer) par P. Eckert et J. Mauchly. La programmation de ce calculateur s'effectue en recablant entre eux, ses différents éléments. Composé de 19000 tubes, il pèse 30 tonnes, occupe une surface de 72 m2 et consomme 140 kilowatts. Horloge : 100 KHz. Vitesse : environ 330 multiplications par seconde.

Décembre 1947 : Invention du transistor par William Bradford Shockley, Walter H. Brattain et John Bardeen dans les laboratoires de Bell Telephone.

Janvier 1948 : Wallace Eckert de chez IBM et son équipe terminent le SSEC (Selective Sequence Electronic Calculator). Cette machine hybride est composée de plusieurs systèmes de stockage : 8 tubes à vide, 150 mots sur une mémoire à relais et 66 boucles de bandes papier pouvant stocker au total 20000 mots de 20 digits au format DCB. Cette machine pouvait lire ses instructions de l'une des boucles de papier, voire même en mémoire, ce qui en fait aussi un calculateur à programme enregistré (même si la capacité mémoire était minime). Du point de vue d'IBM, il s'agit donc du premier vrai ordinateur.

Juin 1948 : NewMan, Williams et leur équipe de l'université de Manchester terminent une machine prototype appelée Manchester Mark I avec un nouveau type de mémoire composée de tubes cathodiques : pour stocker un bit d'information, un rayon cathodique allumait un point sur le tube qui restait alors allumé. Pour le lire, il suffisait de pointer le rayon au même endroit et de faire une mesure de voltage avec une électrode placée de l'autre côté du tube ! Le Mark I disposait ainsi d'une mémoire de 1024 bits tenant en un seul tube.
La machine était programmée (en binaire) avec le programme stocké en mémoire et les résultats étaient lus sur un autre tube en binaire. Il s'agit dont du premier vrai ordinateur.

Septembre 1948 : L'ENIAC est amélioré par l'ajout d'une table d'instructions prédéfinies. Le programme entré dans l'ENIAC pouvait donc utiliser chacune de ces instructions. On peut considérer que cette modification transforme l'ENIAC en ordinateur, même si le programme est toujours entré par recablage.

Mai 1949 : Maurice V. Wilkes et son équipe de l'université de Cambridge mettent au point l'EDSAC (Electronic Delay Storage Automatic Computer) basé sur le design EDVAC de Von Neuman. La mémoire, d'une taille de 512 mots de 17 bits, était constituée de lignes à retard au mercure. Les bits à stocker étaient convertis en ondes ultrasoniques et émis à l'extrémité d'un réservoir de mercure. Ils étaient recaptés à l'autre bout et réemis. Seuls les bits sous forme électrique étaient accessibles. Ce système était plus lent mais bien plus fiable que les tubes électrostatiques.
La vitesse d'horloge de la machine était de 0.5 MHz et les entrées sorties s'effectuaient par bande de papier. Le logiciel supportait le code relogeable au moment du chargement de chaque programme.

Aout 1949 : P. Eckert et J. Mauchly, ayant formé leur propre compagnie, mettent au point le premier ordinateur bi-processeur : le BINAC pour l'US Navy. Les deux processeurs effectuaient les mêmes opérations en parallèle pour augmenter la fiabilité des calculs.

1949 - 1951 : Ci-dessus le Premier ordinateur temps réel : le Whirlwind crée au MIT par Jay Forrester, Ken Olsen et leur équipe. La recherche de la performance, de la fiabilité et de la rapidité de réponse dans cet ordinateur ont amené de grands progrès. Cette machine fût aussi le prototype des ordinateurs utilisés pour le réseau informatique de défense Américain SAGE (Semi Automated Ground Environment).

1950 : Le calculateur de Konrad Zuse, le Z4 fabriqué pendant la guerre, est finalement remonté à l'école polytechnique de Zurich puis modifié pour pouvoir réaliser des sauts et branchements conditionnels. Lors de l'exécution d'un programme, 2 instructions étaient lues à l'avance et prétraitées. Il s'agit de la première implémentation d'un pipeline dans un ordinateur. La machine sera utilisée jusqu'en 1955 puis transférée en France et utilisée jusqu'en 1960.

 

1950 : Invention de l'assembleur par Maurice V. Wilkes de l'université de Cambridge. Avant, la programmation s'effectuait directement en binaire.

 

Janvier 1951 : Création du premier ordinateur Soviétique MESM sous la direction de Sergei Alexeevich Lebedev à l'académie des Sciences d'Ukraine.

1951 : La Compagnie des Machines Bull réalise son premier ordinateur : le Gamma 2.

1951 : Mise au point du tambour de masse magnétique ERA 1101. Il s'agit de la première mémoire de masse. Capacité : 1 Mbits.

1951 : Invention du premier compilateur A0 par Grace Murray Hopper qui permet de générer un programme binaire à partir d'un code source.

1951 : P. Eckert et J. Mauchly, ayant revendu leur compagnie à Remington Rand, lancent l'UNIVAC I (UNIversal Automatic Computer). Il s'agit du premier ordinateur commercial de l'histoire. Le premier fût vendu au bureau de recensement Americain pour la modique somme de 750000 $ pour l'ordinateur et 185000 $ pour l'imprimante rapide. Il était capable d'exécuter 8333 additions ou 555 multiplications par seconde. 56 exemplaires furent vendus.

1952 : La Compagnie des Machines Bull commercialise le Gamma 3 qui remportera un grand succès : un millier d'exemplaires seront construits.

1952 : IBM produit son premier ordinateur, l'IBM 701 pour la défense Américaine. 19 exemplaires seront produits. Cette machine disposait d'une mémoire à tubes cathodiques de 2048 ou 4096 mots de 36 bits et pouvait réaliser 16000 additions ou 2200 multiplications par seconde. La première machine sera installée à Los Alamos (voir photo) pour le projet de bombe thermo-nucléaire US.

1952 : IBM est contacté pour mettre en chantier la production des ordinateurs du réseau SAGE dont le Whirlwind était le prototype. Une cinquantaine de machines, portant le nom AN/FSQ7, sera produite. Chaque machine comportait 75000 tubes, pesait 275 tonnes et consommait 750 kWh.

 

1952 : Le premier ordinateur Français, le CUBA (Calculateur Universel Binaire de l'Armement), est construit par la société SEA.

 

Juillet 1953 : IBM lance son premier ordinateur commercial en série : l'IBM 650, conçu pour être compatible avec les machines de comptabilité mécanique à cartes perforées de la marque.


Bien que lent, peu fiable car basé sur la technologie des tubes à vide et couteux, un millier d'exemplaires seront fabriqués. Ce sera le premier ordinateur de nombreuses universités Américaines grace à de gros rabais consentis par IBM dans le but de familiariser les étudiants avec l'informatique et surtout fidéliser l'éventuelle future clientèle.

1953 : Invention de la mémoire à tores de ferrite dans le Whirlwind qui remplacera avantageusement tous les systèmes peu fiables utilisés jusqu'à présent.

1955 : Premier réseau informatique à but commercial : SABRE (Semi Automated Business Related Environment) réalisé par IBM. Il relie 1200 téléscripteurs à travers les Etats-Unis pour la réservation des vols de la compagnie American Airlines.

1955 : IBM lance l'IBM 704 développé par Gene Amdahl. Il s'agit de la première machine commerciale disposant d'un coprocesseur mathématique. Puissance : 5 kFLOPS (milliers d'opérations en virgule flottante par seconde). On considère souvent que cette machine marque le début de l'ère des super ordinateurs dédiés au calcul scientifique. Elle utilisait une mémoire à tores de ferrite de 32768 mots de 36 bits et allait 3 fois plus vite que l'IBM 701. Grâce aux tores de ferrite, cette machine était très fiable (pour l'époque) et ne tombait en panne qu'une fois par semaine :-) C'est sur cette machine que sera développé le langage FORTRAN.

L'ordinateur devient accessible aux particuliers

Les bases de ce que sera le micro-ordinateur moderne sont maintenant en place. L'apparition du microprocesseur va permettre aux plus aventureux de se créer leur propre ordinateur "à la maison" !

Janvier à Mars 1971 : Portage du tout nouveau système d'exploitation UNIX sur PDP 11/20. Ken Thompson et Dennis Ritchie ont obtenu cette machine en prétextant le développement d'un logiciel de traitement de textes, les responsables du Bell Lab ne voulant plus entendre parler de systèmes d'exploitation suite à l'abandon du projet MULTICS.
Sur cette machine disposant de 24 Ko de mémoire, le noyau Unix occupait 16 Ko, 8 Ko restant disponibles pour les utilisateurs. Le disque dur avait une taille de 512 Ko et les fichiers une taille maximale de 64 Ko. Le formateur de texte roff fût porté sur cette machine, ce qui permit à trois personnes du service des brevets d'utiliser effectivement la machine comme traitement de textes et ce en même temps que Thompson et Ritchie qui continuaient le développement d'applications.
Le succès de cette expérience a prouvé l'utilité d'Unix et a rendu possible la poursuite du développement sur PDP 11/45 Cette version est connue sous le nom "Unix Time-Sharing System V2".

Janvier 1971 : Le journaliste Don Hoefler parle pour la première fois de la Silicon Valley dans une série d'articles dans la revue Electronic News.

 

Avril 1971 : A cette époque, le réseau ARPANET est constitué de 23 ordinateurs sur 15 sites différents reliés par des liaisons à 50 kbits/s.
En voici le
schéma.

 

été 1971 : Bill Fernandez et un certain Steve Wozniak créent à partir de pièces mises au rebut par des sociétés d'informatique locales un ordinateur avec des switchs et des diodes qu'ils baptisent the Cream Soda Computer.

 

 

Novembre 1971 : Intel met en vente le premier microprocesseur conçu par Marcian Hoff.

Caractéristiques techniques du processeur Intel 4004

Processeur 4 bits tournant à 108 KHz
Permet d'adresser 640 octets de mémoire
60000 instructions par seconde
2300 transistors en technologie 10 microns
Prix : 200 US $

Novembre 1971 : Intel commercialise le premier micro ordinateur MCS-4 basé sur son tout nouveau microprocesseur 4004 et contenant aussi une Rom Intel 4001, une Ram Intel 4002 et un registre à décalage Intel 4003.

 

automne 1971 : Le National Radio Institute vend pour 503 $, le premier kit permettant de monter un micro ordinateur soi même.

 

1971 : Apparition de l'ordinateur en kit Kenback-1 vendu 750 $ avec 1 Kbit de mémoire MOS.

Novembre 1971 : Gary Starkweather met au point la première imprimante laser au Xerox PARC.

 

1971 : Nolan Bushnell tente de vendre sans succès le jeu vidéo Computer Space, inspiré du jeu Spacewar! de 1961.

 

1971-1973 : Dennis Ritchie du Bell Lab d'ATT reprend le langage B écrit par Ken Thompson pour PDP/7 en 1970 pour mieux l'adapter au PDP/11 sur lequel UNIX vient juste d'être porté. Il fait évoluer le langage et le dote d'un vrai compilateur générant du code machine PDP/11 (le B était un langage interprété).
Le langage C est à la fois proche du matériel, permettant ainsi de réécrire le noyau UNIX en C (Cf. été 1973) et suffisament généraliste, le rendant ainsi facilement portable. Les développements et les succès du langage C et d'UNIX sont intimement liés.

 

Mars 1972 : Ray Tomlinson de BBN réalise la première application réseau majeure pour ARPANET : un logiciel basique de courrier électronique répondant au besoin de communication des développeurs du réseau.

 

Avril 1972 : Intel met en vente le premier microprocesseur 8 bits, le 8008.

Caractéristiques techniques du processeur Intel 8008

Processeur 8 bits tournant à 200 KHz
Permet d'adresser 16 Ko de mémoire
60000 instructions par seconde
3500 transistors en technologie 10 microns.

Processeur 8 bits tournant à 200 KHz
Permet d'adresser 16 Ko de mémoire
60000 instructions par seconde
3500 transistors en technologie 10 microns

 

Novembre 1972 : Création de la firme Atari par Nolan Bushnell Ted Dabney. Ils avaient initialement choisi le nom Syzygy mais comme celui-ci était déjà déposé (!), ils se sont alors rabattu sur Atari, terme issu du jeu de Go.
Sortie de la première borne de jeu d'arcade : Pong, un jeu de ping-pong programmé par Al Alcorn.

La première borne fut installée au bar "Andy Capps" de Sunnyvale en Californie. Le patron du bar appela deux semaines après car le jeu ne marchait plus. En fait, il était bloqué car le monnayeur était rempli de pièces et plus aucune ne pouvait rentrer !

Entre 8000 et 10000 bornes Pong furent rapidement installées et ce fut le début du succès pour Atari.

1972 : Création du premier langage orienté objet, SmallTalk par Alan Kay au Xerox PARC.

 

1972 : L'ARPA est renommé DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency).

 

1972 : Le succès du programme d'email sur ARPANET a presque aussitôt entraîné la création des mailing-lists (listes de diffusion).

L'une des premières mailing-list avec un volume de messages très important fût SF-LOVERS, dédiée à la discussion entre fans de Science Fiction :-)

 

1972 : Apparition du premier lecteur de disquettes 5" 1/4.

1972 : Hewlet Packard présente la première calculatrice de poche programmable : la HP 65.

Caractéristiques :

  • 100 pas de programmes
  • lecteur enregistreur de cartes magnétiques
  • Prix : 800 $

Les astronautes de la mission Apollo - Soyouz en 1975 (mission d'arrimage des vaisseaux Américains et Russes en orbite) avaient des HP 65 à bord pour effectuer les calculs en cas de panne de l'ordinateur de bord et aussi pour calculer les corrections de trajectoire et le pointage de l'antenne.

La publicité de l'époque disait (à juste titre) qu'il s'agissait du plus petit ordinateur programmable de tous les temps.

1972 : Bill Gates et Paul Allen fondent la compagnie Traf-O-Data qui vend un système basé sur un Intel 8008 pour mesurer le trafic routier.

 

1972 - 1973 : Bob Kahn travaille au sein du DARPA sur un projet de commutation de paquets par radio ce qui nécessite la création d'un nouveau protocole capable de transmettre les paquets d'informations, quelles que soient les perturbations radio. Ayant été un architecte majeur de l'ARPANET, il envisagea d'utiliser NCP (protocole réseau de l'ARPANET). Mais ce protocole étant insuffisant (pas de contrôle d'erreur, pas de possibilité d'adresser des machines au delà d'un IMP (équipement réseau). Il décida alors, en collaboration avec Vinton Cerf, chercheur à Stanford, de réaliser un nouveau protocole répondant à ce cahier des charges et permettant de relier les réseaux (internetting). C'est ainsi que fut crée TCP/IP (Transmission Protocol, Internet Protocol).
Un premier papier sur TCP/IP fut publié par ces deux chercheurs en Septembre 1973 lors d'une conférence de l'International Network Working Group (INWG).

 

Janvier 1973 : A cette date, 35 machines sont maintenant connectées sur le réseau ARPANET. Une première liaison satellite est mise en place pour raccorder l'Université de Hawai sur le réseau.

 

Mars 1973 : Le premier prototype de la station de travail Xerox Alto démarre pour la première fois. Son écran graphique affiche une image représentant un personnage de "1 Rue Sésame", le mangeur de gâteaux :-)

Le premier prototype opérationnel est terminé en Avril.

La station de travail conçue au PARC utilise le langage orienté objet SmallTalk, une interface graphique, une souris et peut être mise en réseau via Ethernet.

Avril 1973 : Dick Shoup du Xerox PARC met au point une machine dotée de la première carte graphique couleur capable d'afficher une image de 640x486 en 256 couleurs et aussi de numériser un signal vidéo. Il réalise le programme Superpaint qui est à la fois un logiciel de dessin en couleurs et aussi le premier logiciel d'effets vidéo numériques.

Comme ce projet était à l'opposé des objectifs de Xerox, il sera rapidement annulé. Dick Shoup démissionnera 2 ans plus tard et fondera sa propre société, Aurora Systems, qui commercialisera les premiers équipements permettant de génerer les logos et cartes météo numériques pour la télévision.

Mai 1973 : Le premier micro-ordinateur vendu tout assemblé apparaît : il s'agit du Micral conçu par François Gernelle de la société R2E dirigée par André Truong Trong Thi. Ce micro est basé sur le microprocesseur Intel 8008.
La machine ne survécût pas au rachat de R2E par Bull.

Juin 1973 : Le mot microcomputer (micro-ordinateur) apparaît pour la première fois dans la presse Américaine dans un article au sujet du Micral.

 

été 1973 : Le noyau du système d'exploitation UNIX est entièrement réécrit en langage C par Ken Thompson. Au vu de la qualité du résultat, tous les autres outils utilisés sous Unix vont être réécrits en C.

Cette version est connue sous le nom "Unix Time-Sharing System V4".

L'Université de Californie à Berkeley sera la première à disposer d'Unix (sources y compris) en dehors d'AT&T.

 

1973 : Mise au point du super ordinateur soviétique M10 sous la direction de Mikhail Kartsev. Il sagissait d'une machine multiprocesseur d'une puissance de 20 ou 30 MIPS.

Cet ordinateur militaire est longtemps resté secret car utilisé dans le réseau SPRN dédié à la détection du lancement des missiles ennemis par analyse des données satellites et au suivi de la trajectoire de ces missiles par radar.

Des dizaines de M10 ont été fabriqués pendant 15 ans et beaucoup sont encore en opération.

1973 : Gary Kildall écrit le premier système d'exploitation pour micros : CP/M (Control Program for Microcomputers). Il devint le système d'exploitation de prédilection pour les premiers micro ordinateurs à usage professionnel. Au milieu des années 70, il semblait devoir durer définitivement mais le choix d'un interpréteur Basic dans les premiers micro ordinateurs à usage personnel fit qu'il disparut rapidement de la scène.

 

1973 : Bob Metcalfe met au point l'interface réseau Ethernet chez Xerox en s'inspirant des principes du réseau informatique radio de l'université de Hawai : Alohanet.

 

1973 : IBM invente le disque dur de type Winchester (ou la tête plane au dessus de la surface du disque sans la toucher).

 

1973 : Apparition de l'ordinateur en kit Scelbi-8H basé sur un Intel 8008 et vendu 565 $ avec 1 Kbit de mémoire programmable.

 

Juillet 1974 : Article dans Radio Electronics magazine pour construire soi même le micro-ordinateur Mark-8 (Intel 8008) conçu par Jonathan Titus.

 

1974 : Apparition de la première revue consacrée à la micro : The Computer Hobbyist magazine.

 

1974 : La société BBN lance Telenet, le premier réseau à commutation de paquets à usage commercial (utilisation des technologies employées sur ARPANET)

 

1974 : Le journaliste Français Roland Moreno invente la Carte à puce.

 

1974 : Motorola commercialise son premier processeur 8 bits, le 6800

 

1974 : RCA commercialise le processeur 1802 tournant à 6.4 MHz. Ce processeur est considéré comme étant le premier à architecture RISC (Reduced Instruction Set Computer).

 

Fin 1974 : Gary Kildall auteur du CP/M, et sa femme fondent Intergalactic Digital Research Inc. (renommé par la suite Digital Research Inc.) dans le bus de commercialiser ce système d'exploitation pour micros.

 

Février 1975 : Paul Allen présente son tout nouveau BASIC écrit pour l'Altair à Ed Roberts, son concepteur. Bill Gates et Paul Allen vendent une licence de BASIC à MITS, la compagnie d'Ed Roberts. Le BASIC devient le premier langage évolué disponible sur micro.
Sur la photo ci-contre datée de 1977, on peut voir Paul Allen à gauche et Bill Gates à droite, posant au milieu des micro ordinateurs équipés de leur BASIC.

Février 1975 : Le premier traitement de texte WYSIWYG (What You See Is What You Get) : Bravo est développé au PARC sur Xerox Alto par Charles Simonyi.

Mars 1975 : Première réunion du Homebrew Computer Club dans un garage de Menlo Park en Californie. Parmi les 32 participants, on peut noter la présence de Steve Wozniak. Une démonstration de l'Altair est effectuée. (la photo présentée est plus récente car on peut remarquer un Apple I sur la table)

Avril 1975 : Harry Garland et Roger Melen reçoivent le second prototype de l'Altair construit par Ed Roberts. Le premier prototype fût perdu en 1974 par le transporteur lors de l'envoi à la revue Popular Electronics. L'altair était basé sur le nouveau processeur Intel 8080 tournant à 2 MHz, adressant 64 Ko de mémoire et exécutant 640000 instructions par seconde. MITS commence à le vendre en Avril pour 395 $ (498 $ assemblé) avec 256 octets de mémoire.
Le nom de cette machine vient d'un épisode de la série Star Trek : "Voyage to Altair".

Juin 1975 : Bill Gates et Paul Allen renomment leur compagnie Traf-O-Data en Micro-Soft (le tiret disparaîtra plus tard).

 

Juin 1975 : MOS Technologies met en vente le processeur MC6501 pour 20 $ et le MC6502 pour 25 $. Un Intel 8080 était vendu 150 $ à cette époque.

 

Juillet 1975 : Bill Gates et Paul Allen mettent en vente les version 4 Ko et 8 Ko de leur Basic 2.0

 

Septembre 1975 : Le premier numéro de la revue Américaine Byte magazine est publié.

 

Septembre 1975 : Texas Instruments présente sa première calculatrice de poche programmable : la TI SR 52.

Caractéristiques :

  • 224 pas de programme et 20 mémoires
  • lecteur enregistreur de cartes magnétiques

Prix : 395 $

Decembre 1975 : Paul Terrell ouvre le premier magasin consacré à la micro-informatique : Byte Shop à Mountain View en Californie.

 

1975 : Michael Shrayer écrit le premier logiciel de traitement de texte pour micro ordinateur sur son Altair : Electric Pencil.

 

1975 : Première release du Jargon File par Raphael Finkel !

 

Fevrier 1976 : Bill Gates publie une première lettre ouverte dans la presse pour se plaindre du piratage informatique (déjà !!!).

 

 

Mars-Avril 1976 : Steve Jobs (21 ans, travaillant chez Atari) et Steve Wozniak (26 ans, travaillant chez Hewlet Packard) finissent leur ordinateur qu'ils baptisent Apple Computer. Ils fondent la société Apple le 1er Avril 1976. L'ordinateur sera vendu au Byte Shop pour 666.66 $ avec 256 octets de ROM, 8 K octets de RAM et une sortie vidéo sur téléviseur. Sa ROM lui permet d'être opérationnel dès l'allumage car elle contient un petit programme appelé "moniteur" qui permet de rentrer le code hexadécimal directement au clavier. Il suffit alors de rentrer les 4 K octets de code hexadécimal du Basic à la main pour pouvoir utiliser ce langage avec les 4 K octets restants. On raconte que Steve Wozniak connaissait le code par coeur et pouvait le saisir en 20 minutes :-)

Une carte qui permettait de brancher un magnétophone fut ensuite vendue à 75 $ avec la cassette contenant le Woz's BASIC. Grâce à cela, la machine devint facile d'emploi car programmable en Basic presque dès son allumage.

Avril 1976 : Bill Gates publie une seconde lettre ouverte dans la presse pour se plaindre du piratage informatique (il insiste !!!).

 

Mai 1976 : Sortie de "Unix Time-Sharing System V6" aux Bell Labs d'AT&T qui sera plus généralement disponible pour les universités pour une somme symbolique et avec les sources.

 

Juin 1976 : Texas Instruments commercialise le premier microprocesseur 16 bits : le TMS 9900.

 

Juillet 1976 : Zilog commercialise le microprocesseur 8 bits Z80 tournant à 2.5 MHz.

 

Août 1976 : Steve Wozniak commence à concevoir ce qui deviendra l'Apple ][

 

Décembre 1976 : Steve Wozniak et Randy Wigginton présentent le premier prototype de l'Apple ][ lors d'une réunion du Homebrew Computer Club.

 

1976 : Cray Research Inc. présente le premier super ordinateur d'une longue lignée qui va utiliser avec succès une architecture vectorielle : le CRAY I.

 

1976 : Fondation de la firme U.S. Robotics.

 

1976 : Les laboratoires Bell d'AT&T développent UUCP (Unix to Unix Copy Program). Il s'agit du premier protocole d'échanges de données largement disponible et qui sera énormément utilisé avant l'avènement de TCP/IP et d'Internet.

 

1976 : Le DoD (Department of Defense) commence ses expérimentations sur TCP/IP et décide rapidement de migrer le réseau ARPANET vers ce protocole.

 

1976 : A ce moment, le réseau ARPANET, en incluant les liaisons radio et satellite est composé de 111 ordinateurs.

 

1976 : Adoption de la norme X25 par le CCITT (Comité Consultatif International Télégraphique et Téléphonique) décrivant l'interfaçage des terminaux sur un réseau de communication par paquets. Cette norme a été définie dans l'urgence pour éviter qu'IBM n'impose mondialement sa propre norme propriétaire SNA (Systems Network Architecture).

 

1976 : La société IMSAI lance l'IMSAI 8080, basé sur le processeur Intel 8080 et utilisant le système d'exploitation CP/M. Cette machine contribua au grand succès de CP/M.

L'ordinateur devient "micro"

A partir de 1977 vont enfin apparaître des machines accessibles au grand public et facilement utilisables car programmables en Basic. Ces machines, tout le monde les connaît bien car elles marquent le vrai démarrage de la micro-informatique telle que nous la connaissons aujourd'hui.

 

Février 1977 : Apple Computer déménage du garage de Steve Jobs vers un bureau à Cupertino en Californie.

 

Avril 1977 : Apple Computer présente son ordinateur Apple ][ lors du West Coast Computer Faire à San Francisco. Il est équipé d'un processeur 6502, de 16 Ko de Rom, 4 Ko de Ram, de 8 slots d'extension, d'une carte graphique couleur, d'un clavier, de manettes de jeu, d'un écran et du Basic intégré en ROM. Il est vendu 1300 $. Il s'agit du premier micro-ordinateur capable d'afficher des graphiques en couleurs. 35000 exemplaires seront vendus lors de la première année alors que seuls 175 kits de l'Apple I se sont vendus depuis 1976.

Avril 1977 : Lors de ce même salon, Commodore Business Machines Inc. présente son ordinateur PET. Il est équipée d'un processeur 6502, de 14 Ko de Rom, 4 Ko de Ram, d'un clavier, d'un écran et d'un lecteur de cassettes. Il est vendu pour 800 $ (7600 F).

Mai 1977 : Texas Instruments présente une nouvelle gamme de calculatrices de poche programmables qui auront un grand succès : les TI 57, TI 58 et TI 59 (en photo) aux prix de 80 $, 125 $ et 300 $.
Caractéristiques :

  • TI 57 - 50 pas de programme et 8 mémoires (ma première calculatrice programmable :-)
  • TI 58 - 480 pas de programme ou 60 mémoires (partitionnables), cartouches de ROM
  • TI 59 - 960 pas de programme ou 100 mémoires (partitionnables), cartouches de ROM et un lecteur enregistreur de cartes magnétiques

En 1979 est sorti la TI 58C identique à la TI58 mais avec mémoire constante (ma deuxième calculatrice et je l'ai toujours :-)

Juillet 1977 : Première démonstration de l'interconnexion des réseaux ARPANET, Packet Radio Net et SATNET grâce à l'utilisation du protocole TCP/IP.

1977 : Atari présente sa console de jeux Video Computer System ou VCS. Par la suite, elle sera vendue sous le nom d'Atari 2600.

1977 : La société Belge INDATA commercialise son micro ordinateur DAI. Une véritable machine multimédia très en avance sur son temps :
microprocesseur Intel 8080A à 2 MHz, 48 Ko de Ram, graphismes en 336x256 pixels en 16 couleurs, son sur 4 voies stéréo (enveloppe programmable), coprocesseur mathématique optionnel, ports série, parallèle, 2 lecteurs de micro cassettes, joysticks analogiques et surtout 6 entrées/sorties digitales/analogiques permettant de piloter des automatismes divers dont un bras robotisé sans oublier une carte optionnelle permettant l'incrustation d'images vidéo !
Malheureusement, tout ceci avait un prix : 15000 Francs, bien trop cher pour assurer le succès de cette machine de rêve.

 

1977 : Première expérience de portage d'UNIX sur un autre type d'ordinateur, l'Interdata 8/32, par Ken Thompson, Dennis Ritchie et Steve Johnson.

A cette date, environ 600 machines tournent déjà sous
UNIX. Beaucoup sont des machines de recherche et de développement aux Bell Labs. Une partie est utilisée pour controller des autocommutateurs téléphoniques. Une dernière partie est utilisée dans les universités pour l'enseignement.

 

Janvier 1978 : Apple présente son premier lecteur de disquettes lors du CES de Las Vegas. Il sera vendu 495 $.

 

Février 1978 : Création du premier BBS (Bulletin Board System) à Chicago par Ward Christianson et Randy Suess. Il s'appelait RCPM (Remote C/PM).
Ward Christianson est par ailleurs l'auteur du protocole de transfert de fichiers par modem XModem.

 

Mars 1978 : Apparition de 1BSD une nouvelle distribution d'UNIX réalisée à l'université de Berkeley principalement par Bill Joy et basée sur les sources d'Unix Time-Sharing System V6.

 

Mai 1978 : Intel lance la production de son processeur 16 bits 8086 tournant à 4.77 MHz. Il est composé de 29000 transistors en technologie 3 microns et peut accéder 1 Mo de Ram. Sa puissance est de 0.33 MIPS et il coûte 360 $.

 

Décembre 1978 : Atari présente ses ordinateurs personnels Atari 400 et Atari 800 basés sur le processeur 6502A à 1.8 MHz et munis de 10 Ko de Rom et 8 Ko de Ram (16 pour le 800).

1978 : Apple Computer commence à travailler sur un super-Micro Ordinateur. Nom de code Lisa.

 

1978 : John Barnaby et John Rubinstein écrivent le premier logiciel de traitement de texte commercial pour micro ordinateur : WordStar.

 

1978 : Digital Equipment Corporation lance le VAX 11/780, premier ordinateur 32 bits de la longue lignée des VAX tournant sous le système d'exploitation VMS qui se prolonge jusqu'à nos jours.

1978 : La DGT installe sur toute la France son réseau de communication à haut débit TRANSPAC fonctionnant sur le principe de la commutation de paquets.

 

1978 : Le CCITT définit le modèle standard de transmission de terminal à terminal, ou modèle OSI (Open Systems Interconnect) en 7 couches pour amener la standardisation au sein de la jungle des protocoles de communication de tous les constructeurs informatiques.

 

1978 : Brian Kernighan écrit un livre au sujet de la programmation en langage C (écrit par Dennis Ritchie) devenu LA référence au point que ce livre est surtout connu sous le nom : "Le Kernighan & Ritchie".

 

Janvier 1979 : Sortie de "Unix Time-Sharing System V7" aux Bell Labs d'AT&T.
Cette version est la première à disposer en standard d'UUCP. Elle tournait sur
PDP/11 et VAX.

 

Avril 1979 : Taito lance son célèbre jeu Space Invaders.

Mai 1979 : Software Arts présente le premier logiciel tableur : Visicalc développé par Bricklin et Frankston. 100000 exemplaires à 200 $ chaque furent vendus la première année.

 

Juin 1979 : Apple Computer lance l'Apple ][ Plus muni de 48 Ko de Ram pour 1195 $.

 

Juin 1979 : Texas Instruments lance le TI 99/4 muni du processeur 16 bits TMS 9940 pour 1500 $. Une version plus évoluée et munie d'un clavier mécanique est sortie en 1982 : le TI 99/4A (qui fût mon second micro ordinateur :-).

La particularité de cette machine était la gestion par le matériel de "sprites", ce qui permettait une animation de petits pavé graphiques reprogrammables avec une fluidité sans égale à l'époque.

Juin 1979 : Bob Metcalfe quitte le Xerox Parc ou il a mis au point le réseau Ethernet et fonde sa propre société 3Com pour commercialiser des cartes Ethernet.

 

Juillet 1979 : Compuserve lance son premier service en ligne pour les fans de micro informatique : MicroNET.

 

Décembre 1979 : Un groupe de développeurs de chez Apple dont Steve Jobs assiste à une démonstration de l'Alto au Xerox PARC. Ils avaient été invités par Xerox qui, ayant investi dans la toute jeune société Apple, souhaitait leur montrer ce qui était en cours de développement au PARC.
Cette visite va donner une nouvelle orientation au projet Lisa, en cours depuis 1978.

 

1979 : Mise au point du super ordinateur vectoriel multiprocesseur soviétique M13 sous la direction de Mikhail Kartsev. La machine à base de circuits intégrés LSI développait une puissance entre 50 et 200 MIPS.

1979 : Hewlet Packard présente une calculatrice de poche programmable alphanumérique trés puissante et extensible : la HP 41C.

Caractéristiques :

  • Ecran LCD alpha numérique
  • 63 registres ou 200-400 pas de programmes (partitionnables)
  • extensibles avec 4 modules de RAM à 319 registres (ou 1000-2000 pas)
  • Possibilité de stocker plusieurs programmes en mémoire
  • Nombreuses extensions : imprimante, lecteur de cartes, modules de Ram et de Rom, horloge, sortie vidéo, etc...

Prix : 295 $

1979 : Hayes sort un modem 110/300 bauds pour l'Apple ][. Il est vendu 380 $.

 

1979 : Motorola lance son nouveau microprocesseur 16/32 bits comportant 68000 transistors, d'où son nom : le 68000

 

1979 : Shugart Associates définit et met dans le domaine public les spécifications d'un bus permettant de raccorder plusieurs disques dur : le bus SASI, ancêtre du bus SCSI.

 

1979 : Le langage ADA développé par Jean Ichbiah de la société Française Honeywell Bull va être choisi par le Pentagone Américain comme l'unique langage de développement imposé à ses services à la place de la jungle d'un millier de langages de programmation différents qu'ils utilisaient jusque la !

 

Fin 1979 : Apparition des groupes de conversation USENET (Unix User Network). Tout a commencé quand Steve Bellovin (de l'université de Caroline du Nord) a écrit un script shell sous Unix V7 pour tester un système d'échange de messages classés par catégorie entre serveurs Unix en utilisant le protocole UUCP. Tom Truscott, Jim Ellis et Dennis Rockwell (de l'Université de Duke) avaient eu cette idée en utilisant un programme d'échange local de messages utilisé dans les deux universités.

Un autre étudiant de l'université de Duke, Stephen Daniels réécrivit ce shell en langage C, donnant ainsi le jour à la première version officielle appelée A News.

Deux serveurs, un dans chaque université, reliés par UUCP, formèrent le début d'USENET (USEr NETwork). Les premiers groupes de nouvelles étaient subdivisés en deux hiérarchies : net.* et dept.* L'un des premiers groupes de nouvelles créé fut net.chess

 

Février 1980 : Acorn annonce l'Atom, basé sur le processeur 6502 à 1 MHz et muni de 4 Ko de Rom et 2 Ko de Ram. Il pouvait produire des graphiques en 256x192 ou en 128x192 en 4 couleurs. Prix : 400 $.

Février 1980 : Sinclair Research annonce le ZX 80, un micro ordinateur basé sur le processeur NEC 780-1 à 3.25 MHz et muni de 4 Ko de Rom et 1 Ko de Ram extensibles à 16 Ko. Il ne coûte que 1250 F avec 1 Ko et 1900 F avec 16 Ko de Ram.

Avril 1980 : La société Française Lambda Systèmes commercialise le Victor Lambda au prix de 4000 F. Il est équipé d'un microprocesseur Intel 8080A à 4 Mhz, de 2 Ko de Rom, de 16 Ko de Ram et d'un lecteur de cassettes intégré. Il a pour particularité d'afficher du texte et des graphiques assez grossiers : texte en 12 lignes sur 17 colonnes et graphiques en 113x77 pixels !

Juin 1980 : Seagate Technologies annonce son premier disque dur Winchester au format 5"25.

 

Juillet 1980 : IBM recherche un système d'exploitation pour son projet de micro ordinateur. Ils pensèrent d'abord naturellement au CP/M de Digital Research, le plus répandu. Gary Kildall n'étant pas la le jour du passage de l'équipe d'IBM (il faisait de l'avion), celle-ci s'est alors tournée vers Microsoft, connu pour vendre beaucoup de licences CP/M grâce à sa "Soft-Card" CP/M pour Apple ][.

 

Août 1980 : Microsoft commercialise Xenix OS, un UNIX portable pour machines à base de Intel 8086, Zilog Z8000 et Motorola M68000.

 

Août 1980 : Vinton Cerf, scientifique au DARPA propose un plan d'interconnexion (inter-network connection) entre les réseaux CSNET et ARPANET utilisant le protocole TCP/IP. Il sagit du point de départ du réseau internet tel que nous le connaissons actuellement.

 

Août 1980 : Tim Patterson de l'entreprise Seattle Computer Products développe en 2 mois, la version 0.10 de QDOS (Quick and Dirty Operating System), clone de CP/M reprogrammé pour les processeurs Intel 16 bits. En 1 mois de plus, l'éditeur EDLIN est développé. Il présentera QDOS sous le nom de 86-DOS en Septembre à Microsoft. En Octobre, Microsoft, cherchant alors dans l'urgence un système d'exploitation pour micro ordinateurs pour satisfaire la demande d'IBM, achète pour 50000$, les droits de 86-DOS.

 

été 1980 : De nouveaux sites s'interconnectent sur le réseau USENET. Voici un schéma de l'époque représentant les interconnexions :

   reed     phs         1) duke     Duke University
       \   /   \        2) unc      University of North Carolina 
                                   at Chapel Hill
uok --- duke --unc      3) phs      Physiology Dept. 
                                   of the Duke Medical School
         /      \       4) reed     Reed College
      research  vax135  5) uok      University of Oklahoma
         |              6) research Bell Labs Murray Hill
      ucbvax            7) vax135   Bell Labs Murray Hill
                        8) ucbvax   University of California at 
                                   Berkeley

Octobre 1980 : Sharp commercialise le premier ordinateur de poche programmable en Basic : le Sharp PC 1211 muni de 1,9 Ko de Ram, d'un grand écran LCD de 24 caractères au prix de 1500 F. Une interface optionelle permettait d'utiliser un magnétophone comme unité de sauvegarde.

Novembre 1980 : un contrat est signé entre Microsoft et IBM pour que Microsoft porte son Basic et un OS pour le futur micro ordinateur de chez IBM. Microsoft recevra le premier prototype un mois plus tard.

 

1980 : Wayne Ratliff, ingénieur à la NASA écrit le premier logiciel de bases de données pour micro ordinateur : dBase II.

 

1980 : Apollo lance une ligne de stations de travail hautes performances, basées sur le processeur Motorola 68000 et optimisées pour le travail graphique. Ce type de stations aura un grand succès dans le domaine de la CAO et du calcul numérique. La station représentée en photo est une Apollo DN100.

1980 : Onyx présente son ordinateur Onyx C 8002 équipé d'un processeur Z8000, de 256 Ko de Ram, d'un disque dur, d'un lecteur de bandes, de 8 ports série et tournant sous Unix pouvant accueillir 8 utilisateurs pour 20000 $. Il s'agit du premier micro ordinateur tournant sous Unix.

 

1980 : La DGT lance une expérience d'Annuaire Minitel Electronique en Bretagne.

La micro devient familiale

A partir de 1981 vont apparaître un bon nombre de micro ordinateurs plus simples à utiliser, grâce au Basic, et meilleur marché. Les applications (qui a dit les jeux ? :) sont maintenant disponibles en grand nombre. Tout est en place pour que l'ordinateur devienne "familial" ou "personnel" et commence à enttrer dans les maisons.

Janvier 1981 : Commodore présente le VIC 20 équipé d'un processeur 6502A, de 5 Ko de Ram extensibles à 32 Ko et d'un affiche couleur de 23 lignes de 22 caractères pour 300 $ (2000 F). Il s'en vendra jusqu'à 9000 exemplaires par jour.

Mars 1981 : Sinclair annonce le ZX 81, un micro ordinateur basé sur le processeur Z80A et muni de 4 Ko de Rom et de 1 Ko de Ram extensibles à 48 Ko. Prix de vente : 200 $ (environ 1000 F en France).

Avril 1981 : Osborne Computer Corporation présente l'Osborne 1 équipé d'un processeur Z80A, de 64 Ko de Ram, d'un écran 5", de deux lecteurs de disquettes 5"25 100 Ko et d'un modem. Il coûtait 1800 $ et était fourni d'origine avec CP/M, Basic, tableur SuperCalc et traitement de texte WordStar. Bien que pesant 12 Kilos, il s'agit du premier micro "portable". Il s'en est vendu jusqu'à 10000 par mois mais Osborne a disparu deux ans et demi après.

 

Avril 1981 : Pour essayer de tirer parti de toutes les bonnes idées mises au point avec l'Alto, Xerox commercialise le Star 8010, une machine dotée d'origine de 1 Mo de Ram, de 8 Mo de disque dur, d'une interface Ethernet, d'un écran graphique, d'une souris deux boutons, d'une imprimante laser et surtout d'une interface entièrement graphique utilisant au maximum le "Drag&Drop", le copier-coller et les menus contextuels ! Par exemple, sauvegarder un fichier ne se faisait pas en ouvrant une boite de dialogue "enregistrer" comme sur MacOS ou Windows mais systématiquement par Drag&Drop de la fenêtre du document vers la fenêtre contenant les icones représentant les fichiers sur le disque. L'impression se faisait par Drag&Drop de la fenêtre du document vers l'imprimante.

Les applications incluses d'origine incluaient un tableur, un traitement de texte WYSIWYG et un logiciel de messagerie électronique (Cf. une
photo d'écran).

Le Star était une machine incroyablement en avance sur son temps ! Il faudra 10 ans à Apple et 15 ans à Microsoft pour avoir un équivalent fonctionnel. Malheureusement la machine, trop chère (17000 $) et trop en avance sur son temps, ne répond pas à la demande du marché de l'époque et n'aura aucun succès commercial.

Printemps 1981 : Larry Boucher, l'un des architectes du bus SASI quitte Shugart Associates pour fonder Adaptec, une compagnie qui se spécialisera dans les produits SCSI.

 

Août 1981 : IBM lance son 5150 Personal Computer équipé d'un processeur Intel 8088 à 4.77 MHz, de 64 Ko de Ram, de 40 Ko de Rom, d'un lecteur de disquettes 5"25 et du système d'exploitation PC-DOS 1.0 pour 3000 $. Une version haut de gamme avec carte graphique couleur CGA (640x200 en 16 couleurs) coûtait 6000 $. Il n'apporte rien d'original par rapport aux machines déjà présentes sur le marché sinon le "poids" d'IBM.

Août 1981 : Nombre de machines connectées sur Internet : 213

 

Novembre 1981 : Fondation de la société Silicon Graphics Incorporated par James Clark.

 

Novembre 1981 : L'Unix System Group (USG) d'AT&T publie Unix System III.

 

1981 : Apple commercialise l'Apple ///, une évolution de l'Apple ][ munie d'un microprocesseur 6502A à 2 MHz, de 128 Ko de Ram, d'un lecteur 5"1/4 intégré et d'une carte 80 colonnes. Plutôt orienté vers l'entreprise, des problèmes de fiabilité (il était parfois nécessaire d'appuyer sur les composants pour les remettre en place !) et une compatibilité limitée avec l'Apple ][ entraineront l'échec de cette machine.

1981 : La DGT lance une expérience à grande échelle de son terminal télématique Minitel à Vélizy, Versailles et Val de Bièvre.

 

1981 : Shugart Associates et NCR s'associent pour travailler en commun sur un projet d'interface pour raccorder plusieurs périphériques (disques durs et autres), évolution du bus SASI et des solutions propriétaires de chez NCR. Ce projet donnera le jour au célèbre bus SCSI.

 

1981 : La NSF (National Science Foundation) lance CSNET (Computer Science Network), un réseau d'ordinateurs universitaires reliés entre eux par des liaisons 56 kBits/s et non reliés à ARPANET

1981 : Acorn commercialise le Proton, plus connu sous le nom de BBC car c'est l'ordinateur qui était utilisé lors de cours d'informatique diffusés à la télé Anglaise. Basé sur un processeur 6502A à 2 MHz, intégrant 16 Ko de Ram et 32 Ko de Rom sous formes de modules, le BBC disposait de l'un des meilleurs Basic du moment et d'un grand nombre de programme disponibles sous formes de modules de ROM enfichables. Il était aussi possible de monter un petit réseau comportant jusqu'à 255 machines. Cette machine, bien qu'un peu coûteuse pour la maison (6000 F) connaîtra un grand succès en Angleterre grâce aux émissions télé et à son utilisation dans les écoles.

1981 : VISICORP lance VISION, le premier logiciel intégrant à la fois les fonctions d'un traitement de textes, d'un tableur et d'un gestionnaire de bases de données.

 

1981 : Michell Kapor de la société LOTUS commercialise le premier tableur pour le PC d'IBM : LOTUS 1-2-3.

 

1981 : Apple Computer signe un accord secret avec Apple Corps Limited (la maison de disques des Beatles) autorisant Apple Computer à utiliser ce nom à condition qu'ils ne vendent jamais d'équipements audio/vidéo dotés de capacités de lecture ou d'enregistrement audio !

1981 : Dans la course à la puissance que se livrent les constructeurs de super-ordinateurs, CDC, après le CYBER 203 en 1979 sort le CYBER 205, l'ordinateur le plus puissant de son époque. Sa mémoire centrale est de 32 Mo et il délivre une puissance de 200 MFLOPS.

1981 : Matt Glickman et Mark Horton de l'université de Berkeley écrivent la version "B" du logiciel gérant les news USENET.

 

Janvier 1982 : Microsoft signe un accord avec Apple pour le développement de logiciels sur ce qui deviendra le Macintosh. Microsoft reçoit un des premiers prototypes pour réaliser ces développements

Janvier 1982 : Création de la société Sun Microsystems par Andy Bechtolsheim, Vinod Khosla et Scott Mc Neally, tous étudiants à Stanford, dans le but de commercialiser une station de travail.

Le matériel a été initialement développée par Andy Bechtolsheim à Stanford et connecté sur le réseau de l'université : le Stanford University Network ou SUN (mais le nom SUN se voulait aussi un clin d'oeil au premier fabricant de stations de travail : Apollo)

Rapidement, Bill Joy, développeur de l'Unix de l'Université de Berkeley, va rejoindre la société pour s'occuper de la partie logicielle et créer SunOS 1.O, dérivé de 4.1BSD.

La société commercialise la station de travail Sun 1 équipée d'un microprocesseur 68000, tournant sous Unix et munie d'origine d'une interface Ethernet et de TCP/IP.

Février 1982 : Création de la société Compaq Computers.

 

Février 1982 : Intel lance son nouveau processeur 16 bits tournant à 6 MHz : le 80286. Il comporte 134000 transistors, développe une puissance de 0.9 MIPS, est capable d'adresser 16 Mo de mémoire et est vendu 360 $.

 

Avril 1982 : Sinclair lance son ZX Spectrum pour succéder au ZX 81. La machine est munie d'un microprocesseur Z80A à 3.5 MHz, de 16 Ko de Rom, de 48 Ko de Ram et peut afficher en 256x192 pixels en 8 couleurs.

Malgré ses quelques défauts : clavier à touches cahoutchouc et multiples commandes Basic sur chaque touche (jusqu'à 6 !) ce sera le plus grand succès commercial de Sinclair, il s'en vendra plusieurs millions.

Mai 1982 : Nombre de machines connectées sur Internet : 235

 

Mai 1982 : Microsoft commercialise la version 1.1 de son MS/DOS pour IBM PC et aussi, c'est plus original, une version 1.25 pour compatibles PC !

 

Juin 1982 : Sony présente un prototype du premier lecteur de disquettes 3"1/2.

 

9 Juillet 1982 : Sortie dans les salles du film Tron de Walt Disney, le premier film utilisant massivement des effets spéciaux générés par ordinateur.

 

Août 1982 : Annonce du Cray X-MP, le premier super-ordinateur Cray multiprocesseur. Il pouvait comporter 2 ou 4 processeurs tournant à 105 MHz et développant une puissance de 235 Mflops chaque. Il pouvait aussi être équipé de 2 disques SSD (Solid State Disks, en fait composés de mémoire RAM) d'une taille maximale de 1 Go et d'un débit de 150 Mo/s ! C'est le Cray qui se vendra le mieux puisque 189 exemplaires seront construits jusqu'en 1988. (Le SSD est visible au premier plan, l'unité centrale est à droite sur la photo).

Août 1982 : Microsoft commercialise un logiciel tableur Multiplan pour IBM PC et Osborne 1.

Septembre 1982 : Commodore commercialise le Commodore 64, une machine dotée d'un microprocesseur 8 bits 6510, de 64 Ko de Ram, de 20 Ko de Rom, du Basic, d'un circuit son spécialisé et de graphiques couleur pour le prix très attractif de 600 $ (4000F). C'est encore à ce jour le modèle d'ordinateur le plus vendu : entre 17 et 22 millions d'unités.

Novembre 1982 : Compaq présente le Compaq Portable PC doté d'un 8088 à 4.77 MHz, de 128 Ko de Ram, d'un lecteur 5"25 et d'un écran monochrome 9". Il est vendu 3000$ est est compatible avec le PC d'IBM. Compaq a dépensé 1 million de $ pour entièrement recréer une ROM BIOS qui permette à sa machine d'être compatible PC sans violer les Copyrights d'IBM.

 

1982 : Sony et Phillips annoncent un nouveau support numérique à haute capacité permetant de stocker de la musique, le CD Audio ou des données informatiques : le CD-ROM.

 

1982 : L'ARPA choisis les protocoles TCP (Transmission Control Protocol) et IP (Internet Protocol) pour la communication sur le réseau ARPANET.

 

1982 : Le réseau EUnet (European Unix network) est mis en place pour interconnecter les machines Européennes et permettre la circulation de l'email et des news USENET. Les premiers pays raccordés sont la Hollande, le Danemark, la Suède et l'Angleterre.

 

1982 : John Warnock et Chuck Geschke ont développé au Xerox PARC un langage de description de page pour imprimante : Interpress.

Devant le manque d'interet de Xerox pour cette technologie, ils démissionnent et fondent leur propre compagnie : Adobe pour commercialiser leur propre langague de description de page : Postscript qui ouvrira la voie à la PAO (Publication Assistée par ordinateur).

 

1982 : Phillips et Sony signent un accord pour définir un standard de disque compact numérique à lecture par laser.

 

1982 : Tangerine commercialise l'ORIC 1, un micro familial 8 bits équipé du processeur 6502 à 1 MHz et de 16 Ko de Rom et de 16 ou 64 Ko de Ram.

 

Malgré ses défauts (clavier presque aussi abominable que la sauvegarde et relecture des programmes sur cassette audio !), son faible prix (2000 F puis rapidement seulement 1000 F) lui assurera un certain succès en France et en Angleterre.

1982 : Dragon Data Ltd commercialise le Dragon 32, un micro familial 8 bits équipé d'un microprocesseur 6809e à 0.9 MHz, de 16 Ko de Rom, de 32 Ko de Ram et d'un VRAI clavier pour 3500 F. Il pouvait afficher des graphiques en 256x192 pixels et, grâce à un convertisseur Digital Analogique, produire une grande variété de sons. L'horloge pouvait être temporairement poussée à 1.78 MHz par programmation mais rester en permanence à cette fréquence risquait d'endommager le CPU par surchauffe !

1982 : Thomson commercialise le TO 7. Equipé d'un 6809e à 1 MHz, de 8 Ko de Ram, d'une trappe pour insérer des cartouches de ROM contenant des programmes, d'un clavier type "membrane" et capable d'afficher des graphiques couleur en 320x200, le tout pour 3700 F.
L'originalité de la machine, c'est son stylo optique qui permet de dessiner directement sur la télé avec un logiciel de dessin ou des programmes écrits en Basic.
Bien sur, le succès de cette série d'ordinateurs viendra surtout du Plan Informatique pour Tous du gouvernement Français qui va garnir toutes les écoles (et leurs placards ?...) de machines Thomson.

1er Janvier 1983 : Le réseau ARPANET bascule du protocole NCP vers le protocole TCP/IP. 

Janvier 1983 : Apple présente un nouvel ordinateur exceptionnel : le Lisa (Local Integrated Software Architecture). Il comprend un 68000 à 5 MHz, 1 Mo de Ram, 2 Mo de Rom, un écran graphique intégré de 12" d'une résolution de 720x364 pixels, deux lecteurs de disquette 5"25 contenant 871 Ko, un disque dur de 5 Mo interne et surtout, il est entièrement et exclusivement utilisable à la souris grâce à son interface graphique. Le développement de cet ordinateur a coûté extrêmement cher à Apple (50 millions de $ pour le matériel et 100 millions de $ pour le logiciel), ce qui explique son prix élevé de 10000 $. Malgré ce prix, il s'agit tout de même du premier ordinateur personnel à interface graphique.

Du fait de son prix, cette machine rencontrera un succès limité (100000 exemplaires vendus).

Janvier 1983 : Commodore vend son millionième VIC 20.

Janvier 1983 : Apple lance l'Apple //e, évolution de l'Apple ][ de 1977 et muni de 64 Ko de Ram, Basic Applesoft, écran 80 colonnes et graphiques en 560x192 pour le prix de 1400 $.

Janvier 1983 : L'Unix System Development Lab d'AT&T publie Unix System V.

Mars 1983 : IBM commercialise son IBM PC XT équipé d'un disque dur de 10 Mo et d'un port série pour le prix de 5000 $. Il tourne sous MS/DOS 2.0 qui amène le support des disques dur jusqu'à 10 Mo, les disquettes de 360 Ko et la notion d'arborescence de répertoires sur le disque dur ou les disquettes.

Avril 1983 : John Sculley, ancien patron de Pepsi Cola est embauché par Apple au poste de COO (Chief Operating Officer).

Juin 1983 : Apple vend son millionième Apple ][.

Aout 1983 : Nombre de machines connectées sur Internet : 562

Novembre 1983 : Microsoft pour "occuper le terrain" promet formellement que son interface graphique pour l'IBM PC sortira en Avril 1984.

C'est aussi ce mois-ci que fut commercialisé Microsoft Word 1.0 pour MS/DOS.

1983 : La firme Japonaise ASCII et Microsoft s'allient pour définir le standard MSX (MicroSoft eXtended) dans le but de construire de nouveaux ordinateurs compatibles entre eux et concurrencer les autres ordinateurs 8bits, tous incompatibles.

La norme MSX fut définie à partir d'une machine existante, le Spectravideo 318 :
•    microprocesseur Zilog Z80 à 3.58 MHz
•    32 Ko de Rom contenant le MSX Dos et le Basic Microsoft
•    de 8 à 64 Ko de Ram
•    16 Ko de mémoire vidéo
•    texte en 40x24 ou 32x24, graphiques en 64x48 ou 256x192
•    son sur 3 canaux, 7 octaves
Les ordinateurs à cette norme eurent une réussite très moyenne en Europe, en Amérique du sud, en URSS et au Japon et absolument aucun aux USA.

Exemples de machines à cette norme : Yashica YC-64, Yeno DPC 64, Yamaha YIS-503, Sanyo MPC 64...

1983 : Les fabriquants de synthétiseurs musicaux se mettent d'accord sur une norme de communication permettant de relier leurs instruments entre eux et avec des ordinateurs : la norme MIDI.

1983 : Une passerelle est mise en place pour interconnecter ARPANET et CSNET.

1983 : Bjarn Stroustrup développe une extension orientée objet au langage C : le C++.

1983 : L'Université de Berkeley distribue une nouvelle version de son Unix BSD 4.2 incluant d'origine le protocole TCP/IP.

1983 : Gene Spafford organise le Backbone USENET, c'est à dire un ensemble de serveurs reliés entre eux sur Internet et s'échangeant les news rapidement pour aider au fonctionnement global d'USENET. C'est de la qu'est née la légende du Backbone Cabal, devenue depuis la Usenet Cabal, formée des administrateurs des serveurs de News du Backbone participant à une mailing-list décidant de la création des nouveaux groupes de nouvelles.

1983 : Silicon Graphics commercialise son premier terminal graphique IRIS 1000 basé sur un microprocesseur 68000 à 8 MHz, 4 Mo de Ram et sans disque dur.

SGI publie aussi la première version de sa librairie graphique dédiée au graphisme 3D : IRIS Graphics Library ou GL.

Dans cette période, les micros ordinateurs avec une interface graphique vont devenir accessibles à tous. C'est ce qui va permettre à une population de plus en plus large de profiter d'un micro-ordinateur à la maison.

Janvier 1984 : Lors de la mi temps du Superbowl, Apple diffuse le spot publicitaire "Orwellien" 1984 :

On January 24th, Apple Computer will introduce Macintosh. And you'll see why 1984 won't be like "1984".

Ce spot a été diffusé une seule fois mais, du fait de son aspect exceptionnel, il a été rediffusé des dizaines de fois lors des journaux télévisés.

24 Janvier 1984 : Steve Jobs présente l'Apple Macintosh au public. L'ordinateur se présentera lui même en disant "Hello, I am Macintosh and I am glad to be out of that bag" :-)
Le Macintosh est équipé d'un 68000 tournant à 8 MHz, de 128 Ko de Ram, 64 Ko de Rom, d'un lecteur de disquettes 3"1/2 400 Ko, d'une souris et d'un écran noir et blanc intégré 9" d'une résolution de 512x384 pixels.
Comme le Lisa, le Macintosh s'utilise entièrement à la souris grâce à son interface graphique. Son prix plus raisonnable de 2500 $ (25000 F) permettra à la machine de remporter un grand succès.

Janvier 1984 : Suite à un long procès pour violation de la loi antitrust la société AT&T Bell Systems est dissoute et réorganisée en de nombreuses sociétés plus petites surnommées les Baby Bells.

Février 1984 : IBM intente et gagne un procès contre les cloneurs Eagle Computer et Corona Data Systems pour violation de Copyright sur la Rom BIOS de l'IBM PC.

Mars 1984 : IBM commercialise l'IBM PCjr équipé de 64 Ko de Ram, un lecteur de disquettes 5"25 et sans moniteur pour 1300 $. Du fait de nombreux défauts (nombreux problèmes de compatibilité logicielle, 3 slots internes non compatibles PC, alimentation extérieure, clavier infrarouge et touches type "calculatrice"), la machine sera vivement critiquée par la presse, et fera un flop d'autant plus retentissant qu'il s'agit d'une machine IBM !

Avril 1984 : Apple commercialise l'Apple //c similaire à l'Apple //e mais d'un design plus compact et intégrant lecteur 5"1/4, 128 Ko de Ram, carte 80 colonnes, souris pour 1300 $. 52000 exemplaires de cette machine se vendront le jour même de la commercialisation.

Avril 1984 : Silicon Graphics commercialise sa première station de travail Unix avec moteur 3D intégré.

Avril 1984 : Microsoft présente Interface Manager (renommé par la suite Windows), un concept d'interface graphique pour le PC, et annonce sa sortie prochaine.

Juin 1984 : Le logiciel FidoBBS est programmé par Tom Jennings , sysop du serveur FidoBBS à San Francisco. Grâce à ce logiciel, il a été possible de mettre en place un réseau de micro ordinateurs permettant l'échange de courrier et de forums entre toutes les machines interconnectées, créant ainsi le réseau mondial Fidonet entièrement géré par des particuliers.
A la fin de l'année 1984, plusieurs dizaines de BBS étaient déjà interconnectés.
Avant d'être sur internet, votre serviteur a passé beaucoup de temps entre 1990 et 1995 sur ce réseau :-)

Juin 1984 : Ashton Tate commercialise le logiciel de gestion de bases de données DBASE III.

Juin 1984 : Motorola annonce son nouveau microprocesseur 32 bits M68020.

Juillet 1984 : Jack Tramiel, fondateur de Commodore et ayant quitté cette société en Janvier 1984 prend le contrôle d'Atari pour 240 Millions de $.

Août 1984 : Commodore rachète une petite société en train de mettre au point un nouveau micro ordinateur aux caractéristiques audio/vidéo révolutionnaires : Amiga Corporation.

Août 1984 : IBM commercialise le PC AT. Equipé du processeur 80286 à 6 MHz, de 256 Ko de Ram, d'une carte vidéo et d'un disque dur de 20 Mo, la machine coûte 6700 $.

Septembre 1984 : Digital Research commercialise son interface graphique GEM pour IBM PC.

Octobre 1984 : Nombre de machines connectées sur Internet : 1024

1984 : Hewlett Packard commercialise la première imprimante laser : la HP Laserjet. Elle a une résolution de 300dpi et coute 3600 $.

1984 : Sublogic commercialise Flight Simulator, un simulateur de vol pour Commodore 64. 

1984 : Lancement de l'Oric Atmos, évolution de l'Oric 1, muni d'un microprocesseur 6502 à 1 MHz, de 64 Ko de Ram et d'un vrai clavier.

1984 : Pour succéder au ZX Spectrum, Sinclair lance le QL (Quantum Leap). Il était muni d'un processeur 8/32 bits Motorola 68008 à 7.5 MHz, de 128 Ko de Ram, de 48 Ko de Rom contenant un système d'exploitation multi-taches et d'un Basic et pouvait afficher en 512x512 en 4 couleurs. La machine était aussi équipée de deux lecteurs de microcassettes de 100 Ko chacune et était vendue avec 4 logiciels de bureautique écrits par Psion.

Du fait du manque total de fiabilité de ses lecteurs de micro cassettes et du positionnement curieux comme machine de bureau, ce sera un échec total et la dernière machine Sinclair.

1984 : Sandy Lerner et Len Bosack fondent la société Cisco Systems dans le salon de leur maison (Cf. photo !) pour fabriquer et vendre les premiers Routeurs permettant d'interconnecter divers réseaux entre eux pour former un réseau global.

Ils viennent tous deux de l'Université de Stanford ou ils ont mis au point le réseau global du campus.

Le nom de la société vient de San FranCisco ou ils habitaient et le logo de la socié est une représentation du Golden Gate bridge.

1984 : Amstrad commercialise un micro familial 8 bits bon marché : le CPC 464 qui rencontrera un très grand succès en Europe.
La machine est dotée d'un Z80A à 4 MHz, de 32 Ko de Rom, 64 Ko de Ram et intègre d'origine un lecteur de cassettes et un écran, le tout pour 3000 F (ou 4500 F avec écran couleur).

1984 : Thomson commercialise le MO 5. Processeur 6809e à 1 MHz, 16 Ko de Rom, 48 Ko de Ram et clavier caoutchouc pour 2400 F.
Encore une fois, le plan Informatique Pour Tous garantira le volume de vente de cette machine et assurera le remplissage des placards des écoles Françaises...

Janvier 1985 : Atari présente l'Atari 130 ST pour 400 $ et l'Atari 520 ST pour 600$ (9500F en France). Muni de 128 Ko de Ram pour le premier et 512 Ko de Ram pour le second, il dispose du processeur 16/32 bits Motorola 68000 à 8 MHz, de 192 Ko de Rom, d'une souris, d'un lecteur de disquettes séparé, de ports MIDI et il est capable d'afficher des graphiques en 512 couleurs. La grande originalité est son interface entièrement graphique : GEM développé par Digital Research.

En référence à Jack Tramiel, patron d'Atari et au Macintosh, le ST est rapidement surnommé Jackintosh.

Janvier 1985 : Microsoft lance son logiciel de traitement de textes Word pour Macintosh

Janvier 1985 : Commodore commercialise le remplaçant du CBM 64 : le CBM 128. Cette machine disposait de 2 microprocesseurs : un 8502 tournant à 1 MHz en mode compatible CBM64 ou à 2 MHz en mode CBM 128 et un Z80 pour pouvoir faire démarrer l'ordinateur sous CP/M si un lecteur de disquettes était connecté. La machine disposait de 128 Ko de Ram et de 44 Ko de Rom contenant un Basic nettement amélioré par rapport au CBM 64.

La machine, sortie un peu tardivement remporta un succès relatif.

Mars 1985 : Le cofondateur d'Apple, Steve Wozniak quitte la société pour fonder une société de jeux vidéo.

Mai 1985 : Le cofondateur d'Apple, Steve Jobs est "viré" de la direction par John Sculley, nouveau patron d'Apple et ex patron de Pepsi Cola.

Mai 1985 : Microsoft présente sa nouvelle interface graphique Microsoft Windows 1.0 lors du salon Comdex et annonce sa vente pour Juin au prix de 95 $.

Mai 1985 : Microsoft lance la première version de son nouveau tableur graphique Excel pour Macintosh.

Juillet 1985 : Commodore présente l'Amiga 1000, une machine révolutionnaire pour l'époque, à la fois pour son système d'exploitation multitaches muni d'une interface graphique, le Workbench, mais aussi par ses performances graphiques hors du commun dues non seulement au microprocesseur Motorola 68000 qui l'équipe mais aussi aux composants spécialisés qui s'occupent de la gestion du graphisme et du son. La machine est ainsi capable d'afficher des images en 4096 couleurs, d'afficher plusieurs résolutions différentes sur des parties de l'écran et de jouer du son digitalisé en stéréo sur 4 canaux.

Munie de 256 Ko de Ram, d'un lecteur de disquettes 3"1/2 de 880 Ko et d'une souris, la machine sera vendue 1300 $ (18000F en France).

Septembre 1985 : Steve Jobs et 5 ex-dirigeants d'Apple fondent NeXT Incorporated pour développer un "meilleur Macintosh".

Octobre 1985 : Intel lance le processeur 32 bits 80386DX tournant à 16 MHz. Il comporte 275000 transistors et peut adresser 4 Go de mémoire. Il est vendu 299 $.

Octobre 1985 : Nombre de machines connectées sur Internet : 1961

Novembre 1985 : Microsoft met enfin Microsoft Windows 1.0 sur le marché, deux ans après son annonce, au prix de 100 $.

1985 : Chips & Technologies lance un ensemble de 5 composants (chipset) permettant de fabriquer un PC AT 100% compatible pour bien moins cher qu'en achetant les 63 composants utilisés dans un PC IBM.

La disponibilité de ce jeu de composants et de ROM BIOS compatibles marque le début de l'explosion du marché des compatibles PC et aussi la perte de contrôle du marché du PC par IBM.

1985 : Novell lance Netware son logiciel serveur de fichiers pour groupe de travail de PC.

1985 : Aprés le succès très moyen de la norme MSX, Microsoft et la firme Japonaise ASCII ont retenté l'opération avec la norme MSX 2 :
•    microprocesseur Zilog Z80 à 3.58 MHz
•    48 Ko de Rom contenant MSX Dos 2.0 (très proche de MS-DOS 3.3)
•    64 Ko de Ram minimum
•    64 Ko de mémoire vidéo minimum
•    graphismes jusqu'en 512x512, 16 ou 256 couleurs parmi 512
•    son sur 3 canaux, 7 octaves
Devant l'absence de réussite de cette norme qui faisait pale figure devant les tout nouveaux Atari ST et Amiga, Microsoft quitta le projet.
1985 : Aldus commercialise son logiciel de mise en page assistée par ordinateur Page Maker pour le Macintosh.

1985 : Apple commercialise sa première imprimante laser Postscript au prix de 7000 $.
L'ensemble Macintosh + imprimante laser Postscript + logiciel de mise en page va donner naissance au marché de la PAO (Publication Assistée par Ordinateur) qui va révolutionner l'imprimerie.

1985 : La NSF (National Science foundation) forme le réseau NSFNET reliant 5 sites équipés de super ordinateurs avec des liaisons à 56 kbits/s : L'université de Princeton, Pittsburgh, l'université de Californie à San Diego, l'université de l'Illinois à Urbana-Champaign et l'université de Cornell.
Ce "backbone" va également permettre de relier tous les réseaux régionaux utilisant le protocole TCP/IP, faisant ainsi disparaitre les frontières entre ces réseaux et former un vrai réseau global interconnectant toutes les universités américaines et aussi quelques réseaux Européens et Canadiens.


1985 : Commercialisation du CRAY 2, premier ordinateur à dépasser la puissance de 1 Gflop (1 Milliard de calculs en virgule flottante par seconde). La machine est équipée de 4 processeurs tournant à 250 MHz et peut adresser directement jusqu'à 4 Go de mémoire vive. Elle tourne sous Unix System V : UNICOS. Chaque processeur a une puissance de 488 Mflops. Un programme de multiplication de matrices utilisant les 4 processeurs dispose d'une puissance de 1.7 Gflops.

L'unité centrale (sur la droite) est entièrement immergée dans un liquide conducteur de chaleur et isolant électrique (fluorinert) pour assurer son refroidissement. Les colonnes transparentes visibles à gauche servent à évacuer les bulles se formant dans le liquide entrant partiellement à ébullition au contact des circuits de l'unité centrale.

Février 1986 : Nombre de machines connectées sur Internet : 2308

Juin 1986 : Commercialisation du premier microprocesseur RISC, le MIPS R2000, tournant à 8 MHz et développant une puissance de 5 MIPS.

Septembre 1986 : Lancement de l'Apple IIgs qui se veut le successeur de l'Apple ][. Il est équipé d'un processeur 16 bits Western Digital 65C816 tournant à 2.8 MHz ou à 1 MHz en mode compatible 6502, lui permettant ainsi d'être compatible avec l'Apple ][. Il dispose de 128 Ko de Rom, 256 Ko de Ram extensibles à 1.2 Mo, peut afficher en 640x200 en 4 couleurs et dispose d'un circuit sonore Ensoniq de très bonne qualité.

Cette machine plus couteuse que les Atari ST et Amiga et peu soutenue par Apple qui favorisait surtout le Macintosh s'est assez peu vendue.

Septembre 1986 : Alors que tous les constructeurs attendent qu'IBM se décide à sortir un PC muni d'un processeur 80386 pour le cloner, Compaq décide de prendre tout le monde de vitesse et sort son Deskpro 386 qui rencontrera un grand succès.

Novembre 1986 : Nombre de machines connectées sur Internet : 5089

1986 : En Angleterre, Amstrad prend le controle de Sinclair.

1986 : Adobe commercialise Illustrator pour l'Apple Macintosh. Il sagit du premier logiciel de dessin Postscript.

1986 : Berkeley Softworks lance l'interface graphique Geos pour Commodore 64.

1986 : Apple lance une version améliorée du Macintosh : le Mac Plus muni de 1 Mo de Ram extensible à 4 Mo, d'une interface SCSI, d'un lecteur 3"1/2 de 800 Ko de capacité et d'une interface réseau Appletalk.

1986 : Le MIT publie la première version de son environnement graphique pour station Unix : X v10.4.

1986 : Atari commercialise de nouvelles versions de l'Atari ST avec lecteur de disquette et alimentation intégrés : Le 520 STf avec 512 Ko de Ram au prix de 4000 F et le 1040 STf avec 1 Mo de Ram au prix de 10000 F.

1986 : La société Thinking Machines commercialise le premier super ordinateur massivement parallèle d'un nouveau type : la Connection Machine CM-1 pouvant comporter jusqu'à 65536 processeurs ! La machine est un peu conçue comme le cerveau humain car chaque processeur effectue un travail très réduit mais ce qui compte, c'est la façon dont sont reliés les processeurs entre eux. La machine reconfigure les connexions internes entre les processeurs pour résoudre un problème donné.
L'inconvénient de cette architecture est, bien sur, l'extrème complexité de la programmation et surtout de l'optimisation des programmes pour la vitesse.

1984
 
VG 5000
Un clavier de minitel
 
Le VG 5000 est le premier ordinateur familial de la grande firme hollandaise Philips. Son clavier est une réutilisation désastreuse d'un clavier de type minitel, intégré dans un boîtier peu attrayant, le tout desservant de bien maigres capacités graphiques et sonores ! Le VG 5000 se place au niveau des ZX 81 et autres , c'est-à-dire proposant une machine assez peu puissante ni innovante, mais peu chère.

L'annonce de la machine se fait lors du salon du son et de l'image qui a lieu à Paris en 1984, où Philips dévoile une maquette en bois de sa machine. Elle sort quelques mois plus tard à la fin de l'année. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le lancement de la machine ne se fait pas en grande pompe, on voit bien que Philips refait le coup de la Videopac, en se plaçant dans un créneau bas de gamme.

Techniquement, ce micro est architecturé autour d'un très classique Z80 à 4 MHz. La bête compte 24 Ko de mémoire vive dont 14 Ko sont utilisables par le Basic. Preuve de la très faible puissance de la machine, elle ne peut afficher que du texte en 40 par 25 ! Même si les publicités de l'époque arborent fièrement un 320 par 250 pixels, ceci est tout simplement dû à une ruse marketing qui consiste à compter le nombre de points par lettre affichée... La machine utilise des cassettes audio pour stocker les jeux, principale activité du VG 5000 avec les éducatifs. Le problème est que leur qualité est vraiment pitoyable ! La qualité des jeux n'est même pas au niveau de la Videopac, pourtant sortie quelques années avant !

Fiche technique
Nom VG 5000
Type Micro-ordinateur familial
Constructeur Philips
Origine Pays-Bas
Année de sortie 1984
Processeur principal Zilog Z80A (8 bits)
Fréquence 4 MHz
Mémoire vive 24 Ko
Mode graphique 320*250 en 8 coul.
Son 1 voie 5 octaves
Mémoire de masse Cassettes audio

1985
 
PCW
La machine à traitement de texte
 
Les Amstrad PCW sont des machines spécialement dédiées au traitement de texte et qui tirent une bonne partie de leur hardware à la famille des : même microprocesseur, même unité(s) de disquettes 3 pouces.

Livrés dans un pack complet comprenant l'ordinateur, une imprimante à aiguilles de qualité courrier (en format propriétaire, pas fou le crocodile !) et des logiciels, les PCW eurent pas mal de succès auprès des petits éditeurs, des auteurs indépendants ou journalistes. Amstrad avait bien vu que beaucoup de gens utilisaient leur micro pour des applications personnelles, sans jeux ni programmation Basic.

Le PCW 8512 ne dispose pas de système d'exploitation en mémoire morte, il faut donc utiliser une disquette, les fameuses au format trois pouces si chères à l'époque, pour se retrouver directement dans un système permettant de taper un texte ou d'ouvrir un fichier contenant un texte. Très simple, le grand public apprécie. A noter que l'on peut aussi utiliser un Basic sur la machine, mais cela est très peu utilisé. La machine fait suite au PCW 8256, constituant le haut de gamme. Comme son nom l'indique, le PCW 8512 dispose de 512 Ko en mémoire vive, mais aussi de deux lecteurs de disquettes, dont un lisant les disquettes de 720 Ko et quelques autres améliorations de second ordre. Une version améliorée de la gamme, le PCW9512, sortira plus tard.
Fiche technique
Nom PCW 8512
Type Micro-ordinateur
Constructeur Amstrad
Origine Grande-Bretagne
Année de sortie 1985
Processeur principal Zilog Z80A (8 bits)
Fréquence 4 MHz
Mémoire vive 512 Ko
Modes graphiques 720*256 (monochrome)
Son 1 voie
Mémoire de masse Disquettes 3 pouces, 180 ou 360 Ko par face
Gamme PCW 8256, 8512, 9512

1986
 
ST
Un roi déchu
 
En 1985, après la réussite de sa console VCS 2600 et l'accueil mitigé de ses premiers ordinateurs, (modèles 400 et 800), Atari compte répondre à Apple et fournir une machine 16 bits aussi puissante et beaucoup moins chère que le Macintosh. L'Atari 520 ST est un bon essai que vient transformer l'Atari 520 STF en 1987. Les défauts majeurs sont corrigés (lecteur de diquettes intégré et système d'exploitation en ROM), et c'est le début d'une longue lignée de machines dont la dernière date de 1992 : le Falcon, ultime résistant d'Atari face à la déferlante PC.


L'Atari ST doit son succès à son prix, mais aussi à sa simplicité. Son système (le TOS) dispose d'une interface graphique très sympathique, le GEM de Digital Research. Malgré ses limitations, il permet l'utilisation de puissants logiciels de musique ou de mise en page, les deux spécialités de l'Atari ST. Les professionnels de l'édition peuvent acquérir un système complet pour un prix nettement plus intéressant que chez Apple.

L'Atari ST doit son succès à son prix, mais aussi à sa simplicité. Son système (le TOS) dispose d'une interface graphique très sympathique, le GEM de Digital Research. Malgré ses limitations, il permet l'utilisation de puissants logiciels de musique ou de mise en page, les deux spécialités de l'Atari ST. Les professionnels de l'édition peuvent acquérir un système complet pour un prix nettement plus intéressant que chez Apple.

Les développeurs sont également très gatés. Le ST dispose d'un nombre important d'outils de programmmation, le GFA Basic étant sûrement le plus diffusé. Il en découle une grande production logicielle dont beaucoup de jeux. La collection est complète : jeux venant du monde 8 bits, adaptations d'arcade ou jeux 16 bits de grande qualité. Les capacités sonores des premiers modèles étant limités, les Atari STE viennent corriger ce point et apporte d'autres améliorations comme la présence d'un chipset graphique avec une palette de 4096 couleurs. La série des ordinateurs Atari se termine en 1992 avec le Falcon, fabuleuse machine, qui intègre un DSP et un système d'exploitation multitâche puissant. Mais il est trop tard, le PC commence à régner en maître.
 
Fiche technique
Nom 520 STF
Type Micro-ordinateur familial
Constructeur Atari
Origine Etats-Unis
Année de sortie 1986
Processeur principal Motorola MC68000 (16/32 bits)
Fréquence 8 MHz
Mémoire vive 512 Ko
Modes graphiques 320*200 (16 coul.), 640*200 (4 coul.), 640*400 (monochrome)
Son 3 voies + bruit
Mémoire de masse Disquettes 3 pouces 1/2, 720 Ko
Gamme 520 ST-STF-STE, 1040 STF-STE, Mega ST-STE, TT

1985
 
128
Le fils du C64
 
Le C128, successeur direct du C64, a été lancé au CES de Las Vegas en 1985. La machine était sensée faire concurence à IBM et son PC XT et Apple. En fait, la seule star de cette exposition était l'Atari 130 ST !

Le gros intérêt de cette machine est sa possibilité de swapper entre différents modes, selon la compatibilité que l'on veut. Elle est entièrement compatible avec la logithèque du C64.

On dénombre trois modes, permettant d'utiliser l'ordinateur en C128, C64 ou même CP/M grâce au Z80 inclu dans la machine. Le mode C128 fait démarrer l'ordinateur sur le Basic 7.0, disposant d'environ 140 commandes, les 128 Ko de mémoire vive étant alors utilisables. Le mode C64 donne les fonctionnalité d'un C64, c'est à dire 64 Ko de mémoire vive et un Basic 2.0 pour le plus important. A savoir que lorsque l'on utilise une cartouche, la machine démarre automatiquement en mode C64. Le mode CP/M, quand à lui, peut tourner en 40 ou 80 colonnes, selon que la touche dédiée est enfoncée ou non. La machine ne dispose pas du CP/M en ROM, il faut donc un lecteur de disquettes branché et une disquette système. Le CP/M 3.0 de Digital Research a été utilisé, Commodore lui apportant quelques fonctionnalités en plus. Ce CP/M est appelé CP/M 128. On peut alors utiliser les mêmes périphériques que dans le mode C128, ainsi que la même quantité de mémoire vive.
Fiche technique
Nom C128
Type Micro-ordinateur familial
Constructeur Commodore
Origine Etats-Unis
Année de sortie 1985
Processeur principal MOS 8502 (8 bits) et Zilog Z80 (8 bits)
Fréquence 2 MHz
Mémoire vive 128 Ko
Mode graphique 320*200 en 16 coul.
Son 3 voies PCM
Mémoire de masse Disquettes 5 pouces 1/4
Gamme C128, C128d

1987
 
500
Celui par qui tout est arrivé
 
Comme l'Atari ST, l'Amiga est un micro-ordinateur 16/32 bits dont le premier modèle date de 1985. La guerre qu'il y eu entre les deux machines ne pouvait pas déterminer de vainqueur, l'une étant plus puissante (l'Amiga), l'autre étant moins chère (le ST). Le microprocesseur est le même, un Motorola MC68000 à des vitesses quasiment égales, et la mémoire embarquée sur les modèles les plus courants est la même (512 Ko).

L'Amiga fait beaucoup mieux au niveau image et son avec de nombreux modes graphiques, une palette de couleurs beaucoup plus large et 4 voies stéréo. L'Amiga est techniquement en avance sur son temps, car son hardware est riche de puces dédiées à certaines tâches. Il dispose aussi d'un système d'exploitation multitâche et de certaines facilités pour le traitement de la vidéo. Par contre, il ne possède pas de prises MIDI en standard comme l'Atari ST, son format de disquettes n'est pas compatible MS-DOS et la lecture de ces mêmes disquettes est très lente. De plus, la logithèque de la machine ne vaut pas celle de l'Atari ST en ce qui concerne les applications bureautiques ou les outils de programmation. Mais la qualité des jeux vaut largement le détour à l'époque, au moment où le PC affiche difficilement 4 couleurs, et les consoles sont des petites 8 bits aux capacités limitées.

Commodore essaie diverses stratégies au début des années 90 (station de salon ou console de jeux), mais l'aventure Amiga se termine en 1994. Toutefois l'Amiga garde une précieuse place dans le cœur de nombreux aficionados de l'époque.
Fiche technique
Nom Amiga 500
Type Micro-ordinateur familial
Constructeur Commodore
Origine Etats-Unis
Année de sortie 1987
Processeur principal Motorola MC68000 (16/32 bits)
Fréquence 7.14 MHz
Mémoire vive 512 Ko
Modes graphiques
320*256 (32 coul.), 640*512 (16 coul.), 704*580 (64 coul.), 4096 coul. (mode HAM)
Son 4 voies stéréo
Mémoire de masse Disquettes 3 pouces 1/2, 880 Ko
Gamme Amiga 1000, 500, 2000, 3000, CDTV, 500+, 4000

1985
 
NES
Le 8 bits selon Nintendo
 
Après le crash de 1983, à une époque où les micro-ordinateurs ont pris le dessus face aux anciennes consoles de jeux, seul Nintendo tente de lancer sa dernière console en date, la Famicom (nom japonais), qui est l'abréviation de Family Computer. Celle-ci, après un démarrage lent au Japon puis aux USA, fait finalement son entrée remarquée en France avec un modèle appelé NES (Nintendo Entertainment System), au boîtier différent et pourvu d'une sortie vidéo célèbre pour restituer des couleurs horriblement baveuses.

Quand la console sort au Japon en 1983, Yamauchi, président de Nintendo, veut une console en avance sur son temps et surtout très peu chère, mais il va se rattraper sur le prix des jeux. Au final, elle possède une logithèque riche et variée composée de nombreuses valeurs sûres comme la série des Mario, Donkey Kong ou celle des Zelda, toutes des créations de Shigeru Miyamoto. En s'acquérant une bonne notoriété chez les plus jeunes, la NES arrive à prendre sa revanche sur les micros, la crise étant à peu près passée. Pourtant, en Europe, le succès est tout relatif car Nintendo néglige ce continent, ce qui permet à Sega d'avoir la part belle dans cette partie du monde.

 
Fiche technique
Nom NES
Type Console de salon
Constructeur Nintendo
Origine Japon
Année de sortie 1985
Processeur principal Western Design 6502 (8 bits)
Fréquence 1.79 MHz
Mémoire vive 32 Ko
Mode graphique 256*224 (16 coul.)
Son 3 voies mono + bruit
Mémoire de masse Cartouches

1986
 
NMaster System
Le pro du 8 bit
 
La Master System est la réponse de Sega face à Nintendo et à sa NES. La console alors proposée est un projet déjà ancien et pas spécialement innovateur. Sega y adapte, avec bien sûr une perte de qualité, ses jeux arcade, et sort quelques jeux originaux qui vont marquer l'histoire des jeux vidéo, comme Shinobi et plus tard Sonic.

Sega a d'abord beaucoup oeuvré dans l'arcade, mais le constructeur veut se diversifier et sortir une console familiale. Mais la firme, comme toutes les autres, se fait surprendre par la sortie éclaire de la NES en 1985 aux Etats-Unis. Ainsi, la Master System ne sort qu'en 1986. Par chance, Nintendo a négligé l'Europe, et ce sera donc le terrain de prédilection de Sega qui gagnera sur le vieux continent.
Le nombre de jeux sur cette console est très étendu, mais sont pour l'essentiel issus de développements japonais ou européens, car les américains n'ont pas vraiment accroché cette console... Le principal problème technique de la console provient du peu de mémoire vidéo : il n'y a pas la place pour les masques des sprites et ceux-ci se chevauchent bien mal dans beaucoup de jeux. Il en résulte un affichage un peu chaotique, surtout dans des jeux comme Afterburner ou Thunder Blade.

La machine sort sous une première forme, assez imposante, qui permet de mettre des cartouches telles que nous les connaissons, mais aussi des cartouches plates, en forme de carte de crédit, un peu comme celles des consoles de Nec. Une nouvelle version relookée sort un peu plus tard, elle est plus petite, mais on ne peut plus mettre de cartouches de style carte de crédit.

 
Fiche technique
Nom Master System
Type Console de salon
Constructeur Sega
Origine Japon
Année de sortie 1986
Processeur principal Zilog Z80A (8 bits)
Fréquence 3.58 MHz
Mémoire vive 24 Ko
Mode graphique 256*192 (16 coul.)
Son 3 voies stéréo (avec casque) + bruit
Mémoire de masse Cartouches de 8 à 512 Ko
Gamme Master System, Master System II

1986
 
VCS 7800
Le meilleur du 8 bits
 
VCS comme "Video Computer System". C'est en ces termes qu'Atari s'attaque au marché de la console de salon, après avoir grandement œuvré dans les salles d'arcade.

La VCS 7800 est le dernier modèle de la lignée, commencée avec la 2600. Evidemment, la console est plus puissante, puisqu'elle est sortie en 1986, et a donc des caractéristiques techniques assez comparables à celles des NES ou Master System, mais le son reste désespérement mauvais. Elle possède pourtant le gros avantage d'être compatible avec la ludothèque de la VCS 2600 (avec toutefois quelques problèmes, notamment une version de Centipede).

Les manettes ressemblent à celles de la NES, mais disposent en plus d'un petit manchon qui se visse sur la croix directionnelle. Pour un peu on se croirait en arcade ! La console dispose d'un jeu intégré, et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit d'une version remise au goût du jour d'Asteroids ! Les graphismes ont été améliorés, mais le principe de jeu reste le même...

Pourtant le succès ne sera pas au rendez-vous, Atari s'était déjà un peu planté avec sa VCS 5200 aux Etats-Unis. Le crash de 1983 a tout balayé sur son passage, et les entreprises américaines ont bien du mal à refaire surface. Les firmes japonaises, Nintendo en tête, prennent chaque jour un peu plus de parts de marché dans ce petit monde qui arrive peu à peu à maturité. Atari, qui connaissait à cette époque le succès avec ses ST, ne porte pas assez d'attention au niveau des consoles... avec le résultat qu'on connaît.

Fiche technique
Nom VCS 7800
Type Console de salon
Constructeur Atari
Origine Etats-Unis
Année de sortie 1986
Processeur principal MOS 6502C (8 bits)
Fréquence 1.79 MHz
Mémoire vive 32 Ko
Mode graphique 320*205 en 16 coul.
Son 2 voies mono
Mémoire de masse Cartouches 7800 ou 2600
Gamme 2600, 5200, 7800

1986
 
GS
La légende
 
L'Apple IIgs représente le tout dernier maillon de la longue et prestigieuse chaîne des Apple II. Destiné à contrer les Atari ST et Commodore Amiga, notamment dotés de la couleur en standard, voilà que le IIgs se prend pour un ordinateur "multimédia" 16 bits avec à la clé un système d'exploitation aussi peu standard que ses caractéristiques.

L'Apple IIgs est doté d'un microprocesseur qui, s'il se veut aussi 16 bits que les Motorola 68000 des Atari ST et autres Amiga, ne fonctionne qu'à 2 malheureux MHz. C'est un 65C816 de MOS Technologies (qui dit Commodore), qui a la faculté de pouvoir fonctionner en tant qu'un 6502 à 1 MHz de base. Cela ne fait-il pas Tilt dans votre tête ? Et oui, le IIgs, malgré ses différences techniques, peut parfaitement ou presque émuler un ordinateur IIc ou IIe ! Afin de réaliser cette tâche ardue, une puce nommée MegaII contient à elle seule l'intrégralité des circuits présents dans les Apple IIc et IIe. Un exploit qu'il faut signaler.

Pas simplement compatible IIe, le IIgs posséde un circuit graphique à mi-chemin entre l'Amiga et l'Atari ST : il affiche en effet 320 par 200 points en 16 couleurs mais sur une palette de 4096 couleurs. Un mode haute résolution de 640 par 200 points en 4 couleurs est également disponible. Côté son, le IIgs place très haut la barre de la qualité, avec l'utilisation d'une puce de synthèse sonore 16 voies FM de chez Ensoniq, le célèbre fabricant de synthétiseurs. Les démos de l'époque mettaient parfaitement en valeur cette avancée technologique par rapport aux concurrents directs du IIgs. Mais la machine ne connut pas le succès, dû sans nul doute à son prix prohibitif.

Fiche technique
Nom Apple IIgs
Type Micro-ordinateur
Constructeur Apple
Origine Etats-Unis
Année de sortie 1986
Processeur principal 65C816 (16 bits)
Fréquence 2 ou 1 MHz en mode Apple II
Mémoire vive 256 Ko
Modes graphiques 320*200 (16 coul.), 640*200 (4 coul.)
Son Ensoniq 16 voies FM mono
Mémoire de masse Disquettes 3 pouces 1/2 800 Ko

1986
 
PC 1512
Un compatible PC réussi
 
Désireux d'élargir son champ d'action ou sentant le vent tourner en faveur du marché des compatible , Amstrad sort en 1986 son premier modèle de PC. Fort de l'expérience acquise avec la gamme des CPC (464, 664 et 6128 ainsi que la gamme Plus), le constructeur au crocodile reprend donc le format IBM tout en ajoutant sa petite note d'innovation.

Au niveau matériel, la machine est architecturée autour d'un Intel 8086, très répandu à l'époque, et bien que dépassé, restant satisfaisant pour une utilisation familiale (le nerf de la guerre d'Amstrad). La mémoire vive est de 512 Ko, extensible à 640 Ko. On retrouve tout ce qui fait le PC de base, avec une carte graphique CGA, mais aussi un mode spécialement conçu par Amstrad.

De même au niveau de la conception, on est agréablement surpris par les petites choses qui vous facilitent la vie : l'éternel buzzer est règlable ! La pile du BIOS est en fait composé de quatre piles de type standard, placées juste sous l'écran. Hérité du CPC, le branchement de l'alimentation se fait uniquement de l'écran, deux câbles au format propriétaire venant se brancher sur l'unité centrale. Ainsi, lorsque l'on allume l'écran, on allume tout la machine. Autre chose assez étonante : ce PC ne comporte pas de ventilateur, il est donc totalement silencieux.

Au niveau des logiciels, c'est la même chose. Bien que l'on trouve un MS-DOS 3.2 à peine changé, on a surtout le DOS Plus, une version améliorée du CP/M 86 qui ne laisse pas les habitués du CPC perdus trop longtemps. La machine se veut simple à utiliser, principalement pour toute la famille, on trouve ainsi une interface graphique, le GEM, de Digital Research, présent aussi sur les Atari ST ! Pour aller avec cette surcouche du DOS, une souris est bien entendu livrée.

Fiche technique
Nom PC 1512
Type Micro-ordinateur
Constructeur Amstrad
Origine Grande-Bretagne
Année de sortie 1986
Processeur principal Intel 8086 (16 bits)
Fréquence 8 MHz
Mémoire vive 512 Ko
Modes graphiques 320*200 (4 coul.), 640*200 (16 coul.)
Son Intégré 1 voie
Mémoire de masse Disquettes 5 pouces 1/4
Gamme PC 1512, 1640

1987 à 1993
 
II
Le premier Mac des graphistes
 
Au milieu des années 1980, il faut montrer aux détracteurs de la pomme que la société Apple peut créer un système ouvert et puissant comme elle l'a déjà fait auparavant avec l'Apple II. Elle dévoile au début de l'année 1987 son Macintosh II. Steve Jobs n'est pas vraiment emballé à l'idée de créer ce type d'ordinateur. Il préfère le concept initial du Macintosh compact. Le développement est réalisé en secret par Mike Dhuey, rejoint par Brian Berkely et avec le soutien de Jean-Louis Gassée.

Basé sur le nouveau processeur Motorola 68020, le Macintosh II assure le renouveau de la gamme. Pour reprendre la formule à succès de l'Apple II, le Macintosh II dispose de nombreux slots d'extension au nouveau format Nubus. Autre nouveauté attendue, il permet d'afficher en couleur, ce qui plaît au public. Ce 32 bits est le premier de la gamme. Imparfaitement d'ailleurs, le Mac II n'accède pas entièrement à sa mémoire en 32 bits, mais un gestionnaire corrige ce problème par logiciel. Il faudra attendre le modèle IIcx.

Le boîtier supprend par sa taille imposante. Cette dernière est justifiée par les dimensions importantes de la carte mère. Le clavier étendu comprend des touches de fonctions, curseurs et la touche de mise en marche de l'ordinateur. Contrairement aux compacts, le Macintosh II est livré en kit car le moniteur et la carte vidéo (monochrome ou couleurs) sont en option. Il est même possible d'en installer plusieurs pour agrandir l'espace de travail. La machine la plus véloce de la gamme sera le IIfx, avec un 68030 poussé à 40 MHz et secondé par le coprocesseur 68882. Une bête de course à l'époque !
Fiche technique
Nom Macintosh II
Type Micro-ordinateur
Constructeur Apple
Origine Etats-Unis
Années de sorties 1987 à 1993
Processeur principal Motorola MC68020, 30 (32 bits)
Fréquence 16 MHz minimum
Mémoire vive 256 Ko minimum
Modes graphiques 640*480 en monochrome ou coul.
Son Stéréo
Mémoire de masse Disquettes 3 pouces 1/2 800 Ko, disque dur
Gamme II, IIx, IIcx, IIci, IIfx, IIsi, IIvx, IIvi

1987
 
PS / 2
Révolution ratée
 
IBM présente la série de ordinateurs personnels PS/2 le 2 avril 1987, avec des prix allant de 2 595 à 10 895 $. L'offre initiale est composée de quatre modèles : le modèle 8530 avec un processeur Intel 8086 à 8 MHz, les modèles 8550 et 8560 avec des processeurs 80286 à 10 MHz, et pour finir le 8580 avec un 80386 à 20 MHz. En août 1987, IBM présente un modèle d’entrée de gamme complet, le 8525 à un prix attractif. Celui-ci se présente sous la forme d’un boîtier beige compact et plat, qui accueille un processeur Intel 8086 cadencé à 8 MHz.

En même temps, le système d'exploitation censé concurrencer Microsoft, OS/2, sort. Mais la plupart des acheteurs continuent d'utiliser MS-DOS. La lignée PS/2 est livrée avec une souris, et IBM espère regagner des parts de marché en proposant une architecture de bus propriétaire, appelée Micro Channel ou MCA. Mais un problème demeure : toute l’industrie du PC reste attachée au bus standard existant, l’ISA. IBM ne réussira jamais à retrouver le succès des premières années du PC.

L’IBM PS/2 modèle 8560, fait donc partie des premières séries de PS/2, lancées par IBM durant l’année 1987. Contrairement aux apparences, c’est bien un PC, et non un mini-ordinateur comme le RS/6000 par exemple. Car la machine est volumineuse, c’est le moins que l’on puisse dire. Techniquement, elle est quasiment identique à son aîné de bureau le modèle 50, à ceci près que cette version permet beaucoup plus d’extensions. Intérieurement, la machine est architecturée autour d’un Intel 80286 à 10 Mhz épaulé par un coprocesseur mathématique 80287. Le processeur est installé à l’aide d’un support PGA, un slot assez cher qui sera vite remplacé par le PLCC. Le disque dur d’une capacité de 40 Mo est au format MFM. On verra dans les versions suivantes un disque dur de 70 Mo au standard ESDI, plus rapide. A noter que ces disques sont de taille assez importante. Ils disposent chacun de quatre plateaux prenant pas mal de place ! Toutefois, ces disques s’installent dans la machine sans tournevis...

Fiche technique
Nom PS/2 Modèle 8560
Type Micro-ordinateur
Constructeur IBM
Origine Etats-Unis
Année de sortie 1987
Processeur principal Intel 80286 ou 80386 (32 bits)
Fréquence 10 MHz
Mémoire vive 1 Mo
Mode graphique 640*480 (256 coul. VGA)
Son Intégré 1 voie
Mémoire de masse Disquettes 3 pouces 1/2
Gamme PS/2 8525, 8530, 8535, 8540, 8550, 8560

1987
 
X68000
La machine nippone de rêve
 
Quand on compare la version X68000 avec l'Amiga d'un jeu comme Shufflepuck Café, on ne peut que constater l'avance technologique qu'avait le Sharp à son époque. Une telle finesse, avec 256 couleurs, était de l'ordre de la science-fiction sur micro-ordinateur familial. Et pourtant, le X68000 a bel et bien existé !

C'est aussi sans compter les nombreuses adaptations quasi parfaites de jeux d'arcade. On peut notamment citer Gemini Wing, Ghouls and Ghosts, Final Fight, Bubble Bobble, Bomberman et Darius. Dommage que le X68000 soit resté confiné au Japon sans jamais atteindre un continent.
Cette machine peu connue, mais vendue à 120 000 unités au Japon, mérite de figurer au panthéon des machines légendaires. Vous pourrez toujours la (re)découvrir grâce aux rares émulateurs qui existent, aussi bien sur PC que sur Mac.

 
Fiche technique
Nom X68000
Type Micro-ordinateur familial
Constructeur Sharp
Origine Japon
Année de sortie 1987
Processeur principal Motorola MC68000 (16/32 bits)
Fréquence 10 MHz
Mémoire vive 1 à 12 Mo
Modes graphiques 768*512, 512*512 ou 256*256 en 65536 coul.
Son 8 voies stéréo FM
Mémoire de masse Disquettes 3 pouces 1/2

1988
 
Le PC Français
 
Le modèle G5 est le plus connu de tous les Goupil, cette machine faisant suite au très moyen G4. Elle corrige pas mal des défauts de ce dernier, notamment au niveau de la compatibilité au standard IBM PC, SMT ayant abandonné tous ses systèmes propriétaires.

La lignée de ce micro-ordinateur est très grande, allant du processeur Intel 286 à 8 MHz au 386 SX. C'est la version 286 qui est largement la plus courante. De même, on trouve des version EGA et VGA. C'est une machine chère à l'époque, mais qui a un design assez réussi, avec sa robe noire. Il s'en est vendu beaucoup, grâce aux marchés privilégiés français, notamment dans les lycées techniques.

Cette machine sonne l'apogée de SMT, alors grande société française qui détient la marque Goupil. Mais la gloire sera de courte durée...

Fiche technique
Nom Goupil G5
Type Micro-ordinateur
Constructeurs SMT
Origine France
Années de sorties 1988
Processeur principal Intel 80286 ou 80386 (16 et 32 bits)
Fréquence 8 à 16 MHz
Mémoire vive 640 Ko
Modes graphiques 320*200 (4 coul. CGA), 640*350 (16 coul. EGA), 640*480 (16 coul. VGA)
Son Intégré 1 voie
Mémoire de masse Disquettes 5 pouces 1/4 360 Ko, disque dur
Gamme Goupil 2, 3, G40, G4, G5, Golf, Club (portable)

1988
 
PC ENGINE
La reine du shoot'em up
 
Après les consoles 8 bits de Sega et de Nintendo, et avant les 16 bits, Nec sort une console particulièrement intéressante en 1988 : la PC Engine. Elle possède un cœur 8 bits, mais aussi un processeur graphique 16 bits allié à un chip sonore qui offre six voies stéréo à la machine. La PC Engine est toute petite, tellement qu'on se demande d'où elle tire toute sa puissance. Les jeux ne sont pas stockés sur des cartouches, mais sur des petites cartes au format carte de crédit épaisse. La machine peut aussi être connectée à un lecteur de CD-ROM, une première pour une console. Les jeux disposent alors d'un large espace de stockage et proposent souvent de belles animations graphiques, comme c'est par exemple le cas dans Ys Book 1&2.

La ludothèque est principalement composée de bons jeux : des shoot'em up, la spécialité de la console, de bonnes adaptations d'arcade (Operation Wolf, R-Type, Shinobi…) et des jeux originaux de grande qualité comme PC Kid ou Bomberman (jouable jusqu'à cinq !).

Les évolutions de la PC Engine sont très réussies, on retiendra principalement la Super GrafX et deux consoles portables épatantes : les PC Engine GT et LT, équipées d'écrans couleur. La PC Engine marche très fort au Japon, mais les sorties aux Etats-Unis et en Europe sont trop proches de l'arrivée de la Sega Megadrive. En France, elle est malheureusement très mal distribuée, et l'année 1993 marquera la fin de la mignonne petite console blanche.

Fiche technique
Nom PC Engine
Type Console de salon
Constructeur Nec
Origine Japon
Année de sortie 1988
Processeur principal 2 HuC6280 (8 bits)
Fréquence 3.6 MHz
Mémoire vive 64 Ko
Mode graphique 256*224 (64 coul.)
Son 6 voies stéréo FM
Mémoire de masse Cartes 512 Ko ou 1 Mo
Gamme PC Engine, Core GrafX, Super GrafX, Core GrafX II, Duo, PC Engine GT et LT (portables)

1989
 Mac Portable 
Le Mac transportable
 
Pour Apple, concevoir en 1989 un Macintosh Portable est un défi : à l'époque, les portables sont gros, lourds, leurs écrans sont de mauvaise qualité et leur autonomie très limitée. De plus, si Apple souhaite ne pas décevoir les utilisateurs, il faut concevoir un vrai Macintosh Portable, avec toutes les qualités des Macs de bureau.

En fait, non seulement Apple va faire aussi bien que les Macs de bureau, mais elle va même faire mieux sur certains points. Tout d'abord, l'écran : c'est une très grande réussite technologique. C'est un écran à cristaux liquides et à matrice active, très contrasté et plus grand que les écrans 9 pouces des Macs compacts. Le Mac Portable est également équipé d'une batterie lui offrant dix heures d'autonomie. Ce record est atteint grâce à l'utilisation de composants consommant peu d'électricité. Un processeur spécialisé coupe l'alimentation des éléments inutilisés au bout d'un délai paramétrable. De plus, le Mac
Portable n'est jamais vraiment éteint : il reste en veille, et se rallume d'une simple pression sur le clavier. En hibernation, le Portable peut tenir un mois.

Le microprocesseur, un 68HC000, est le plus puissant de tous les processeurs 68000 de Motorola. Il est cadencé à 16 MHz, soit deux fois plus qu'un Macintosh SE. Un connecteur interne permet la connexion d'un modem, et tous les ports habituels du Macintosh sont présents sur la face arrière. Le Portable bénéficie de toutes les technologies habituelles d'Apple : ADB, SCSI, ports série, interface graphique, souris, clavier standard... Bref, c'est un Mac portable, ou plutôt transportable, d'un poids de 7 kilos !

Fiche technique
Nom Macintosh Portable
Type Micro-ordinateur portable
Constructeur Apple
Origine Etats-Unis
Années de sorties 1989
Processeur principal Motorola 68HC000 (16/32 bits)
Fréquence 16 MHz
Mémoire vive 1 Mo minimum
Modes graphiques 640*400 en monochrome
Son Mono
Mémoire de masse Disquettes 3 pouces 1/2 1440 Ko, disque dur
Gamme M5120, M5126

1989
 
Le ST transportable
 
L'Atari Stacy est la version transportable de l'Atari STF. Il ne dispose toutefois que d'un écran LCD monochrome de neuf pouces, utilisant la haute résolution 640 par 400. Les autres modes sont cependant affichables via un moniteur couleur externe.

La machine fonctionne grâce à douze petites piles et peut ainsi fonctionner durant cinq heures en moyenne ! Elle n'a malheureusement pas de gestion d'économie d'énergie... mais une interface SCSI interne au même titre que le Mega STE.

Le Stacy sera vite remplacé par le ST Book... qui marquera la fin des ordinateurs Atari ST. Ne lui survivra que le Falcon. Mais il est trop tard, le PC commence à régner en maître.

Fiche technique
Nom Stacy
Type Micro-ordinateur portable
Constructeur Atari
Origine Etats-Unis
Année de sortie 1989
Processeur principal Motorola MC68000 (16/32 bits)
Fréquence 8 MHz
Mémoire vive 1 Mo
Modes graphiques 640*400 (monochrome)
Son 3 voies + bruit
Mémoire de masse Disquettes 3 pouces 1/2, 720 Ko
Gamme Stacy, Stacy 2, Stacy 4, ST Book

1989
 Megadrive
La console 16/32 bits
 
La Megadrive succède à la Master System, on passe ainsi à plus de puissance. Ce qui donne une continuité au duel Nintendo/Sega. La console étant sortie un an avant la Super Nintendo, cette dernière a eu un peu de mal à remonter la pente, mais elle a réussi. Ce qui fait que ces deux consoles concurrentes furent vendues à peu près dans les mêmes proportions, du moins en France.

La console sort déjà au Japon en 1988, elle est alors en avance sur son temps, par rapport aux 8 bits. Ceci permet à Sega d'adapter plus facilement et surtout plus fidèlement ses jeux d'arcade sur sa machine de salon. Mais la suprématie de la est tellement forte au pays du soleil levant que la machine n'arrive pas à se faire une place conséquente. La firme Sega garde espoir quant au lancement de sa console aux Etats-Unis, en septembre 1989. Epaulées par une campagne de publicité agressive, les ventes s'envolent, ceci en partie car Sega vise un public plus âgé que Nintendo. Reste l'Europe, où Sega est mieux vu que Nintendo, ce dernier ayant négligé le vieux continent lors de la sortie de sa Nes.

Mais il manque surtout un jeu mythique sur la machine, comme Mario sur les consoles Nintendo. On pense alors à Moonwalker, un jeu utilisant la licence de Bad de Mickael Jakson, mais le jeu n'est finalement pas à la hauteur des espérances. Entre temps on s'est aussi reporté sur Shinobi, Alex Kidd ou Wonderboy. C'est finalement à une équipe de quatre japonais opérant en Californie que va être confiée cette dure tâche de donner un héros à Sega. On choisit un jeu de plates-formes, des centaines de dessins de héros sont créés, humains ou animaux. Un seul finit par être sélectionné, un hérisson. Reste à lui trouver un nom : vu qu'il est rapide les développeurs proposent de l'appeler Sonic...

 
Fiche technique
Nom Megadrive
Type Console de salon
Constructeur Sega
Origine Japon
Année de sortie 1989
Processeur principal Motorola MC68000 (16/32 bits)
Fréquence 7.67 MHz
Mémoire vive 64 Ko
Modes graphiques 320*224 (16 coul.)
Son 10 voies stéréo
Mémoire de masse Cartouches 4 Mo
Gamme Megadrive, Megadrive II, 32X, MegaCD, MultiMega

1989
 
Game Boy
La console de poche
 
Fort de l'expérience acquise par la sortie de la NES et du succès de celle-ci, Nintendo innove, en sortant en 1989 ce qui va déclencher une véritable déferlante de consoles de jeux portables.

La Game Boy utilise des composants classiques, qui ne sont ni originaux, ni puissants, mais lui permettent d'obtenir d'intéressantes capacités graphiques et sonores pour une machine de cette taille. Et surtout, ces choix permettent à Nintendo de sortir une console de jeux portable accessible à toutes les bourses, avec un bon rapport qualité/prix. La Game Boy accepte toute une panoplie d'accessoires divers visant à améliorer le confort d'utilisation de la console. Des loupes pour l'écran, rétro-éclairées ou non, des haut-parleurs stéréos, des packs de piles rechargeables, jusqu'aux capteurs solaires, le choix ne manque pas ! Détail amusant, l'ensemble de ces évolutions connectées à la Game Boy font ressembler celle-ci à un petit robot !

La Game Boy est une honnête compagne de jeux, possédant bon nombre de jeux, malheureusement souvent bâclés. Eh oui, nos chers bambins ne lisent pas la presse spécialisée et ne jugent que sur les pochettes et les licences prestigieuses... De nombreux titres en provenance de l'arcade ou d'autres machines plus puissantes sont ainsi adaptés sur la Game Boy. Son concepteur, Gunpei Yokoi (décédé en 1997) pouvait s'estimer fier d'avoir inventer la console la plus vendue au monde, que certains vénèrent comme un objet de culte.

Fiche technique
Nom Game Boy
Type Console portable
Constructeur Nintendo
Origine Japon
Année de sortie 1989
Processeur principal Zilog Z80 (8 bits)
Fréquence 1.05 MHz
Mémoire vive 16 Ko
Mode graphique 160*144 (4 nuances de gris)
Son 4 voies stéréo PCM
Mémoire de masse Cartouches 16 à 512 Ko
Gamme Game Boy, Pocket

1990
 
Le RISC pour tous
 
L'Acorn Archimedes 3000 est à l'Angleterre ce que sont les Commodore Amiga 500 et pour les Etats-Unix : une machine puissante, familiale et "multimédia" pour un prix abordable.
Mais l'Archimedes 3000 se démarque de ses concurrents par plusieurs points assez précis qui font d'elle une machine bien supérieure. La bête est pourvue d'un processeur RISC 32 bits de 22 MIPS (au lieu de 2 MIPS pour les ST et Amiga), de 8 voies sonores PCM (au lieu de 4 pour l'Amiga), de graphismes en 640 par 256 en 256 couleurs. Son système RISC OS est multitâche.

Niveau puissance de calcul, cette machine n'a donc rien à voir avec ses concurrents directs. Tellement qu'il existe même des programmes en Acorn Basic, le langage interprèté livré avec la machine, capables de calculer des fractales bien plus rapidement que les mêmes algoritmes en assembleur sur Amiga 500 ou Atari ST ! Une conclusion simple s'impose : nous sommes passés à côté d'une très grande machine...
Fiche technique
Nom Archimedes 3000
Type Micro-ordinateur familial
Constructeur Acorn
Origine Royaume-Uni
Année de sortie 1990
Processeur principal ARM2 (RISC 32 bits)
Fréquence 8 MHz
Mémoire vive 2 Mo
Mode graphique 640*256 en 256 coul.
Son 8 voies PCM
Mémoire de masse Disquettes 3 pouces 1/2, 800 Ko
Gamme Séries 300, 400, 3000, 4000, 5000

1990
 
Neo Geo
L'arcade pure
 
Certains constructeurs ont pu utiliser le slogan "arcade à la maison" pour vendre des consoles finalement pas si puissantes que cela, mais SNK, en 1990, le fait vraiment en adaptant son système d'arcade MVS (Multi Video System) au format console de salon. Le bijou se nomme Neo Geo et ses caractéristiques laissent tout le monde rêveur. La console est ultrapuissante et les jeux sont strictement les mêmes qu'en salle d'arcade. Les beat'em all sont la grande spécialité de la console. Certains titres comme King of Fighters sont même encore aujourd'hui d'actualité. Quel que soit le style, les jeux Neo Geo sont magnifiques. La manette fournie en standard est elle aussi de qualité arcade, d'une solidité à toute épreuve et d'une grande précision.

Mais la Neo Geo reste une console élitiste. Elle coûte cher et surtout, les jeux sont hors de prix. Le coût de production des cartouches étant très élevé, les joueurs doivent débourser près de 2000 F par jeu... Oui, mais quels jeux !

 
Fiche technique
Nom Neo Geo
Type Console de salon
Constructeur SNK
Origine Japon
Année de sortie 1990
Processeurs principaux Motorola MC68000 (16/32 bits) et Zilog Z80A (8 bits)
Fréquences 12 MHz et 4 MHz
Mémoire vive 64 Ko
Mode graphique 304*224 en 4096 coul.
Son 15 voies stéréo
Mémoire de masse Cartouches 40 Mo
Gamme Neo Geo, Neo Geo CD

1990
 
Lynx
La première en couleur
 
La Lynx d'Atari est la première console portable couleur du marché ! Elle est arrivée en France en juin 1990, dans sa première mouture qui, comme vous pouvez le constater sur la photo, tenait beaucoup du blockhaus, mais elle disposait d'un écran rétro-éclairé de qualité de 9 cm de diagonale. Cet écran pouvait afficher jusqu'a 16 couleurs simultanément parmi une palette de 4096 avec une résolution de 160 par 102 pixels, grâce à un puissant microprocesseur graphique 16 bits à 16 MHz.

En septembre 1991 arrive une nouvelle version relookée de la Lynx, techniquement identique (excepté que la permière version était mono et la seconde stéréo, et que l'on pouvait couper l'éclairage pour faire des économies de piles sur la seconde), mais avec une prise en main plus ergonomique et une taille quelque peu réduite. Toutefois, cela ne permet toujours pas de la faire tenir dans la poche comme une Game Boy ! Le gros problème de cette console, comme celui de toutes les consoles portables couleur de première génération, c'est la consommation incroyable d'énergie...

Les jeux sur cette machine ont un drôle de format : il sont complètement plats, un peu à la manière des HuCards des Nec, mais avec le haut de la cartouche recourbé afin de faciliter la prise en main pour insérer ou enlever la cartouche de la console. A part quelques dernières versions un peu gonflées, toutes les cartouches Lynx étaient de cette forme.

 
Fiche technique
Nom Lynx
Type Console portable
Constructeur Atari
Origine Etats-Unis
Année de sortie 1990
Processeur principal 65C02 (8 bits)
Fréquence 3.6 MHz
Mémoire vive 64 Ko
Mode graphique 160*102 (LCD 16 coul.)
Son 4 voies 32 bits
Mémoire de masse Cartes 128 Ko à 1 Mo
Gamme Lynx, Lynx 2

1990 à 1994
 Macintosh 
Le Mac pour tous
 
Le gros problème des premiers Macintosh est leur écran noir et blanc, alors que la concurrence propose déjà la couleur. Il existe bien des Macs avec écran couleur, comme le Mac II depuis 1987, mais leur prix est très dissuasif et ne se positionne pas pour le grand public.

L'intégration d'un écran couleur dans un Macintosh compact est donc attendue de tous et l'apparition du Classic Color est vraiment appréciée. Le boîtier est plus travaillé que les autres compacts : le microphone, qui se branchait autrefois sur un connecteur Jack, est maintenant intégré dans le châssis, le volume ainsi que la luminosité sont réglables par des touches en façade bien qu'il soit possible de les piloter par tableau de bord. L'écran Trinitron de 10", conçu par Sony, est d'une grande finesse.

Le LC marque un pas en avant chez Apple puisqu'il permet à tout utilisateur de s'offrir un Mac couleur. La machine sort en 1990 et propose en série une carte vidéo pouvant afficher 256 couleurs et un écran de 12 pouces, elle dispose en outre d'un disque dur SCSI de 40 Mo, un lecteur de disquettes 3"1/2 1.44 Mo, ainsi que de 2 Mo de RAM. Son prix est alors moitié moins cher que l'entrée de gamme des Macs II. La machine est assez mal accueillie par la critique en vue de ses faibles capacités, mais le prix relativement bas excuse cette tare. Elle se vend tout de même bien puisque la première année, les ventes s'échelonnent à 500 000 unités. La série évoluera jusqu'en 1994, avec comme derniers représentants les fameux LC 475 et 630, premiers Macs réellement multimédias. L'adoption du processeur PowerPC marquera ensuite la naissance d'un nouveau départ pour Apple, avec les Power Macs.

 
Fiche technique
Nom Macintosh
Type Micro-ordinateur
Constructeur Apple
Origine Etats-Unis
Années de sorties 1990 à 1994
Processeur principal Motorola MC680x0 (16/32 bits et 32 bits)
Fréquence 8 MHz minimum
Mémoire vive 128 Ko minimum
Modes graphiques 512*384, 640*400 et plus en 65536 coul. maximum
Son Mono ou stéréo
Mémoire de masse Disquettes 3 pouces 1/2 800 Ko ou 1440 Ko, disque dur
Gamme Classic Color, séries LC et Performa

1990
 
GX 4000
La console européenne
 
L'Amstrad GX 4000 est une console dérivée du CPC 6128+, dont elle reprend les principales caractéristiques techniques. Elle peut donc afficher 320 pixels par 200 en 16 couleurs parmis 4096 et génère 4 voies sonores en stéréo. Ce qui pouvait paraître honorable en 1984 ne l'est définitivement plus en 1990 à l'heure des Sega Megadrive et Nec PC Engine !

Cette console ne connaît pas le succès qu'espérait Amstrad, résultat : peu de jeux disponibles. C'est bien là une démarche fidèle à la politique d'Amstrad, qui préfère sortir des machines assez dépassées techniquement, mais peu chères. Une console pour le grand public et non pour les hardcore gamers donc. Pourtant, elle a quelques qualités, la principale étant qu'elle est relativement "universelle" : par exemple la prise écran est en fait une double prise péritel, et les manettes, qui ressemblent beaucoup à celles de ses consoeurs 8 bits, sont entièrement compatibles avec le format Atari, de type DB9. Les jeux sont assez médiocres, et généralement les bons titres, comme Fire & Forget II, ne sont que des adaptations en provenance d'autres formats. Il n'est donc pas étonnant que cette machine ait fait un flop. Elle ne s'est toutefois pas trop mal vendue, son faible prix aidant.

L'échec de la GX 4000, le vieillissement de la gamme CPC, et une certaine incapacité à suivre la course technologique vont conduire Alan Sugar, au début des années 1990, à décider d’en finir avec la micro-informatique. Amstrad continue aujourd’hui de fabriquer avec succès des appareils hi-fi et vidéo... Cela ne gêne pas les fans qui continuent de s’échanger des conseils et des bidouilles leur permettant de continuer à faire fonctionner ces machines qui utilisent une technologie très courante (à part les mystérieuses disquettes 3 pouces devenues rares).

 
Fiche technique
Nom GX 4000
Type Console de salon
Constructeur Amstrad
Origine Grande-Bretagne
Année de sortie 1990
Processeur principal Zilog Z80A (8 bits)
Fréquence 4 MHz
Mémoire vive 64 Ko
Modes graphiques 160*200 (16 coul.), 320*200 (4 coul.)
Son 4 voies PSG stéréo
Mémoire de masse Cartouches

1990
 
NeXT Station
L'ordinateur impressionnant de puissance
 
En 1985, Steve Jobs crée la société NeXT avec 7 millions de $, il est aidé en cela par sept cofondateurs dont cinq ont quitté Apple avec lui. Steve Jobs visite diverses universités américaines à la recherche de technologies intéressantes. Il rencontre ainsi Avie Tevanian à la Carnegie Mellon University qui travaille sur le noyau Mach pour Unix. Adobe et NeXT commence ensemble le développement du Display PostScript, la base du futur système graphique NeXTStep.

L'ordinateur NeXT Station (NS ou "Slab") existe en version N&B et en version couleur appelée NeXT Station Color. L'ordinateur NeXT Cube ("Cube") est un ordinateur possédant un 68030 au début, puis un 68040. A la base, c'est un modèle N&B, mais la carte NeXT Dimension permet de connecter un moniteur couleur. Cette carte comporte une entrée et une sortie vidéo et est équipée d'un processeur RISC qui fait tourner le cœur du Display PostScript.

Cet ordinateur prodigieux a impressionné bon nombre de gens quand il a été présenté ! Ses caractéristiques techniques, son système d'exploitation orienté objet et son interface graphique, même sa caisse noire, étaient très loin des normes ! Et NeXTStep est toujours considéré comme une référence. Quelques dispositifs techniques étaient un peu étranges (affichage de niveaux de gris, aucune commande souple, aucun disque dur), mais ont été modifiés par la suite.

Malheureusement, cet ordinateur est trop cher et a peu de succès commercial. Il sera abandonné peu après. Notez que son architecture (68030 ou 040, coprocesseur 68882 et DSP 56001) sera réutilisée dans l'Atari Falcon en 1992 ! Le 20 décembre 1996, Apple achète NeXT. Mais tout ceci est une autre histoire...

 
Fiche technique
Nom NeXT Station
Type Station de travail
Constructeur NeXT
Origine Etats-Unis
Année de sortie 1990
Processeur principal Motorola MC68040 (32 bits)
Fréquence 25 ou 33 MHz
Mémoire vive 8 à 32 Mo
Mode graphique 1120*832 (4 nuances de gris ou 4096 coul.)
Son DSP Motorola 56001 à 25 MHz
Mémoire de masse Disques magnéto-optiques, disquettes 3 pouces 1/2 2.88 Mo, disque dur
Gamme NeXT Computer, Station, Cube

1991 à 1995
 Macintosh 
Le Mac de bureau
 
Le Quadra 700 est le premier Macintosh à utiliser la position mini tour, c'est-à-dire l'unité centrale mise debout. Ce boîtier est en fait celui d’un Mac IIcx orienté sur le côté. On ne trouve pas de baie afin d’ajouter un lecteur de CD-ROM ou un second lecteur de disquettes, ce qui est assez dommage, obligeant à utiliser des lecteurs externes.

Ce Mac est architecturé autour d’un 68040, le nouveau processeur de Motorola, qui remplace le 68030, et apporte un beau gain en vitesse. Puissance oblige, cette nouvelle gamme Quadra, dont le premier modèle est le 700, doit remplacer le Mac II, et donc se placer en haut de la gamme Apple. La carte mère est capable de recevoir jusqu'à 2 Mo de VRAM. Elle dispose pour cela de six emplacements. Il propose 4 Mo de mémoire vive en série. C’est aussi le premier Mac à posséder en série une carte au format Ethernet pour le réseau. Le disque dur est de 80, 160 ou 400 Mo en fonction du modèle, au format SCSI bien entendu. La production de la machine a été stoppée en mars 1993.

La gamme Quadra se dédouble en 1993, juste avant l'arrivée des Power Macs : une nouvelle gamme, appelée Centris, reprend toutes les caractéristiques des Quadra, mais sans offrir certaines fonctionnalités (coprocesseur arithmétique...). Les Centris et les Quadra existent également en version AV (pour Audio-Vidéo), avec des capacités multimédia supplémentaires (acquisition/restitution vidéo, branchements stéréo...). Mais la gamme ne résistera pas à l'arrivée des Power Macs en 1994 : on peut d'ailleurs remarquer que les trois premiers Power Macs sont une reprise de la gamme Quadra de l'époque, tant au niveau des fonctionnalités qu'au niveau du design.

Fiche technique
Nom Macintosh
Type Micro-ordinateur
Constructeur Apple
Origine Etats-Unis
Années de sorties 1991 à 1995
Processeur principal Motorola MC68(LC)040 (32 bits)
Fréquence 20 à 40 MHz
Mémoire vive 4 Mo minimum
Modes graphiques 512*384, 640*400 et plus en millions de coul. maximum
Son Stéréo
Mémoire de masse Disquettes 3 pouces 1/2 1440 Ko, disque dur
Gamme Quadra 6xx, 700, 8xx, 9xx, Centris 6xx

1991
 
Game Gear
La dévoreuse de piles
 
Pour contrer la montée de la Game Boy de Nintendo, Sega joue la carte de la modernité et lance en juin 1991 une console portable couleur, qui est en fait une version portable de la Master System. La seule différence est qu'elle dispose d'une résolution moins importante.

Son écran est de qualité moyenne, et la consommation de piles est astronomique, ce qui lui donne quelques longueurs de retard sur la Game Boy, bien que celle-ci soit moins puissante. Elle possède tout de même quelques atouts comme un écran rétroéclairé et une belle prise en main. Mais cela ne suffit pas pour faire une bonne console portable.

L'architecture interne étant tellement proche de celle de la Master System, Sega a lancé un petit accessoire qui permet de jouer aux jeux Master System sur Game Gear, une très bonne idée, et qui fonctionne très bien ! La console prend alors un peu plus de place - taille des cartouches Master System oblige - mais on peut goûter au plaisir de nombreux titres. On trouve tout de même de très bons jeux sur cette machine, comme la série des Sonic, mais dans l'ensemble, les jeux Game Boy sont plus nombreux et plus variés, dommage !

Fiche technique
Nom Game Gear
Type Console portable
Constructeur Sega
Origine Japon
Année de sortie 1991
Processeur principal Zilog Z80A (8 bits)
Fréquence 3.58 MHz
Mémoire vive 24 Ko
Mode graphique 160*144 (LCD 32 coul.)
Son 3 voies stéréo (avec casque) + bruit
Mémoire de masse Cartouches de 128 Ko à 1 Mo

1991
 
La meilleure 16 bits
 
La Super Nintendo est la suite de la NES, la version 16 bits de Nintendo, grande concurrente de la de Sega.

Elle possède des caractéristique techniques supérieures à sa rivale la Megadrive, mais celles-ci ont longtemps été moins bien exploitées que celles plus médiocres de sa consoeur. Mais on peut arriver à de très beaux résultat comme Donkey Kong Country, un des premiers jeux issu du nouveau kit de développement de Nintendo.

De plus, Nintendo met au point le Super FX, un ship qui se place dans des cartouches spéciales qui permettent de dopper les capacités de la console, c'est un processeur 32 bits basé sur la technologie RISC, ce qui veut dire qu'en pratique, ce ship utilise moins d'instructions pour effectuer une opération qui en aurait demandé beaucoup plus. Cela permet à la Super Nintendo de gagner jusqu’à 30 % de vitesse. Il ajoute aussi de nouvelles fonctions : le zoom et la rotation hard sur les sprites, le calcul d'objets en 3D, le Mapping (appliquer une image ou texture sur un objet 3D) et le Ray Tracing (gestion des sources lumineuses sur un objet). Le fameux Mode 7 de la console, c'est l'un des 8 modes graphiques qu'offre la machine aux programmeurs, mais de tous c'est le plus spectaculaire. Il offre la possibilité d'effectuer en 256 couleurs des zooms et rotations sur les décors. On peut même couper l'écran en deux Mode 7, pour faire une partie à deux par exemple. On peut aussi utiliser ce mode pour donner un effet de perspective très convainquant, c'est le cas de Mario Kart ou F-Zero.

Fiche technique
Nom Super Nintendo
Type Console de salon
Constructeur Nintendo
Origine Japon
Année de sortie 1991
Processeur principal 65C816 (16 bits)
Fréquence 3.58 MHz
Mémoire vive 128 Ko
Mode graphique 256*224 (256 coul.)
Son 8 voies stéréo
Mémoire de masse Cartouches 3 Mo

1991


LE CDI

La plate forme universelle
 
Devant l'engouement que suscite le support CD-ROM et l'ouverture de ce formidable marché, Philips décide de sortir un appareil voué à s'intégrer dans le milieu familial aussi facilement qu'un élément audiovisuel. C'est pour cela que le CDi (pour Compact Disc interactif), en plus de ses programmes propres sur CD-ROM, peut lire des CD audio avec la même qualité qu'un bon élément hi-fi et propose même de lire les Photo CD de Kodak (plus de 50 photos digitalisées par CD dans une qualité exceptionnelle).

Le cœur de cette machine résolument innovatrice est un Motorola 68070 (un microcontrôleur de la famille des 68000). Elle possède 1 Mo de mémoire interne. Différents connecteurs en face arrière lui permettent en théorie de gérer un lecteur de disquettes, un clavier, une imprimante et un lecteur de cartes PCMCIA.

Pour la partie vidéo, le CDi affiche 16 millions de couleurs pour une résolution un peu faible, mais c'est la première machine à proposer en option une cartouche FMV (Full Motion Video) : c'est un module comprenant un processeur RISC très puissant destiné à décompresser en temps réel les images et le son provenant du CD-ROM (au format MPEG). Il s'en suit une qualité d'image à mi-chemin entre le Laser Disc et le VHS standard, pour un stockage de 70 minutes de film par CD-ROM. Mais le CDi est surtout la première machine non ordinateur à pouvoir se connecter à Internet, grâce à un modem 14000 bps, qui certes n'autorise pas les animations gourmandes en bande passante...

 
Fiche technique
Nom CDi
Type Plate-forme multimédia
Constructeur Philips
Origine Pays-Bas
Année de sortie 1991
Contrôleur principal Motorola 68070 (16 bits)
Fréquence 15 à 33 MHz
Mémoire vive 1 Mo
Mode graphique 640*480 en 16 millions de coul.
Son Stéréo
Mémoire de masse CD-ROM, mémoire non volatile 8 Ko
Gamme CDi 130, 205, 210, 220, 310, 370, 450, 470, 550, 602, 615, 660, 670

1991

 

Le PowerBook

 

Un Macintosh Portable, Apple en avait déjà un depuis 1989, et malgré ses sept kilos et sa taille conséquente, ses qualités étaient unanimement louées. Mais le temps passant et les technologies évoluant, Apple décide de confier à Sony la lourde tâche de faire maigrir le Macintosh Portable. De cette collaboration, naît en octobre 1991 le PowerBook 100, copie similaire à l'original d'un point de vue technique, mais ne pesant plus que 2.3 kilos et se parant d'une robe sombre, une première ! Pendant ce temps, chez Apple, les équipes ont travaillé sur deux autres modèles : les 140 et 170, ce deuxième étant plus puissant puisqu'il atteint 25 MHz.

Pour les remplacer, débarquent en août 1992 le PowerBook 145 et en octobre les PowerBooks 160 et 180. Si le premier a conservé l'écran noir et blanc de son aîné, le second se pare d'un écran affichant quatre niveaux de gris et le dernier 256. Dès juin 1993, le 180c rejoint la troupe, avec son écran 8 pouces tout en couleurs. Arrive ensuite toute une armée de remplacants.

Après cette première série de PowerBooks, en fait tous dérivés du 140, se serait-ce qu'au niveau de leur design extérieur, Apple lance entre 1994 et 1995 la série des PowerBooks 500 : le tout premier, le 520, et ses descendants, sont équipés d'un processeur 68LC040, évolutifs vers le futur PowerPC. La grande nouveauté du modèle, outre son design rajeuni, c'est l'apparition du trackpad (zone tactile) à la place du trackball, la bille qui servait à diriger le curseur à l'écran à la place de la souris. Certains modèles sont même équipés d'un écran couleur à matrice active, et de batterie d'un nouveau type, qualifiées d'intelligentes par Apple... Dès août 1995, Apple lance deux nouvelles machines : les PowerBook 190 et 5300. Le premier, équipé d'un processeur 68LC040 à 66 MHz et d'un écran couleur, est une version "light" du 5300 qui lui, embarque pour la première fois un processeur PowerPC.

 
Fiche technique
Nom Macintosh PowerBook
Type Micro-ordinateur portable
Constructeur Apple
Origine Etats-Unis
Années de sorties 1991 à 1995
Processeur principal Motorola MC680x0 (32 bits)
Fréquence 16 MHz minimum
Mémoire vive 4 Mo minimum
Modes graphiques 640*400 ou 640*480 en milliers de coul. maximum
Son Mono ou stéréo
Mémoire de masse Disquettes 3 pouces 1/2 1440 Ko, disque dur
Gamme PowerBook 100, 140 à 180, 190, 5x0, Duo 2x0

1992

Le dernier Amiga
 
Constatant que les compatibles PC commencent à grignoter les parts de Commodore dans le domaine de la micro familiale et que leur éternel rival Atari se prépare à sortir un nouvel ordinateur (en l'espèce, le Falcon 030), ses dirigeants décident de lancer un nouvel Amiga. Ce dernier est en phase avec la technologie de l'époque, et non une simple mise à jour comme le furent les sorties des Amiga 500+ et 600.

S'appuyant sur la technologie AGA (Advanced Graphics Architecture) déjà mise en place sur l'Amiga 4000, tout en conservant une compatibilité ascendante avec les anciens processeurs OCS et ECS, la firme Commodore muscle la fréquence du processeur en la doublant par rapport au 500. Divers coprocesseurs épaulent le circuit graphique AGA : Paula pour la gestion audio ainsi que des entrées/sorties relatives aux périphériques, Gayle pour la gestion du bus IDE, de la ROM et du connecteur PCMCIA tandis qu'Alice et Lisa tirent partie des possibilités graphiques de l'AGA. Par une optimisation du traitement des données, le 1200 arrive à traiter trois fois plus d'instructions par seconde que son aîné Amiga 500, ce qui ouvre des perspectives alléchantes pour des applications dans le domaine de la création graphique et de l'animation 3D. Et pour finir, le Workbench 3.0 facilite l'environnement multitâche tout en égayant l'espace de travail.

Malheureusement la machine n'a guère de succès : la course technologique imposée par les compatibles PC a raison de l'Amiga 1200, aggravant la situation financière de Commodore déjà sérieusement minée par les échecs rencontrés sur d'autres marchés avec le CDTV et la CD32 (qui n'est, d'un point de vue technique, qu'un 1200 recarrossé avec un lecteur CD-ROM).

Après la faillite de Commodore en 1994, Escom, repreneur des brevets Amiga, tente un nouveau lancement en 1995, sans plus de réussite. Mais maintenant, l'Amiga, principalement par le biais de son OS, renaîtra-t-il de ses cendres tel le phénix ? On peut sérieusement en douter, même si la communauté de la micro alternative espère le contraire.

 
Fiche technique
Nom Amiga 1200
Type Micro-ordinateur familial
Constructeur Commodore
Origine Etats-Unis
Année de sortie 1992
Processeur principal Motorola MC68EC020 (32 bits)
Fréquence 14.32 MHz
Mémoire vive 2 Mo
Modes graphiques
320*256 (256 coul.), 640*512 (256 coul.), 1280*512 (256 coul.), 262 144 coul. (mode HAM8)
Son 4 voies PCM 8 bits
Mémoire de masse Disquettes 3 pouces 1/2, 880 Ko ou disque dur 2 pouces 40 Mo en option
Gamme Amiga 600, 1200

1991
 
L'amiga version console
 
La CD32 est une console à base d'Amiga 1200, dont elle reprend les caractéristiques techniques, en y ajoutant simplement un lecteur de CD-ROM. Mais Commodore, alors en fin de vie, n'a pas pu imposer sa console face aux 3DO et autres . Ceci dit, la ludothèque Amiga avec un gameplay console de jeu était un concept très intéressant. C'est sûrement le seul cas d'adaptation micro vers console réussi.

La machine reprend l'aspect technique des derniers Amiga fabriqués par Commodore, alors très puissants à l'époque. On obtient ainsi une console 32 bits fonctionnant avec des CD-ROM, qui reconnaît aussi les CD audio. Un petit module supplémentaire lui permet de visionner jusqu'à 72 minutes de vidéo en plein écran : la FMV (Full Motion Video). La machine lit aussi les disques CDTV , l'autre console de salon et premier essai de Commodore dans le domaine, similaire au CDi de Philips.

Les manettes ont une forme assez originale et reprennent en gros le principe des manettes de la Super Nintendo. A l'usure, elles ne sont pas vraiment très solides. Mais le plus important, ce sont les jeux : on pouvait facilement adapter les jeux Amiga 600 ou 1200 sur la console, et cela a donné des adaptations en séries, pas toujours remises au goût du jour. Ce qui donnait une bonne partie de jeux qui n'exploitaient pas à fond les capacités de la machine. Mais, ces adaptations ont permis aux joueurs habitués aux consoles de connaître un peu les jeux micro. Comme tous les précurseurs, les premières machines CD ont essuyé les plâtres. Le tout allié à une certaine confidentialité de la machine dûe aux faibles annonces de la firme et le poids écrasant de Nintendo et de Sega, cette machine est morte trop tôt.

 
Fiche technique
Nom Amiga CD32
Type Console de salon
Constructeur Commodore
Origine Etats-Unis
Année de sortie 1991
Processeur principal Motorola MC68EC020 (32 bits)
Fréquence 14.32 MHz
Mémoire vive 2 Mo
Mode graphique 320*256 à 1280*512 en milliers de coul.
Son 4 voies stéréo
Mémoire de masse CD-ROM 2x

1992
 Falcon
Le successeur du ST
 
Le Falcon 030 clôt la saga Atari dans le domaine de la micro-informatique (la branche logicielle ayant été rachetée par Infogrames), et tout comme le fabuleux Archimedes 3000, cette machine échouera sur le plan commercial alors qu'elle avait gagné son pari au niveau technique.

Le cœur de ce nouvel Atari repose sur un coprocesseur des plus innovants : le DSP (Digital Signal Processing), capable de traiter 16 MIPS (millions d'instructions par seconde). Véritable couteau suisse, il permet d'effectuer des traitements de données en temps réel, déchargeant le processeur central de nombreuses tâches, notamment les signaux sonores, ainsi que le calcul fractal, le raytracing, la compression et décompression de données et bien d'autres choses... pour peu que les programmeurs suivent le mouvement.

Dans le domaine du système d'exploitation, c'est aussi une avancée appréciable que nous offre le bébé de Sam Tramiel : le TOS 4.0 en ROM et le MultiTOS sur disquette, ce qui garantit aux utilisateurs du Falcon 030 un véritable environnement multitâche en leur permettant de lancer plusieurs applications en même temps (en fonction cependant de la quantité de RAM disponible). Le GEM ou Graphical Environment Manager est largement amélioré par rapport à celui du 520 STE, on peut même se permettre de configurer son clavier et la langue de l'interface, et à chaque événement peut être associé un signal sonore. Pour couronner le tout, le bureau étale désormais sur l'écran 256 couleurs.

D'un point de vue sonore ou graphique le Falcon 030 se surpasse, et laisse loin derrière les désormais obsolètes Amiga 600 ou Atari 520 STE. Le mode True Color permettant l'affichage de 65536 couleurs simultanément et le DSP offrant une qualité sonore d'échantillonnage de l'ordre de 50 KHz, le Falcon 030 laisse aussi derrière lui les PC d'alors qui nécessitent de coûteuses cartes graphiques et sonores pour offrir un plaisir des sens équivalent. A noter que pour des raisons de compatibilité ascendante avec les anciens ST, le processeur sonore du Falcon est le bien vieux Yamaha, mais couplé au DSP le traitement sonore est largement amélioré et la qualité d'écoute sans commune mesure avec les prédécesseurs du Falcon. Annoncé peu après le Falcon 030, le Falcon 040 ne sortira pourtant jamais en raison de l'échec commercial du 030 et d'une situation financière aggravée par les retards successifs résultants de la conception des consoles Panther et Jaguar.
Fiche technique
Nom Falcon 030
Type Micro-ordinateur familial
Constructeur Atari
Origine Etats-Unis
Année de sortie 1992
Processeur principal Motorola MC68030 (32 bits)
Fréquence 16 MHz
Mémoire vive 4 à 16 Mo
Modes graphiques 320*200 (65536 coul.), 320*480 (256 coul.), 640*480 (256 coul.)
Son 3 voies + bruit + DSP
Mémoire de masse Disquettes 3 pouces 1/2, 1440 Ko
Gamme Falcon 030, 040

1993
 Jaguar
La console maudite
 
La Jaguar est une console maudite, le vilain petit canard de la guerre des 32/64 bits. Un échec à la hauteur des espoirs que le projet avait suscités. Son histoire marque un virage dans l’industrie des consoles, la fin d’une époque, et de certaines méthodes commerciales. Le lancement de la Jaguar, mal préparé, essentiellement basé sur l’effet d’annonce plutôt que sur le concret, en est la meilleure preuve.

Atari sort donc la première console 64 bits, 100 fois plus puissante qu'une Super Nintendo ! Au départ, Atari travaille sur un projet de console 32 bits, la Panther, mais finalement ce projet est abandonné et la firme se fixe sur la Jaguar, annoncée en 1991 mais qui met quelques années à arriver à maturité.

La fabrication de la machine est confiée à IBM, gage de qualité. La console est architecturée autour de deux processeur faits maison : Tom & Jerry. Tom est un processeur 64 bits dédié au calcul principal et à la vidéo. Jerry est quand à lui un processeur 32 bits réservé au traitement des signaux numériques et plus particulièrement du son. Son principal constituant est un DSP (Digital Signal Processing). Sinon on a un classique Motorola 68000 épaulé par les 2 Mo de RAM.

La console n'a pas le succès attendu, d'une part à cause des moyens limités d'Atari, qui a nettement perdu la forme depuis le début des années 90, et surtout au manque d'enthousiasme des développeurs envers la machine qui paraît avoir un avenir assez incertain. Résultat : peu de bons jeux, ce qui est vraiment dommage car la console promet vraiment lors de sa sortie. Dans l'ensemble, même si quelques jeux sont assez impressionnants à l'époque, tels que Cybermorph en 3D ou Crescent Galaxy, on trouve des jeux d'une qualité juste un peu meilleure que les 16 bits.

Fiche technique
Nom Jaguar
Type Console de salon
Constructeur Atari
Origine Etats-Unis
Année de sortie 1993
Processeurs principaux Motorola MC68000 (16/32 bits) et Toshiba Tom&Jerry (32/64 bits)
Fréquence 13.3 MHz
Mémoire vive 2 Mo
Mode graphique 768*576 en 16 millions de coul.
Son 12 voies stéréo
Mémoire de masse Cartouches 6 Mo
Gamme Jaguar, Jaguar CD

1993
 
La plate-forme multimédia
 
Cette machine est née des spécifications techniques avancées par la société mère 3DO, qui découlent en fait d'un partenariat technologique entre Matsushita, AT&T, Time Warner, MCA, Electronics Arts, Venture Capital Firm, Kleiner Perkins Caufield & Byers et New Technologies Group. Trip Hawkins est quant à lui le fondateur de 3DO, ainsi que d'Electronics Arts. Plusieurs constructeurs sont démarchés pour produire des consoles 3DO, et c'est Panasonic qui s'y colle en premier, en sortant le modèle FZ-1.

Techniquement, la machine est architecturée autour d'un processeur RISC 32 bits, un coprocesseur uniquement dédié à la vidéo permet d'afficher des films en plein écran en trente images par secondes. Le lecteur de CD double vitesse permet de lire les jeux, les films, les CD audio et les Photo CD. Mais ce qui fait réellement la différence en terme de puissance avec les autres machines, c'est la présence de deux coprocesseurs chargés de s'occuper de l'animation et du graphisme. Ces deux puces sont ainsi capables de gérer près de 64 millions de pixels alors que les consoles de l'époque, comme la Megadrive ou la Super Nintendo, plafonnent à seulement un million ! On a ainsi des jeux d'une qualité étonnante pour l'époque, comme Crash'n Burn par exemple.

Autant dire qu'avec de telles ambitions et caractéristiques techniques, la presse jubile et l'utilisteur trépigne ! Côté professionnels, les avis sont très partagés, certains comme Apple ou Sega pensent que la sauce ne prendra pas, simplement parce que la machine ne pourra pas arriver à un prix assez bas pour connaître le succès escompté. Bref, les rumeurs vont bon train. Avec la sortie du CDi de Philips, 3DO rencontre un nouveau concurent sur le créneau de la plate-forme multimédia, mais fort de ses nombreuses licences, la firme ne se fait pas trop de soucis. Mais la suite est beaucoup moins rose et, ni le CDI, ni la 3DO ne parviennent à sortir leur épingle du jeu...

 
Fiche technique
Nom 3DO
Type Console de salon
Constructeurs Panasonic, Matsushita, Sanyo...
Origine Etats-Unis
Année de sortie 1993
Processeur principal ARM60 (RISC 32 bits)
Fréquence 12.5 MHz
Mémoire vive 2 Mo
Mode graphique 640*480 en 16 millions de coul.
Son DSP 16 bits
Mémoire de masse CD-ROM 2x
Gamme FZ-1, M2...

1993 à 1997
 Newton
L'ancêtre de l'asistant personnel
 
Dès sa sortie en août 1993, le Newton dispose de nombreux logiciels. Il ne survivra pourtant pas aux problèmes d'Apple dans les années 1990 et sera arrêté en février 1998. La technologie de reconnaissance de l'écriture du Newton reste, à ce jour, toujours inégalée. En effet, dès 1993, Newton reconnaît l'écriture cursive sur n'importe quelle partie de son large écran en utilisant la forme, le tracé, mais également un dictionnaire ainsi qu'une base de connaissances automatiquement mise à jour par le système. NewtonOS est en outre le premier (et sans doute le seul) système d'exploitation totalement orienté objet (NewtonScript est un dérivé du langage SELF). Enfin, l'approche CPU est innovante, puisque les Newton sont animés par des processeurs ARM, processeurs que l'on retrouvera dans bons nombres de PDA, smartphones etc.

Un nombre incalculable de concepts, aujourd'hui courants, sont lancés sur Newton, comme par exemple le beam d'éléments d'une machine à une autre, l'utilisation d'un stylet sur un écran sensible, l'intégration des carnets d'adresses, agendas et notes. En raison des problèmes financiers d'Apple, Gil Amelio tentera de revendre la technologie Newton. N'y parvenant pas, il mettra fin à la division au sein de l'entreprise Apple. Elle deviendra Newton Inc. qui sera réintégrée par Steve Jobs pour finir par être dissoute quelques semaines plus tard. Les membres de cette division, après avoir été licenciés, ont fondé Palm, puis Handspring...

Il est a noter qu'Apple a investi plus d'un demi-milliard de $ dans le développement des Newton, et la commercialisation de ces derniers n'a pas forcement été le flop commercial que l'on a voulu faire croire, Newton s'est vendu, et de plus en plus, en fonction de l'évolution des séries. Ceci étant, leur prix prohibitif a empêché une véritable diffusion pour le grand public. Seules deux séries de Newton ont été développées avec un support de langue française, les série 110 et 120.

 
Fiche technique
Nom Newton
Type Assistant personnel
Constructeur Apple
Origine Etats-Unis
Années de sorties 1993 à 1997
Processeur principal ARM610 (RISC 32 bits)
Fréquence 20 MHz
Mémoire vive 640 Ko minimum
Modes graphiques 336*240 en monochrome
Son Intégré 1 voie
Mémoire de masse Interne
Gamme MessagePad 100, 110, 120, 130

1994 à 1999
 Power Mac
Le Mac nouvelle génération
 
En 1994 ont lieu les accords entre Apple, IBM et Motorola pour le développement du processeur RISC PowerPC. Grâce à cette puce, Apple peut enfin se libérer. En plus de 10 ans, on a juste réussi à quintupler la fréquence du Mac : 8 à 40 MHz péniblement. Il était temps que cela change ! Et Apple n'est pas du genre à perdre son temps : en juin 1995, Apple propose déjà les Power Macs 9500/120 et 133, deux machines qui garderont longtemps les labels "ordinateurs les plus puissants de la planète". La cause de cette puissance a un nom : le PowerPC 604, le processeur ultra-rapide de la gamme PowerPC de l'époque. En même temps, Apple se permet un petit emprunt au monde PC : le slot PCI, plus rapide et plus répandu que le slot NuBus des anciens Macs.

Le mois suivant, Apple propose le Performa 5200, inaugurant le nouveau design tout-en-un, y compris le lecteur de CD-ROM et l'écran multifréquences de 15 pouces. Avec un processeur PowerPC 603 à 75 MHz, les particuliers accédent à Internet, à la 3D, au montage/acquisition vidéo et aux jeux sur CD-ROM ! En même temps, est lancé le Performa 6200, identique au 5200, mais en format bureau, laissant donc le choix de l'écran. Cet ordinateur, destiné principalement aux familles, fait aussi le bonheur des professions libérales, surtout les médecins, chez qui Apple est déjà très bien implanté.

Malheureusement pour Apple, la firme n'est pas au bout de ses soucis. Alors qu'elle vient à peine de sortir 3 nouvelles machines (les 7200, 7500 et 8500), Microsoft sort Windows 95 en grandes pompes. La lobotomie made-in-Microsoft fonctionne : pour plus d'un million d'acheteurs en 4 jours, Windows 95 est la plus grande avancée technologique du siècle ! Chez Apple, on ne peut rien faire... Le système 7 en vigueur commence alors à se faire bien vieux. On a bien un nouveau système en préparation : Copland, qui doit amener avec lui beaucoup de nouveautés : protection de la mémoire, nouveau Finder, possibilités énormes de personnalisation. Mais avec ce système, Apple s'invente une chimère, celle du système parfait et 100% révolutionnaire. Mais le projet accumule les retards, pour être finalement abandonné, au profit d'évolutions réussies du système 7, les performants Mac OS 8 et 9. Mais déjà se profile la véritable révolution : Mac OS X accouplé aux PowerPC G3 et G4...

Fiche technique
Nom Power Mac
Type Micro-ordinateur
Constructeur Apple
Origine Etats-Unis
Années de sorties 1994 à 1999
Processeur principal Motorola PowerPC 601, 603x, 604x, G3 (RISC 32 bits)
Fréquence 60 MHz minimum
Mémoire vive 8 Mo minimum
Modes graphiques 640*480 et plus en millions de coul. maximum
Son Stéréo
Mémoire de masse Disquettes 3 pouces 1/2 1440 Ko, disque dur, CD-ROM
Gamme Séries 4xxx, 5xxx, 6xxx, 7xxx, 8xxx, 9xxx, G3 beiges

1995 & suivant...
PC multimédia
Un MPC dans les foyers
 
Le terme de PC multimédia a souvent été galvaudé, et ce sciemment pour des raisons de marketing. Le terme lui même est ambigu : après tout, les produits en provenance de chez Atari, Commodore ou d'Apple étaient eux aussi multimédia avant l'avènement du PC familial. En réalité, là où se fait la différence, c'est la possibilité pour l'usager lambda de pouvoir naviguer sur Internet, écouter sa musique, jouer, consulter une encyclopédie sur CD-ROM, faire ses comptes, bref disposer d'un couteau suisse informatique à moindre frais. C'est cette polyvalence qui assurera une pénétration irrésistible du PC dans les foyers au début des années 90.

Forcément ce PC familial n'a plus grand chose à voir avec les produits IBM des années 80 : adieu les misérables 4 couleurs du mode CGA et les bip-bip odieux sortant des entrailles de la machine, dorénavant de la 3D s'affiche en millions de couleurs et l'environnement sonore s'étale en multivoies. Cette évolution aussi prodigieuse en une décennie n'aurait pu avoir lieu sans ce qui fit le succès du PC : son évolutivité. Aux antipodes d'Apple et de son architecture fermée, le PC peut se voir agrémenter de divers accessoires lui permettant de rester au goût du jour et de profiter des évolutions technologiques.

Au niveau graphique c'est l'avènement des cartes 3D, dont la S3 Virge sera le précurseur, qui feront des PC de véritables stations de jeux, et c'est la société 3DFX (défunte en mars 2001) qui mènera longtemps le bal avec ses cartes Voodoo. Seul inconvénient de ces cartes : la nécessité de disposer au préalable d'une carte graphique mère gérant quant à elle la 2D. En avance sur leur temps, les Voodoo 2 permettront même de doper le nombre d'images par seconde en autorisant le SLI (branchement en parallèle de 2 cartes). Au niveau sonore, c'est la consécration des cartes sonores Sound Blaster contre leur rival Gravis, la carte AWE32 offrant un rendu sonore enfin supérieur à celui de l'Amiga. Intel, à grand renfort de marketing, annonce l'avènement du Pentium MMX, avec un jeu de 57 instructions censés faciliter l'optique multimédia des PC (image, son, vidéo, 3D). La "révolution" MMX accouchera néanmoins d'une souris puisque l'utilisation de nombres entiers en limitera sérieusement son application. Néanmoins le concept MMX est symbolique de l'avènement du PC comme machine multimédia reconnu par tous. Ajoutons à cela des lecteurs CD-ROM à double et quadruple vitesse, qui sont désormais considérés comme un support à part entière et non plus comme un simple moyen de stockage, et l'on obtient un ordinateur capable de remplir une multitude de fonctions.

Mais il faut un système d'exploitation pour coordonner tout cela, et c'est Bill Gates qui l'apportera avec tambours et trompettes, sous le nom, ô combien original, de Windows 95. Principal avantage : le Plug&Play, on branche le matériel et le système se charge de le reconnaître. Du moins en théorie... ce qui fit dire à nombre de détracteurs Plug&Pray (Branchez et Priez !). En dépit de ses défauts, cet OS s'imposera par sa relative convivialité pour les néophytes en informatique, qui ne pouvaient qu'être rebutés par le mythique MS-DOS.

 
Fiche technique
Nom PC multimédia
Type Micro-ordinateur familial
Constructeurs Divers
Origines Etats-Unis et Asie
Années de sorties 1995 et suivantes
Processeur principal Intel Pentium MMX (32 bits)
Fréquence 233 MHz minimum
Mémoire vive 32 mo à 8 go !
Mode graphique 640*480 et plus en millions de coul.
Son Carte Sound Blaster AWE32
Mémoire de masse Disquettes 3 pouces 1/2, disque dur, CD-ROM
Gamme Immense

1995
 
Saturn
La première 32 bits
 
La Saturn est la console 32 bits de Sega, elle fonctionne à base de CD-ROM, les temps de chargement ne sont donc pas très longs. La console est très douée pour la 2D (évidemment la Neo Geo est hors course pour cause de suprématie absolue). Toutefois la bête possède aussi des possibilités en 3D, mais avec la chute de la console (écrasé par Sony, se qui se reproduira quelques années plus tard avec la Dreamcast), les capacités n'ont pas pu être exploitées à fond. Mais lorsque l'on voit des jeux comme Radiant Silvergun, un shoot'em up sorti bien après la mort de la console, en 1998, on se rend compte de la puissance écrasante de la console de Sega sur celle de Sony.

Comme sur toutes ses consoles, Sega a adapté ses hits d'arcade, comme Sega Rally, et ces adaptations sont vraiment réussies, bien que très en dessous de la qualité de l'arcade.

Une cause possible de la chute de la console est probablement son prix très haut à sa sortie. Pour 3000 F, il faut vraiment être fan pour l'acheter ! Cela rappelle ce qui se passera plus tard avec la PS 2, sauf que Sony, même s'il a eu un peu de mal à se lancer, a fait un carton. Puis, face à des prix plus raisonnables et à la puissance de la PlayStation, puis de la , la Saturn n'a pas pu suivre.

 
Fiche technique
Nom Saturn
Type Console de salon
Constructeur Sega
Origine Japon
Année de sortie 1995
Processeurs principaux 2 Hitachi SH2 (RISC 32 bits)
Fréquence 28.6 MHz
Mémoire vive 2 Mo
Modes graphiques 320*244 à 720*448 en 16 millions de coul.
Son 32 voies PCM
Mémoire de masse CD-ROM 2x

1995
 PlayStation 1
La révolution Sony - Acte 1 !
 
En 1994, le marché mondial de la console de jeux vidéo est dominé par Sega et par Nintendo, avec des machines qui ont déjà quelques années : la Megadrive et la Super NES. C'est le moment que choisit Sony pour sortir la PlayStation, une étonnante console spécialisée dans l'affichage 3D. La PlayStation semble sortir de nulle part, mais il n'en est rien. En effet, Sony avait travaillé sur un projet de lecteur de CD-ROM pour la Super NES qui n'a jamais vu le jour.

Les grands classiques de la 3D ont donc tous une place sur la console de Sony : les jeux de course, de sport et les jeux plus orientés aventure. N'oublions pas que la PlayStation est aussi à l'aise en 2D comme le montrent certains jeux.

Nous avions "l'arcade à la maison" avec la SNK Neo Geo et de la même façon, nous avons "la 3D pour tout le monde" avec la PlayStation. En 1995, Sega tente aussi d'imposer sa console 32 bits, la Saturn. Mais elle ne se vend vraiment qu'au Japon et disparaît assez rapidement. La sortie de la Nintendo 64 en 1996 ne change pas non plus la position privilégiée de Sony. En 2000, Sony sort la PS One, version plus compacte de la PlayStation, aux caractéristiques identiques, sans oublier la PlayStation 2, nouvelle console 128 bits, qui garde une compatibilité avec la gamme antérieure.

 
Fiche technique
Nom PlayStation
Type Console de salon
Constructeur Sony
Origine Japon
Année de sortie 1995
Processeur principal MIPS R3000A (RISC 32 bits)
Fréquence 33.9 MHz
Mémoire vive 2 Mo
Modes graphiques 256*240 à 640*480 en 16, 256, 32768 ou 16 millions de coul.
Son 24 voies stéréo
Mémoire de masse CD-ROM 2x
Gamme PlayStation, PS One

1996
 
BOX
La machine des programmeurs
 
La BeBox a été le fer de lance de la société Be jusqu'en janvier 1997. C'est à cette date que Be a abandonné sa production à un peu moins de 2000 unités. Pourtant, cette machine avait beaucoup d'atouts en sa faveur. Mais il semblerait que Be ait vu trop grand. "Révolutionner" l'informatique avec le matériel et l'OS était trop pour une startup, face à une alliance Microsoft-Intel en pleine forme, et un Apple fatigué.

La BeBox est un ordinateur doté d'un système d'exploitation, le BeOS, compatible avec rien, et dont le but est de fournir une alternative aux plates-formes Windows et Mac, handicapées par des contraintes de compatibilité avec les anciens modèles. Pour créer la BeBox, les ingénieurs de chez Be sont partis d'une feuille blanche avec comme objectif de créer la machine qu'ils souhaiteraient avoir sur leur bureau. Résultat, la BeBox intègre les dernières technologies en matière de système d'exploitation et d'architecture.

Ceci fait que la BeBox est une machine très efficace, très performante, très agréable à programmer (la majorité des taches routinières sont déjà prises en charge). Oui mais voilà, cette machine ne va jamais percer auprès du simple utilisateur, à cause du manque cruel de logiciels... Dommage, car elle semblait prête pour prendre la relève d'excellentes machines comme les , Atari ou Archimedes. D'ailleurs la BeBox est souvent comparée au NeXT, mis à part la politique des dirigeants, ou référencée comme l'Amiga 96...

Fiche technique
Nom BeBox
Type Micro-ordinateur
Constructeur Be
Origine Etats-Unis
Année de sortie 1996
Processeurs principaux 2 PowerPC 603x (RISC 32 bits)
Fréquence 66 ou 133 MHz
Mémoire vive Variable
Mode graphique 640*512 et plus en millions de coul.
Son Stéréo
Mémoire de masse Disquettes 3 pouces 1/2, disque dur, CD-ROM
Gamme Prototypes

1996
 
La console initiée par Apple
 
Lancé sous le règne Splinder, la Pippin doit permettre à Apple de prendre place dans un marché où elle est complètement absente : le marché des consoles. Apple souhaite également faire de sa console Pippin une vraie machine multimédia, capable de lire des CD-ROM, de naviguer sur Internet, de lire ses emails...

Apple décide ensuite de faire de Pippin une technologie ouverte, en vendant des licences aux constructeurs qui le désirent. Les constructeurs pourront ensuite ajouter tous les logiciels qu'ils veulent, pour adapter la machine à différents marchés. Les logiciels peuvent être programmés en Java. Le plus important des constructeurs est Bandai, qui tente de commercialiser sa console @Mark (appelée @World aux Etats-Unis), sans grand succès (moins de 45 000 exemplaires vendus). Pour la petite histoire, Bandai se rattrapera ensuite en vendant... des tamagoshis !

Le système d'exploitation de la Pippin est basé sur Mac OS, et la machine est capable de recevoir de la mémoire vive pour améliorer ses capacités. A l'intérieur de la Pippin, on retrouve le processeur standard des Macs de l'époque, un PowerPC 603, cadencé à 66 MHz. Ce processeur peut permettre à Apple de rivaliser sans complexe avec les consoles de Sega et Nintendo... Il est intéressant de remarquer que Microsoft fera exactement la même chose avec sa Xbox : une console basée sur du matériel micro-informatique et tournant avec une version allégée du système d'exploitation.

Fiche technique
Nom Pippin
Type Console de salon
Constructeur Bandai
Origine Etats-Unis
Années de sorties 1996
Processeur principal PowerPC 603 (RISC 32 bits)
Fréquence 66 MHz
Mémoire vive 6 Mo
Modes graphiques 640*480 en milliers de coul. maximum
Son Stéréo
Mémoire de masse CD-ROM 4x

1996
 
Nitendo 64
Une console pauvre
 
La Nintendo 64 est destinée à enfoncer la plus puissante des consoles 3D de l'époque, la Sony PlayStation. Son microprocesseur central, un R3300 à technologie RISC ainsi que ces processeurs graphiques extrèmement avancés ont été conçus par le géant absolu de l'image de synthèse, c'est à dire Silicon Graphics. On comprend qu'avec une telle parenté la Nintendo 64 veut se vanter de pouvoir détroner les consoles 32 bits de la même époque. Malheureusement, à la vue des titres disponibles, on peut réellement se demander si la console tient toutes ses promesses : les trois-quarts des jeux sortis font penser à un PC asthmatique tant ils sont lents (faible nombre d'images par seconde) sans compter la piètre qualité vidéo en sortie composite.

Malgré tous les efforts de Nintendo pour faire face à la suprématie de la PlayStation, sa console ne semble pas prendre. Le problème de la console reste la pauvre variété de sa logithèque, qui se limite principalement à des jeux de plates-formes plutôt axés pour les enfants. Cette image "gamin" perdurera jusqu'à l'arrivée de sa remplaçante.

 
Fiche technique
Nom Nintendo 64
Type Console de salon
Constructeur Nintendo
Origine Japon
Année de sortie 1996
Processeur principal Silicon Graphics R3330 (RISC 64 bits)
Fréquence 93.75 MHz
Mémoire vive 4 Mo
Modes graphiques 256*224 à 640*480 en 4 millions de coul.
Son 24 voies stéréo
Mémoire de masse Cartouches

1998 à 2002
 iMac
La renaissance d'Apple
 
Lancé par Steve Jobs en 1998, à l'occasion de l'exposition MacWorld de New York, l'iMac est depuis longtemps passé dans le langage courant. C'est à l'iMac qu'on attribue le retournement de situation en faveur d'Apple, alors que la société était donnée pour morte avant son introduction.

La machine, avec ses formes rondes, son look sympathique, ses couleurs psychédéliques, ses ports USB, son absence de lecteur de disquettes, son connecteur Ethernet et sa facilité d'accès à Internet, a modifié du tout au tout le regard porté par les utilisateurs sur l'informatique. "Ça ressemble à quelque chose qui viendrait d'une autre planète", avait indiqué Steve Jobs aux journalistes lors de la présentation initiale de 1998. Pour le PDG de la firme, l'iMac devait réaliser deux objectifs : relancer les ventes grand public de la firme et exorciser son échec personnel avec le Mac initial. Steve Jobs a en effet quitté sa société en 1985, un an après le lancement de son premier Mac, sans pouvoir superviser sa destinée. Sans lui, Apple a fait des choix stratégiques douteux.

Surtout, l'iMac a apporté une nouvelle façon de regarder un ordinateur, attirant de nouvelles générations d'utilisateurs et notamment d'utilisatrices. L'idée d'introduire des assortiments de couleurs, les formes rondes, l'absence de bruit sur les machines de la seconde génération ont poussé les utilisateurs à placer leur iMac en évidence, dans des pièces communes. La machine a initié la tendance à l'utilisation des couleurs sur les ordinateurs, avec plus ou moins de bonheur suivant les constructeurs. Le design de l'iMac est principalement l'œuvre du jeune designer Jonathan Ive, à qui Jobs a laissé carte blanche.

La machine a permis l'explosion du connecteur USB, qui végétait avant son introduction dans les Macs et a donné la ligne de conduite à tenir vis-à-vis du lecteur de disquettes : sa disparition ! Avec plus de 7 millions de machines distribuées, l'iMac se présente comme l'un des ordinateurs les plus vendus sur la planète, soutenu par le regain d'intérêt suscité par Apple auprès des switchers, les déçus du PC. Reste que la firme devra poursuivre ses efforts pour coller à la réalité de la concurrence tarifaire que lui opposent les fabricants de PC. Un défi bien difficile à relever.

 
Fiche technique
Nom iMac
Type Micro-ordinateur
Constructeur Apple
Origine Etats-Unis
Années de sorties 1998 à 2002
Processeur principal Motorola PowerPC 750/G3 (RISC 32 bits)
Fréquence 233 à 600 MHz
Mémoire vive 32 à 256 Mo
Mode graphique 1024*768 en 15 pouces
Son Stéréo
Mémoire de masse Disque dur, CD-ROM
Gamme iMac révision A, B, C, D

YouTube-Video

1999
 iBook
Le petit frère du Macintosh portable
 
Dès son arrivée à la tête d'Apple et le début du grand ménage, Steve Jobs avait annoncé l'intention d'Apple de créer un portable grand-public. Avec la sortie de l'iMac, en août 1998, on pouvait commencer à entrevoir que l'iBook serait aux PowerBooks ce que l'iMac était aux PowerMacs : une machine sans complexe, facile à utiliser, bon marché et surtout avec un design sans équivalent. Les rumeurs les plus folles commencèrent alors à courir sur Internet : machines avec écran tactile, nouveau Newton amélioré, écran rabattable à 180 degrés...

Enfin, après plusieurs mois de suspense, le portable grand public d'Apple est présenté lors de la conférence d'ouverture de la MacWorld Expo de New-York, le 21 juillet 1999. Comme prévu, il se positionne dans l'entrée de gamme, tant par son prix que par ses caractéristiques. On attendait un iMac portable, on l'a eu. Le iBook est disponible en 2 couleurs (myrtille et mandarine). Parmi les bonnes idées, on remarque la présence d'une poignée, très pratique pour transporter le iBook sans devoir le rentrer dans un sac ! Apple fait d'ailleurs remarquer que l'iBook est le premier portable équipé d'une poignée ! Les designers doivent avoir la mémoire courte, car le Macintosh Portable de 1989 avait déjà, lui-aussi, une poignée rétractable !

Le iBook est bien un iMac portable : juste ce qu'il faut en standard, mais impossible de rajouter quoi que ce soit... Le iBook est entraîné par un PowerPC G3 cadencé à 300 Mhz secondé par 512 Ko de mémoire cache (les rumeurs avaient quelques temps annoncé l'absence de cache sur le iBook, heureusement il n'en est rien !). Comme sur le iMac, le bus système est limité à 66 Mhz (contre 100 Mhz sur les G3, G4 et sur les derniers PowerBooks G3), et la mémoire vive livrée en standard est encore de seulement 32 Mo. Elle pourra être augmentée à 160 Mo par l'ajout d'une barrette de 128 Mo sur l'unique emplacement libre.
Le iBook dispose d'un disque dur de 3.2 Go, là où on aurait pu en attendre 4 ou 6... Le lecteur de CD est un 24x (vitesse maximale), mais, contrairement aux PowerBooks, il est solidement ancré dans le iBook et ne peut donc pas être échangé contre un lecteur DVD, ou tout autre baie... L'écran du iBook est un écran TFT de 12.1 pouces de diagonales, affichant une résolution de 640/480 ou 800/600. Cette taille est équivalente à un 14 pouces de bureau.
Côté communication, le iBook est équivalent au iMac : l'USB prend en charge tous les périphériques (une seule prise, contre 2 sur le iMac). Pour Internet ou les réseaux locaux, on dispose de 3 solutions : soit on passe par la carte Ethernet 10/100 baseT intégrée, soit on utilise le modem 56k (compatible V90) également intégré. Mais une troisième solution fait son apparition sur le iBook : c'est l'AirPort. Pour le son, le iMac dispose d'un circuit son stéréo en qualité CD, mais malheureusement cette qualité n'est pas rendue par l'unique haut-parleur du iBook. En revanche, un casque ou des enceintes permettront de profiter de la qualité CD !

Le iBook ne pèse que 3 kilos (à comparer aux 2.6 kilos du PowerBook G3 bronze, aux 3.5 kilos du premier PowerBook G3 et aux 7 kilos du tout premier Mac Portable) pour une épaisseur variant de 3.15 à 5.2 centimètres (contre 4.3 pour le PowerBook G3). La batterie permet jusqu'à 6 heures d'activité. Elle se recharge simplement en branchant le iBook sur le secteur, et une petite diode indique l'état de chargement. L'adaptateur secteur a d'ailleurs la faculté de ne laisser sortir que la longueur de câble nécessaire, le reste étant conservé à l'intérieur. Finis les câbles qui traînent autour du portable lors d'une utilisation sédentaire ! Il faut aussi noter le nouveau système de fermeture du iBook : il n'y a plus de crochet ou de loquet (encore quelque chose de moins à casser...).
Le prix de 1599 dollars est une bonne nouvelle, compte tenu du prix des éléments d'un ordinateur portable : il est inférieur de près de 1000 dollars à celui du PowerBook G3 ! Ce prix est en tout cas équivalent à la plupart des PC portables d'entrée de gamme, mais le iBook reste bien plus performant grâce au G3 !
Le iBook est mis à jour à la MacWorld Expo de Tokyo, en février 2000. Les deux modèles gagnent 32 mo de mémoire vive, et un troisième modèle, appelé iBook Special Edition, habillé tout de gris, est ajouté à la gamme. Son processeur est cadencé à 366 Mhz, son disque dur passe de 4 à 6 Go et lui aussi est livré avec 64 Mo de mémoire vive, le tout pour 2000 francs... de plus que la version précédente, soit 15.000 francs.

Apple Expo 2000 est l'occasion pour Steve Jobs de mettre à jour la gamme iBook. Les modèles d'origine disparaissent et laissent la place à deux nouvelles couleurs : un bleu sombre appelé Indigo et une espèce de vert fluorescent appelé Key Lime. La version graphite reste disponible, à 466 Mhz. En fait, l'iBook Key Lime est une version spéciale Internet : disponible uniquement sur l'Apple Store, il est configurable à volonté (vitesse du processeur à 366 ou 466 Mhz, quantité de mémoire vive, lecteur de CD ou de DVD...). Devant l'indignation des revendeurs Apple (et aussi, peut-être, devant son faible succès), Apple décide finalement d'abandonner le monopole de l'AppleStore sur l'iBook Key Lime qui devient accessible aux distributeurs.
 
 
Fiche technique
Nom iBook
Type Micro-ordinateur
Constructeur Apple
Origine Etats-Unis
Années de sorties 1999
Processeur principal PowerPC G3 secondé par 512 Ko de mémoire cache
Fréquence 366 ou 466 MHz
Mémoire vive 32 à 160 Mo
Mode graphique 640/480 ou 800/600 en 12,1 pouces
Son Stéréo
Mémoire de masse Disque dur 3,2 GO, DVD
Gamme iBook - iBook SE - iBook FireWire / FireWire SE

 

1998
 
Game Boy Color
La couleur... Enfin !
 
Après des années d'attente, la Game Boy Color est enfin arrivée ! Sortie en 1998, elle permet enfin d'avoir une réelle console portable en couleur : son écran n'est peut-être pas rétroéclairé et de plus petite taille que celui de la Pocket, mais il est de bonne qualité, et permet une faible consommation de piles : 2 piles de 1.5 V pour dix heures d'autonomie, c'est plus que correct. Elle est compatible avec les anciens jeux Game Boy, mais surtout elle peut aussi faire tourner des jeux en 56 couleurs simultanément à l'écran.

Outre ses capacités de couleur, la Game Boy Color possède quelques nouvelles caractéristiques techniques : elle utilise toujours un Z80, mais celui-ci est capable de tourner à une fréquence deux fois plus rapide. La mémoire vidéo à été doublée (elle est maintenant de 16 Ko). La mémoire vive passe de 8 à 32 Ko ! Par contre, la console ne peut toujours pas afficher plus de quarante sprites en même temps, et pas plus de dix sur une seule ligne. L'écran "Super Mobile Liquid Crystal Display" est signé Sharp. Autre nouveauté, la console ne possède plus de molette de contraste, la console fait ses réglages elle-même et donne son résultat optimal : le résultat est correct. Son écran à matrice active lui permet un taux de rafraîchissement près de deux fois supérieur à celui de son aînée. On pourra noter aussi la présence d'un port infrarouge qui permet de transporter des informations. Mais bon, pour le jeu à deux, il faudra tout de même utiliser le Câble Link. Ceci dit, la nouvelle version de ce câble est elle aussi plus rapide et permet des échanges 24 fois plus rapides.

Le problème avec cette console est que l'on a assisté à une détérioration notable de la qualité des jeux. En effet, le public visé étant très jeune, et généralement peu informé des sorties, les licences prestigieuses ont remporté la mise, au détriment souvent de la qualité. Par exemple le titre Mulan de Disney est indigne de la console. On trouve tout de même de bons jeux, avec les Zelda, voire les Pokemon, pour les plus jeunes.

Fiche technique
Nom Game Boy Color
Type Console portable
Constructeur Nintendo
Origine Japon
Année de sortie 1998
Processeur principal Zilog Z80 (8 bits)
Fréquence 2.1 MHz
Mémoire vive 48 Ko
Mode graphique 160*144 (LCD 56 coul.)
Son 4 voies stéréo PCM
Mémoire de masse Cartouches 8 Mo maximum

1999
 
Dreamcast
La première 128 bits
 
La Dreamcast apparaît un peu comme la console de la dernière chance pour Sega. En effet, les dernières sorties de ses consoles ont été plus ou moins des échecs : le MegaCD, la 32X et la Saturn.

Cette console est la première 128 bits du marché, ce qui correspond bien à la politique de précurseur pratiquée par Sega. Lors de sa sortie, face aux PlayStation et autres Nintendo 64, elle fait figure de monstre. La grosse nouveauté avec cette machine, c'est qu'elle intègre un modem, ce qui permet aux fanatiques des consoles de naviguer sur le net ! Ceci offre aussi la possibilité de jouer en réseau via le net sur console. Les débuts de la machine datent de 1996. A cette époque, le projet d'une console nouvelle génération est baptisé Dural. Sega change quelque peu sa politique en ne proposant plus un hardware fait maison. Il s'adresse à Microsoft pour le Système d'exploitation et à Nec pour le processeur graphique.

Après quelques premiers jeux moyens, la machine connait nombre de jeux de qualité, et sait s'imposer auprès des joueurs passionnés, qui voient là une très bonne console. Mais c'est sans compter sur le marketing "rouleau compresseur" de Sony ! En effet, ils n'avaient pas prévu de sortir si vite une nouvelle console succèdant à la PlayStation, aussi se pressent-ils trop pour sortir la nouvelle PS2. Buggée et difficile à programmer elle n'est pas vraiment bonne, mais l'image de marque de Sony fait son travail et Sega est bien vite écrasé.

Fiche technique
Nom Dreamcast
Type Console de salon
Constructeur Sega
Origine Japon
Année de sortie 1999
Processeur principal Hitachi SH4 (RISC 128 bits)
Fréquence 200 MHz
Mémoire vive 16 Mo
Processeur graphique NEC Power VR Series II
Son 64 voies 16 bits
Mémoire de masse GD-ROM 1.2 Go

1999
 Power Mac G3
 
Présentant une toute nouvelle conception de boîtier translucide à ouverture facile (nom de code "El-Capitan"), le nouveau G3 était le premier modèle d'Apple à intégrer FireWire, la nouvelle norme ultra-rapide de transfert d'Apple. C'était aussi le premier modèle professionnel à inclure l'USB, bien qu'il était aussi équipé d'un port ADB pour une compatibilité descendante.
Dans un choix controversé, Apple décida de ne pas inclure de ports série, de lecteur de disquettes, ou d'intégrer le SCSI (Apple choisi au lieu l'ATA Ultra). Un Zip interne était disponible, tout comme des cartes d'extension SCSI. Le G3 était disponible en plusieurs configurations, commençant à 1599 $ et arrivant à près de 5000 $ pour la configuration de serveur complète. Fin Avril, la ligne "Blue" a été "boosté" de 50 Mhz, amenant le modèle supérieur à 450 Mhz.

Fiche technique
Nom Power Mac G3
Constructeur Apple
Origine USA
Année de sortie 5 janvier 1999
Processeurs principaux PowerPC G3
Fréquences 300 MHz et 450 MHz
Mémoire vive 64 Mo à 1 Go
Processeur graphique ATI Rage 128 dotée de 16 Mio
Son Stéréo 16 bits
Mémoire de masse DVD/CD-ROM 24x Hdd 6 à 12 GO
Gamme G3 Arrêt de production le 31 Aout 1999

2000
 PlayStation 2
La révolution Sony - Acte 2 !
Le rouleau compresseur
 
Il est déjà loin le temps où la PlayStation 2 indignait les consommateurs par son prix disproportionné et son absence de jeux ! Quelques années après son lancement, la console de Sony s'est solidement installée en leader du marché. On ne va pas s'appesantir sur l'esthétique controversée de l'engin. Monolithe noir très classe pour certains, design de radiateur pour d'autres.

La PS2 est la première console à lire les DVD-Vidéo. L'image n'est, certes, pas exceptionnelle, mais rivalise sans trop de problèmes avec les lecteurs de salon d'entrée de gamme. En ce qui concerne la lecture des CD audio, difficile de ne pas être déçu tant la régression est grande par rapport à la PS One. Plus aucun DSP n'est disponible. De plus, l'interface est laide et peu intuitive. Les deux prises USB en façade permettent, en théorie, de pouvoir brancher des périphériques issus du monde PC. Mais en pratique, il n'en est rien, tout simplement à cause de l'absence des pilotes adéquates.

La logithèque de la PS2 peut se vanter d'être la plus riche du marché. La disette suivant la première année de vie de la console en France fait partie du passé. Techniquement, l'Emotion Engine (le cœur de la console, conçu avec Toshiba) a rapidement montré ses faiblesses, loin des démos techniques trompeuses montrées à la presse par Sony. Sur de nombreux titres, cela se caractérise par un effet d'escalier (aliasing) plus prononcé, des contours plus anguleux, voire même des couleurs un peu délavées. La console est rétro-compatible avec les jeux PlayStation 1 (un énorme catalogue). Il est même possible d'apporter parfois quelques améliorations sensibles au niveau du graphisme et des temps de chargement. Néanmoins, certains titres ne sont pas compatibles et les améliorations pas toujours flagrantes. Pis, elles font parfois apparaître des bogues graphiques, comme dans Gran Turismo 2. Plus petite, plus mince, la PS2 se refait une beauté fin 2004. La nouvelle PS Two possède plus de fonctionnalités puisqu'elle est livrée avec un port Ethernet intégré pour le jeu en ligne et malgré une taille très réduite, ses capacités ludiques restent identiques.

 
Fiche technique
Nom PlayStation 2
Type Console de salon
Constructeur Sony
Origine Japon
Année de sortie 2000
Processeurs principaux Emotion Engine (RISC 128 bits) et PS1 (RISC 32 bits)
Fréquences 294 MHz et 34 MHz
Mémoire vive 32 Mo
Processeur graphique GPU 4 Mo à 147 MHz
Son 48 voies stéréo à 44.1 ou 48 KHz
Mémoire de masse DVD/CD-ROM 24x
Gamme PlayStation 2, PS Two

2001
 
La Super Nitendo de poche
 
La Game Boy, lors de sa sortie en 1989, fait beaucoup parler d'elle, c'est la première console portable à cartouches que l'on peut réellement avoir tout le temps dans la poche : sa taille raisonnable et son autonomie en font son succès. Mais on entend très tôt parler d'une nouvelle Game Boy version couleur. C'est chose faite avec la Game Boy Color qui arrive bien plus tard. Mais les rumeurs vont bon train, argant que la Game Boy Color n'est qu'une étape vers une nouvelle console réellement prometteuse. L'annonce de la machine tant attendue a lieu en septembre 1999.

Pour la première fois dans l'histoire de la Game Boy, c'est la représentation de type paysage, à la Game Gear, qui est utilisée. La prise en main n'est pas mauvaise, mais ceux qui ont de gros doigts risquent d'avoir quelques problèmes vu la petite taille de la console. L'écran est à matrice active d'excellente qualité mais sombre au possible ! Au niveau du son, là encore il y a du progrès.

Nintendo n'a pas arrêté de le répéter lors de la sortie de sa console, la GBA est architecturée autour d'un processeur 32 bits. Tout le monde s'immagine alors des jeux en 3D comme sur PlayStation, mais il n'en est rien ! En effet, la console ne gèrant pas la 3D, trop gourmande en ressources, il a été décidé de ne laisser que le Mode 7 issu de la Super Nintendo. La machine est donc aisément comparable, en terme de puissance à une Super Nintendo un peu gonflée. Au niveau de la compatibilité avec les autres jeux, la GBA dispose du processeur de sa grande sœur, la Game Boy Color. Néanmoins, la compatibilité n'est pas totale.

Son gros point faible est l'absence de rétro-éclairage pour son écran, rendant l'affichage très sombre. Il existe cependant des accessoires pour compenser ce défaut. C'est l'un des points qui a amené Nintendo à sortir en mars 2003 la Game Boy Advance SP, disposant d'un écran rétro-éclairé. De plus, la SP, au design très hi-tech, est pliable en deux.

 
 
Fiche technique
Nom Game Boy Advance
Type Console portable
Constructeur Nintendo
Origine Japon
Année de sortie 2001
Processeurs principaux ARM7 (RISC 32 bits) et Zilog Z80 (8 bits)
Fréquence 16 MHz
Mémoire vive 256 Ko
Mode graphique 240*160 (TFT en milliers de coul.)
Son Stéréo numérique
Mémoire de masse Cartouches
Gamme Game Boy Advance, Advance SP

2002
 
Game Cube
Le mini-cube
 
Sortie quasi simultanément avec la Xbox, la GameCube de Nintendo s'est d'emblée positionnée comme la moins chère des consoles 128 bits. Elle ne possède pas pour autant des possibilités et capacités moindres, bien au contraire.

Extérieurement, la GameCube est très sobre : poids plume de forme quasi cubique, aux dimensions très petites. On est loin de la monstruosité signée Microsoft, la Xbox. Signalons la présence d'une poignée à l'arrière de la console facilitant le transport et permettant, accessoirement, d'éviter de tordre les câbles en cas d'appui contre un mur. Sans ventilateur, la GameCube a l'extrême obligeance d'être silencieuse en fonctionnement, ce qui change de la concurrence. La console possède une horloge interne qui a une incidence sur le déroulement de certains jeux. La manette apparaît ergonomique et conviendra même aux petites mains. Si Nintendo a dû se résoudre à abandonner le support cartouche, elle utilise un format de disque propriétaire pour ses jeux. Pour lutter contre le piratage et percevoir des royalties sur chaque jeu vendu, les éditeurs tiers doivent passer par la firme nippone. Impossible donc d'insérer un disque de 12 cm, il faut utiliser le format mini-DVD de 8 cm de diamètre, très populaire au Japon.

La qualité des premiers jeux sortis ne laisse aucun doute : la console en a vraiment dans le ventre. On retrouve, par contre, beaucoup de titres en provenance des autres machines. En l'état, la PlayStation 2, de par le parc machine installé, continue de faire la course en tête et seulement quelques exclusivités permettent à la GameCube de se démarquer. Certains regretteront la packaging des jeux en tout point identiques à ceux des jeux PS 2, Xbox, PC et des DVD-Vidéo. Cela conduit à une impressionnante uniformisation des rayons de magasins.

Fiche technique
Nom GameCube
Type Console de salon
Constructeur Nintendo
Origine Japon
Année de sortie 2002
Processeur principal IBM PowerPC Gekko (RISC 128 bits)
Fréquence 485 MHz
Mémoire vive 40 Mo
Processeur graphique ATI Flipper à 162 MHz
Son 64 voies stéréo
Mémoire de masse Mini DVD-ROM 1.5 Go

2002
 
KO debout !
 
En sortant sa propre console, Microsoft compte bien écraser la concurrence : plus puissante, plus grosse, plus chère, une machine tout en démesure ! Trop ambitieuse car les ventes sont si désastreuses qu'on la trouvera moitié moins chère six mois après sa sortie !

La Xbox est massive, tout le monde l'a raillée à ce sujet ! Pourtant, si l'on fait abstraction du logo vert immonde situé sur le haut de ce pavé noir, la console ne dépareille pas dans un meuble audio-vidéo. Bonne initiative, quatre ports manettes sont disposés en façade. Même s'il s'agit d'une technologie USB, Microsoft a préféré utiliser un système de fiches propriétaires ! Impossible donc d'y brancher un périphérique classique de PC. Le disque dur remplace avantageusement les cartes mémoires pour le jeu, et un port Ethernet est situé à l'arrière de la console. Il est avant tout destiné au jeu on-line, mais son utilisation s'est vue détournée par des hackers… Si le lecteur est un DVD-ROM, vous devez acquérir la télécommande Microsoft afin de débloquer la fonction de lecture des DVD Vidéo. Imposante et d'un look douteux, c'est avec crainte qu'on prend la manette officielle en main. La taille et le poids de l'engin en interdisent quasiment l'accès aux plus jeunes enfants. La position des mains sur les gâchettes, qui ne sont pas sans rappeler celles de la Sega Dreamcast, est très inconfortable et procure des douleurs dans les doigts au bout d'une heure de jeu. Les boutons d'action, en plus d'être bombés, s'avèrent trop rapprochés. N'oublions pas les boutons blanc et noir pour ainsi dire inaccessibles, ainsi que des moteurs de vibration de piètre qualité. Imaginez-vous avec un rasoir électrique entre les mains, ça vous donnera une idée assez juste des sensations ressenties !

A l'image des accessoires, les jeux sont chers, très chers ! Si Microsoft vend bien ses consoles à perte, elle essaie de se rattraper comme elle peut sur le software. Si la quantité des titres disponibles n'est pas en cause, les exclusivités se font rares… Visuellement, les jeux Xbox sont impressionnants, notamment au niveau de la finesse et de la qualité des textures, mais comme le disait une célèbre publicité pour une marque de pneumatiques "sans maîtrise, la puissance n'est rien". Ainsi, l'aliasing plombe certains titres. De même, le nombre d'images par seconde sur certains jeux est indigne de la puissance de la console. En revanche, s'il est un point où la Xbox excelle, c'est le son multicanal en Dolby Digital 5.1. Evidemment, il vous faut être équipé en conséquence ! Après quelques heures d'utilisation de la console, c'est avec stupeur que l'on découvre de nombreuses griffures à la périphérie de chaque disque précédemment inséré dans le lecteur. Néanmoins, ce défaut ne semble pas agir sur la bonne lecture des disques...

 
Fiche technique
Nom Xbox
Type Console de salon
Constructeur Microsoft
Origine Etats-Unis
Année de sortie 2002
Processeur principal Intel Pentium III (32 bits)
Fréquence 733 MHz
Mémoire vive 64 Mo unifiée
Processeur graphique Nvidia Geforce 128 bits
Son Dolby Digital 5.1
Mémoire de masse Disque dur, DVD-ROM

2003
 
N-Gage & N-Gage QD
Le téléphone qui fait console
 
Nokia, premier fabricant mondial de téléphones mobiles, s'est lancé dans l'aventure du jeu vidéo avec la N-Gage. A la fois console et téléphone mobile, la machine est conçue pour jouer et communiquer.

Petite, compacte et design, elle vous permet d'être toujours connecté pour rester en contact avec la communauté : appels, SMS, MMS, GPRS, Emails, envois de scores, tournois, soluces... les choix sont multiples ! Le point fort de la N-Gage est de permettre à plusieurs joueurs mobiles de jouer ensemble sans fil ni câble. La plupart des jeux disponibles incluent une option multijoueur pour deux à quatre personnes et utilisent soit la technologie sans fil Bluetooth , soit le GPRS.

On ne peut pas dire que la N-Gage soit une mauvaise machine, au contraire c'est un véritable couteau suisse aux nombreuses fonctionnalités, même si bon nombre de puristes du jeu ne la considèrent pas comme une console. Il y a pourtant des jeux magnifiques, comme Asphalt ou Glimeratti, qui n'ont rien à envier à ceux d'une certaine autre console de poche nippone . Malgré un bon principe de départ, La N-Gage et sa version QD plus compacte restera pour Nokia un demi échec commercial, sans doute à cause de l'agressivité de la concurrence dévouée uniquement au jeu, ainsi qu'à une production assez inégale dans la qualité. Dommage, car la N-Gage aura eu le mérite de tenter autre chose que Nintendo et sa Game Boy Advance. Grâce à elle, certains auront au moins redécouvert le plaisir de jouer dans le métro ou tout lieu d'attente sur son téléphone mobile. Eh oui, y'a pas que les SMS dans la vie !

Fiche technique
Nom N-Gage
Type Téléphone/console portable
Constructeur Nokia
Origine Finlande
Année de sortie 2003
Processeurs principaux ARM9 (RISC 32 bits)
Fréquence 104 MHz
Mémoire vive 3.4 Mo
Mode graphique 208*176 (4096 coul.)
Son Stéréo numérique
Mémoire de masse Cartes MMC
Gamme N-Gage, N-Gage QD

2004
 iMac G5
L'ordinateur écran
 
L'iMac G5 est un ordinateur tout-en-un doté d'un design et d'une compacité révolutionnaire. De plus, il embarque le même processeur que les puissants Power Mac G5 de bureau, gage de traitement ultra-rapide. Grâce à ses mensurations de rêve et son encombrement minimum, l'iMac G5 trouve facilement sa place à la maison comme au bureau.

Imaginé par les créateurs du baladeur numérique iPod de Apple, le nouvel iMac G5 redéfinit le concept d'ordinateur de bureau. Avec seulement 5 cm d'épaisseur, la machine intègre un magnifique écran plat panoramique de 17 ou 20 pouces et le puissant processeur PowerPC G5 signé IBM. Et elle contient également tout ce dont on a besoin pour la synchroniser avec un iPod, pour organiser sa musique et ses photos, créer des DVD, surfer sur le Web et bien plus encore. Riche de nombreux logiciels installés d'origine, cet ordinateur objet de tous les fantasmes n'est pas en manque pour se divertir et travailler très rapidement. On peut notamment citer les incontournables Mail, iChat, Safari, Sherlock, iSync, QuickTime, AppleWorks et iLife (incluant iTunes, iPhoto, iMovie, iDVD et GarageBand). Le tout tourne sur Mac OS X 10.3 alias Panther, le meilleur système d'exploitation du monde, affirmation admise par tous les experts en informatique. En effet, Mac OS X se base sur un noyau Unix hautement sécurisé, nettement moins attaquable qu'un certain homologue signé Microsoft, Windows XP pour ne pas le nommer. Sans oublier sa convivialité et sa facilité d'utilisation légendaire.

L'iMac G5 affiche un coût non négligeable, même si Apple nous a habitué à pire par le passé. La perfection a un prix, celui de la passion. Mais ce n'est pas cela qui va arrêter les nombreux aficionados de la marque à la pomme, seule alternative crédible face au rouleau compresseur des tristes et mornes PC !

Fiche technique
Nom iMac G5
Type Micro-ordinateur
Constructeur Apple
Origine Etats-Unis
Années de sorties 2004
Processeur principal IBM PowerPC 970 (RISC 64 bits)
Fréquence 1.6 ou 1.8 GHz
Mémoire vive 256 Mo à 2 Go
Mode graphique
1440*900 (17 pouces) ou1680*1050 (20 pouces)
Son Stéréo
Mémoire de masse Disque dur, Combo ou SuperDrive
Gamme iMac G5 17, 20 pouces

2005
 
La portable qui voit double
 
Jouer autrement... Telle est la philosophie et l'orientation prise par Nintendo avec cette console portable. A première vue, peu de chose différencie cette machine de la célèbre Game Boy Advance SP. Tout ne serait-il donc qu'une question de taille et de proportion ? Erreur, la DS (pour Dual Screen, soit double écran) a été pensée pour libérer le jeu vidéo de son carcan invisible. Instrument indissociable de ses actions, la paddle ou la croix multidirectionnelle sont devenus aujourd'hui aisés à manipuler chez plusieurs générations de joueurs. Mais pas tout le monde. Et c'est là qu'intervient le savoir-faire de Nintendo. Car la DS veut s'adresser à tous. Pourquoi ? Parce que la firme nippone a développé l'écran tactile. Une pression du doigt sur ledit écran et les dernières réticences s'envolent. L'incompréhension qui subsiste encore entre le jeu vidéo et la personne lambda n'est plus de mise dès lors qu'on dirige directement son personnage avec son index ou un stylet. Pour les non-initiés, c'est une découverte. Pour les joueurs, le plaisir est décuplé. Mais une chose est sûre : l'expérience est unique et nouvelle pour tout le monde.

Il ne suffit pas de voir la Nintendo DS. Il faut la manipuler pour comprendre que cette console apporte quelque chose de novateur dans la jouabilité. Pour peu que les éditeurs aient un peu d'imagination, il est impressionnant de voir de quelle manière on interagit avec l'écran tactile. Dessiner, viser, gratter... Autant de verbes qui prennent une dimension nouvelle et inédite face au jeu. Autre motif de satisfaction, le double écran. Le sens de lecture est changé. Certaines informations capitales comme les cartes sont affichées en bas tandis qu'on dirige son personnage en haut. Au contraire, certaines parties nécessitent que l'on regarde les deux écrans puisque l'action passe de l'un à l'autre.

Malgré tous ses avantages, la NDS est jugée peu ergonomique, lourde et trop volumineuse. Qu'à cela ne tienne, Nintendo rectifie le tir avec la DS Lite. Plus affinée et épurée, elle se positionne clairement comme une nomade high-tech. Cette fois, les trentenaires et plus n'ont plus honte de sortir leur console dans le métro. Autre avantage lié au design : le poids et la taille. A 218 grammes contre 257 pour la DS, elle est nettement moins imposante : plus besoin d'une poche de treillis pour la ranger. Dernier atout : la DS Lite dispose d'une autonomie de batterie bien plus importante et de quatre niveaux de rétro-éclairage.

 
Fiche technique
Nom DS
Type Console portable
Constructeur Nintendo
Origine Japon
Année de sortie 2005
Processeurs principaux ARM9 et ARM7 (RISC 32 bits)
Fréquences 66 et 33 MHz
Mémoire vive 4 Mo
Mode graphique 256*192 (TFT en milliers de coul.)
Son Stéréo numérique
Mémoire de masse Cartouches
Gamme DS, DS Lite

 PSP
Entre désir et colère...
 
On en a rêvé, une fois de plus Sony l'a fait. Ecran large en 16 millions de couleurs, restitution sonore de haute qualité, la PSP allie avec grâce esthétisme et performances, et outrepasse son rôle de console de jeux. Sony est bel et bien prêt à réussir son nouveau pari de la révolution nomade numérique.

Musiques, photos ou vidéos, la machine lit tout et accède même à un nouveau média : l'UMD, aux capacités de stockage impressionnantes. C'est simple, à l'instar du DVD, les films numériques adaptés pour la PSP sur disque UMD sont de plus en plus nombreux. Côté jeu, avec des touches de contrôles directement inspirées des manettes PlayStation et la présence d'un contrôleur analogique pour la première fois sur ce genre de machine, la PSP bénéficie d'une prise en main exceptionnelle et procure les sensations des plus grandes machines de salon, la mobilité en plus.

Véritable prouesse technique dans moins de 300 grammes d'un design outrageusement réussi, la PSP semble bien partie pour se tailler la part du lion dans le monde impitoyable de la console. Au-delà de ses formes généreuses et de son indéniable côté high-tech, c'est dans l'esprit que Sony compte révolutionner les habitudes des consommateurs, grâce à cette convergence numérique très tendance.

 
Fiche technique
Nom PSP
Type Console portable
Constructeur Sony
Origine Japon
Année de sortie 2005
Processeur principal PSP CPU (RISC 32 bits)
Fréquence 333 MHz
Mémoire vive 32 Mo
Mode graphique 480*272 (TFT en 16 millions de coul.)

2005
 Gizmondo
Le couteau suisse
 
Commençons par la fonction console portable. Au niveau des graphismes, on peut s'attendre à des miracles. Cette console ayant bénéficié d'un partenariat avec NVidia, elle est équipée du processeur portable GeForce 3D 4500. Pour la société, les spécifications techniques de la console seraient loin devant tous les systèmes concurrents. Cette console est dotée d'un écran TFT haute résolution rétro-éclairé de 2.8 pouces.

La console bénéficie de fonctionnalités réseau. Grâce au GPS, Gizmondo entend nous faire découvrir une nouvelle façon de jouer. Par exemple, pour le jeu de simulation de guerre urbaine Colors, imaginez-vous dans la rue en train de jouer contre des ennemis qui ne sont qu'à quelques mètres de vous et dans un décor semblable à celui qui vous entoure ! En fait, le GPS mémorise votre position et recherche des joueurs non loin de vous.

La Gizmondo est équipée d'un appareil photo digital qui fonctionne avec des cartes SD Flash insérées à l'intérieur de la console. Vous pouvez ensuite les partager avec vos proches. Grâce à son système Windows CE et le Media Player 9 intégré, cette console vous permet de lire des fichiers au format MPEG 4 mais également de télécharger et d'écouter tous vos titres préférés en qualité digitale MP3. Enfin, on termine par la traditionnelle fonction téléphone : insérez votre carte SIM et téléphonez ! Hélas, avec 90 millions d'euros de dettes et un dirigeant accaparé par ses soucis avec la justice américaine, la console semble mort-née...

 
Fiche technique
Nom Gizmondo
Type Console portable
Constructeur Tiger Telematics
Origine Etats-Unis
Année de sortie 2005
Processeur principal Samsung ARM9 (RISC 32 bits)
Fréquence 400 MHz
Mémoire vive 64 Mo
Mode graphique 320*240 (TFT en 16 milliers de coul.)
Son Stéréo numérique
Mémoire de masse SD Card

2005
 Game Boy Micro
La console de taille rikiki
 
Après le succès de la Game Boy Advance SP, Nintendo sort une nouvelle génération de sa Game Boy. La Game Boy Micro, comme son nom le suggère, est donc de taille réduite : 12 cm de large sur 5 cm de hauteur et seulement 1.8 cm d'épaisseur. Cette taille plus que maigrichonne se répercute bien évidemment sur son poids, inférieur à 80 g ! L'écran de deux pouces est rétro-éclairé et il est possible de changer la coque de sa GB Micro, à la manière d'un téléphone portable. Une autre évolution de cette Game Boy Micro est la possibilité d'ajuster la luminosité de l'écran en fonction de l'éclairage extérieur.

Totalement compatible avec les jeux GBA, la GB Micro n'a pas fini pas de se laisser emporter dans la poche, pour le moindre petit trajet.

 

2006
 
L'empire contre-attaque
 
Pour Microsoft, le futur se conjugue au présent. Le design de la première console ayant été critiqué, Microsoft a conçu une machine plus compacte et plus petite que la première génération. En clair, design profilé et coque interchangeable pour personnaliser sa console sont au rendez-vous. L'ambition de Microsoft est de placer le joueur au cœur du divertissement interactif, d'où le nom de 360. Autrement dit, on retrouve, en mieux pensé, ce qui faisait déjà la force de la Xbox première génération : un lecteur DVD lisant tous les formats, des manettes sans fil jouables jusqu'à quatre via la norme Wi-Fi, une qualité d'image en haute définition ainsi qu'un système Xbox Live beaucoup plus complet qu'auparavant.

La Xbox 360 est un monstre de puissance, capable de prouesses graphiques impressionnantes. La nouvelle stratégie de Microsoft tend à rendre compatible tous les appareils numériques vers la Xbox 360. Il est, par exemple, possible de transférer les données de son appareil photo numérique vers la console, de lire des fichiers MP3, de jouer en haute définition, et un disque dur amovible permet de sauvegarder toutes les données.

Les manettes sont sans fil grâce à la technologie Wi-Fi et la console peut supporter jusqu'à quatre joueurs simultanément. Elles sont fournies avec un câble USB afin de permettre aux joueurs de continuer à s'amuser si la batterie vient à être déchargée en cours de partie. Si la Xbox 360 est compatible avec certains jeux Xbox, il n'est pas certain que cela soit toujours le cas. Microsoft a tout de même indiqué que tous les plus grands hits de la Xbox y seraient jouables. La Xbox 360 accueille trois ports USB 2.0 qui servent à brancher les accessoires supplémentaires tels que la caméra, les manettes et autres objets multimédia. Fort de son expérience sur le jeu en ligne, Microsoft va proposer deux types d'accès à son service online, la Xbox Live. Totalement gratuit, le Xbox Live Silver permettra principalement de mettre à jour ses scores et autres données d'un jeu, à titre de comparaison, avec les joueurs du monde entier. Il faudra se tourner du côté du mode Xbox Live Gold pour bénéficier de toutes les spécificités du jeu en ligne, tous les jeux Xbox 360 ayant des fonctionnalités online.

 
Fiche technique
Nom Xbox 360
Type Console de salon
Constructeur Microsoft
Origine Etats-Unis
Année de sortie 2006
Processeur principal 3 IBM PowerPC (RISC 128 bits)

2006
 
Une manette révolutionnaire
 
Grâce à son système de détection de mouvements révolutionnaire, la Wii a pour ambition de toucher un public qui ne s'intéresse pas d'ordinaire aux jeux vidéo. Rien n'étant plus naturel que le mouvement, il y fort à deviner que Nintendo gagnera son pari. On espère simplement que l'éditeur n'oubliera pas les joueurs de longue date et qu'il se servira de cette politique pour nous offrir des titres aux univers moins enfantins que ceux auxquels il nous a habitué jusque-là. La logithèque prévue au lancement et les softs en cours de développement semblent aller dans ce sens, ce qui pourrait bien en faire la console familiale par excellence.

La Wii propose un service d'achat en ligne sans abonnement appelé La Console Virtuelle. Vous pouvez acheter et stocker en mémoire les jeux sortis ces vingt dernières années sur les précédentes consoles de Nintendo : NES (1985), (1991) et Nintendo 64 (1996), mais aussi sur les consoles MSX (1984) et Sega Megadrive (1989). L'offre en ligne comporte aussi des espaces dédiés aux actualités en direct, à la météo, un système de navigation sur Internet, une messagerie instantanée ou encore un gestionnaire de photos. En bref, la Wii sait tout faire !
En outre, la machine n'est pas plus épaisse que trois boîtiers de DVD ce qui la rend très peu encombrante. Un pad traditionnel permet de jouer aux jeux GameCube et aux vieux titres téléchargés.

 
Fiche technique
Nom Wii
Type Console de salon
Constructeur Nintendo
Origine Japon
Année de sortie 2006
Processeur principal IBM PowerPC Broadway (RISC 128 bits)
Fréquence 729 MHz
Mémoire vive 64 Mo GDDR3
Processeur graphique ATI Hollywood à 243 MHz
Son 64 voies stéréo
Mémoire de masse DVD-ROM, Mini DVD-ROM

 
2006
 PlayStation 3
La révolution Sony - Acte 3 !
 
Belle, esthétique, concave, imposante, puissante... Quels que soient les adjectifs pour qualifier la PlayStation 3, personne ne reste insensible devant la console next gen de Sony. Depuis 1994, date à laquelle Sony est arrivé avec la PlayStation, chaque sortie d'une de ses consoles a été un évènement en soi. Arrivé sur le marché sans aucune expérience dans le domaine, le constructeur japonais a imposé sa vision du jeu vidéo à force de communication agressive et mature, et bien entendu de jeux de qualité. Avec 104 millions de PS1 et plus de 120 millions de PS2 vendues dans le monde, les chiffres prouvent son statut d'acteur majeur dans l'industrie vidéoludique. En ce début de XXIème siècle, Sony doit relever un défi de taille : faire muter la marque de jeu vidéo PlayStation en une marque de divertissement numérique. Pour cela, la société nippone compte sur sa PS3.

La console high-tech se dote de toutes les avancées technologiques pour séduire à long terme le grand public. Pour anticiper le futur et répondre à la rapide convergence de l'électronique numérique et de la technologie informatique, la console se dote d'un standard d'affichage en haute définition. Le disque Blu-Ray en est le parfait exemple et correspond aux attentes d'un public de plus en plus exigeant en termes de qualité d'image et de son. Sony n'en oublie pas pour autant le jeu et compte bien, grâce à son processeur Cell, ravir le joueur avec des graphismes atteignant une qualité optimale. Enfin, la PS3 ne peut se définir comme plate-forme multimédia sans une fonction on line ainsi qu'un disque dur intégré. Et malgré son prix a priori exorbitant, on peut être certain qu'avec la PlayStation 3, c'est l'assurance d'amortir son investissement à long terme et d'envisager avec sérénité le futur, tant l'aura PlayStation reste une valeur sûre et magique.

Fiche technique
Nom PlayStation 3
Type Console de salon
Constructeur Sony
Origine Japon
Année de sortie 2006
Processeur principal IBM Cell (RISC 128 bits)
Fréquence 3.2 GHz
Mémoire vive 256 Mo XDR à 3.2 GHz
Processeur graphique NVidia RSX à 550 MHz
Son Dolby Digital 5.1
Mémoire de masse Compatible Memory Stick standard/Duo, SD Card, Compact Flash, Blu-Ray/DVD/CD-ROM

A SUIVRE...Dans quelque années !

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